• 08042010 - Jean-François Pérouse : La gestion du grand Istanbul

    Mercredi 22 avril 2010, à l’IFEA
    OVIPOT - Séminaire sur la "
    Structuration territoriale et pouvoirs locaux" :
    Jean-François Pérouse (chercheur à l’IFEA) : La gestion du grand Istanbul.
  • 14032009 - Jean françois Perouse - La question de l'eau à Istanbul

    Le 14 mars 2009 à l'IFEA
    Jean françois Pérouse - La question de l'eau à Istanbul

  • 28052009 - Jean-François Pérouse : Essai de géographie électorale à l'échelon local - les élections municipales de 2009

    Audio konferans :
    Jeudi 28 mai 2009

    "Essai de géographie électorale à l'échelon local - les élections municipales de 2009" par Jean-François Pérouse, professeur à l'Université de Galatasaray (Istanbul).
     

  • Akdeniz'in günümüz Türkiyesinde, insan ve toplum bilimlerindeki yeri

    « Türkiye tarafından bakınca Akdeniz algısı » konusu bizi hâlâ düşündürten bir mevzu olma özelliğini koruyor. 2013’te d’Alembert fonu sayesinde, İzmir Fransız Kültür Merkezi ve Mersin Üniversitesi ile ortaklaşa düzenlediğimiz konferans dizisinin ardından, enstitümüz, kamu yararına çalışan bir oluşum olan Fransız Sürdürülebilir Akdeniz Kentleri ve Bölgeleri Ajansı’nın 28 Ocak toplantısına, MEDİTER seminerine ve 2013’ten bu yana da MEDILEV seminerine katılmıştır. Çiçekoğlu’nun ve Eldem’in 2000 yılında dile getirdikleri net bir gözlemden yola çıkarak başlayalım: http://dipnot.hypotheses.org/1023

  • Atelier - Climate change in Turkey – Diachronic and Multidisciplinary Approaches - 1/12/2015

    Climate change in Turkey – Diachronic and Multidisciplinary Approaches
    1st of December 2015 - IFEA

    In the wake of the COP21 and IFEA Environmental studies, the IFEA is pleased to invite you next Tuesday, 1st of December 2015, to the workshop entitled « Climate Change in Turkey. Diachronic and Pluridisciplinary Approaches ». Academicians from various disciplines and experts from both Turkey and France will analyse together Turkey’s present situation towards climate change in the light of long term evolution, as well as global, regional, and national dynamics. Social and environmental detrimental consequences of Turkey’s public policies linked to climate change,  as well as possible alternatives, in terms of development perspectives, urbanization, or energy choice, will also be assessed.
  • Atelier - Istanbul : müstesna şehrin istisna hali 9/11/2013

    Samedi 9 novembre 2013 13-18h
    au Palais de France
    mustesna davetiye
  • Atelier - Toward a transnational history of Turkish studies (18th-20th centuries) - 18,19/2/2016

    Pour raisons de sécurité, la participation à l'atelier nécessite une inscription préalable à l'adresse http://bit.ly/1Qh12OE

    Merci de votre compréhension

    Atelier "Toward a transnational history of Turkish studies (18th-20th centuries)"
    Les 18 & 19 février 2016 à l'IFEA
    L'atelier est organisé par Marie Bossaert et Emmanuel Szurek

    Thursday, February 18

    9:00 Tea, Coffee, and Introductory Remarks

    Marie Bossaert (Orient Institut, Istanbul-Deutsches Historisches Institut, Rome), Nathalie Clayer (EHESS, Paris), Jean-François Pérouse (IFEA, Istanbul) and Emmanuel Szurek (EHESS, Paris)

    9:45 Uncovering 'the Field': Patterns and Uncertainties

    Bert Fragner (Österreichischen Akademie der Wissenschaften, Vienna)

    Iranian dimensions of turkology — and vice versa

    Despina Magkanari (EHESS, Paris)

    Sinological origins of turkology

    Celile Ökten (Yıldız Technical University, Istanbul) and Marie-Hélène Sauner (Galatasaray University, Istanbul)

    Evolution of the teaching of the Turkish language and grammatical categories

    11:30 Trans-imperial Turkology in a Nationalizing World

    Marie Bossaert (Orient Institut, Istanbul-Deutsches Historisches Institut, Rome)

    Italo-Ottoman circulations: Armenians and the study of Turkish in Italy

    Zaur Gasimov (Orient Institut, Istanbul)

    Turkology in exile. The journal ‘Azerbaycan Yurt Bilgisi’ (1932-34) and Ahmet Caferoglu's network

    12:30 Lunch

    14:00 What Turkey does to Turkology

    Güneş Işıksel (Medeniyet University, Istanbul) Disciplinarisation of an object of knowledge in progress: Türkiyat Enstitüsü, formative years (1924-1933)

