Nouvelles gouvernementalités ?

Nouvelles gouvernementalités ?

How migration institutions “think”?: The Ottoman-Turkish Case

intervention en anglais

La présentation essaie de répondre à la question « Comment les pouvoirs ottomans/turcs  avaient –ils maitrisé la question de l’immigration (muhacir) massive  tout au long de la  période  des XIX- XXème siècles, malgré la faiblesse de l’institutionnalisation publique ? ».  Effectivement, durant cette période, l’institutionnalisation dans le domaine de l'immigration était en partie non systématique, instable, discontinue, personnelle, exclusive, non collective et globalement insuffisante. Pourtant, malgré ces faiblesses, les autorités ottomanes et turques ont réussi à surmonter des problèmes liés à l’immigration et ont même réussi à créer une république intégrant ces migrants. La réponse sera cherchée dans la formulation de Mary Douglas, anthropologue américaine, qui souligne l'importance de la « pensée institutionnelle ». En effet, la pensée/émotion/attitude  institutionnelle ottomane/turque a  comblé les lacunes de l’institutionnalisation physique. Cet éclairage historique pourrait faire mieux comprendre la fonction de motto de la notion de  muhacir-ensar (immigrant-hôte) du gouvernement actuelle de l'AKP, qui sert à mobiliser la population pour pallier aux lacunes de la prise en charge institutionnelle.

Détails

Date de l'événement 22/02/2019 4:00 pm
Date de fin 22/02/2019 6:00 pm
Places Illimitée
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Lieu Université Galatasaray

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Installé dans les locaux du drogmanat du Palais de France (ancienne Ambassade de France auprès de la Sublime Porte), l'Institut français d'études anatoliennes "Georges Dumézil" a succédé en 1975 à l'institut français d'archéologie d'Istanbul fondé en 1930. À l'origine orienté vers l'histoire ancienne et l'archéologie, il a ensuite étendu ses activités à la turcologie (linguistique et histoire ottomane en particulier). Il a commencé à s'ouvrir au contemporain à la fin des années 1980, notamment avec la mise en place d'un Observatoire Urbain d'Istanbul (OUI). En 1994, l'IFEA a créé un Centre d'études caucasiennes. En 2003, ce centre s'est délocalisé à Bakou où l'IFEA possède désormais une antenne, installée au sein de l'Ambassade de France en Azerbaïdjan. En 2005 a été mis sur pied un Observatoire de la vie politique turque (OVIPOT). L'IFEA fait partie du réseau des vingt-sept instituts de recherche en sciences humaines et sociales dépendant de la Sous-Direction de la coopération scientifique, universitaire et de la recherche du Ministère des Affaires étrangères. Les études y concernent un vaste territoire, qui s'étend des confins orientaux de l'Europe aux abords de l'Asie centrale. Elles s'inscrivent dans une chronologie longue, allant de la préhistoire aux grands Empires, et de la naissance des États-nations aux redéfinitions identitaires d'aujourd'hui.C'est dire que l'IFEA offre un profil très diversifié, propice aux échanges entre disciplines : les sciences humaines et sociales (anthropologie, démographie, géographie, histoire, sociologie, science politique et économique, voire musicologie) y voisinent avec les techniques de l'archéologie et du classement et de l'analyse des textes écrits. Établissement à compétence régionale, l'Institut développe des programmes couvrant le Caucase et les Balkans.L'IFEA est présent sur le portail Persée pour ses publications archéologiques : http://www.persee.fr/collection/anatvet diffuse ses collections contemporaines sur Open Edition : http://books.openedition.org/ifeagd/ Institut Français d'Études Anatoliennes Georges Dumézil