    Veronika Hager (Humboldt-Universität, Berlin)

    Turks, not Ottomans: Belleten, the emergence of a Turkish national state historiography, and the creation of a historiographical rupture

    15:30 Negotiating Turkish Studies from Interwar Europe to the Cold War

    Emmanuel Szurek (EHESS, Paris) What was at stake in the foundation of theCentre d’études turques (Sorbonne, 1935)

    Christl Catanzaro & Talin Suciyan (Ludwig Maximilians University, Munich)

    A critical reading of Turkish Studies in Munich

    İlker Aytürk (Bilkent University, Ankara)

    Türk Kültürünü Araştırma Enstitüsü: The flagship institution of Cold War turcology

    20:00 Dinner

    Friday, February 19

    9:30 Around Babinger : Turkological networks

    Christoph Neumann (Ludwig Maximilians University, Munich)

    A Liminal Orientalism: Turkish Studies by Franz Babinger.

    Ségolène Débarre (Université Paris I, Paris)

    Fragments de vie d’un "orientaliste du proche" (ein naher Orientalist): Franz Babinger au miroir de sa collection photographique et de sa correspondance conservée à la bibliothèque d’État de Munich

    Silvana Rachieru (University of Bucharest)

    Turkology in Romania: A Story with Diplomats and Spies, Coffee and Spices

    11:15 Roundtable Discussion

    13:15 Lunch

    Contact: Marie Bossaert — Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
    Emmanuel Szurek — Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    Workshop held through funding provided by the French National Research Agency [Agence Nationale de la Recherche] within the programme “Trans-acting Matters: Areas and Eras of a (Post-)Ottoman Globalization” [Matières à transfaire. Espaces-temps d’une globalisation (post-)ottomane] (ANR-12-GLOB-003). Also with supportof the Centre d’Études Turques, Ottomanes, Balkaniques et Centrasiatiques (Paris) and the Institut Français d’Institut Français d’Études Anatoliennes (Istanbul).

     

     

     

  • Bref décryptage de la politique par les grands projets de l'AKP

    Bref décryptage de la politique par les grands projets de l'AKP

    La « Vision 2023 » ou encore la « Nouvelle Turquie », promues par l’AKP dans la perspective du centenaire de la République se composent de listes de grands projets supposés matérialiser, mesurer et attester des avancées technologiques et économiques de la Turquie sous la direction de ce parti. Au-delà de la question de la cohérence, des conséquences sociales et environnementales ou encore de la faisabilité de cette profusion de grands projets d’infrastructure (le troisième pont, le troisième aéroport, le canal d’Istanbul, etc.), énergétiques (construction de centaines de centrales thermiques, deux centrales nucléaires d’ici 2023, etc.) et de défense (indigénisation de la production de tanks... http://dipnot.hypotheses.org/1526

  • Conférence - Autour des 50 ans de l’accord migratoire franco-turc - 8/4/2015

     « Autour des 50 ans de l’accord migratoire franco-turc »
    le mercredi 8 avril 2015, 14h - 17h, à l’Institut français - Istanbul

    Conférence-débat organisé par l’Institut Français d’Etudes Anatoliennes (IFEA),
    en collaboration avec l’Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII), l’Institut Français d’Istanbul (IFI) et l’Université Galatasaray,
    à l’occasion du 50e anniversaire de la signature d’un accord bilatéral de main-d’œuvre entre la France et la Turquie le 8 avril 1965

    La conférence-débat se déroulera en deux sessions. La première session à la quelle des acteurs des politiques migratoires interviendront portera sur le bilan de l’accord migratoire, les débats actuels autour des politiques de visa et les enjeux de la libre circulation. La deuxième session, à laquelle des chercheurs en sciences sociales ainsi que des représentants du monde associatif interviendront, portera sur les transformations des communautés turques en Europe.

    Comité d’organisation :

    • Jean-François Pérouse (IFEA) 
    • Elif Aksaz (IFEA)
    • Didem Danış (Université Galatasaray) 
    • Ekim Öztürk (IFI)  
    • André Genteuil (OFII)

    Programme :
    (14h) Accueil : Muriel DOMENACH (Consule Générale de France à Istanbul), Didem DANIŞ (Université Galatasaray), André GENTEUIL (OFII), Bérénice GULMANN (IFI), Jean-François PÉROUSE (IFEA)
    (14h 15) Session 1 : « Accord migratoire, politiques de visa et libre circulation
    Modérateurs : Didem DANIŞ (Sociologue. Maître de conférences à l’Université Galatasaray) et Jean-François PÉROUSE (Directeur de l’IFEA)
    (14h 15) Muriel DOMENACH (Consule générale de France à Istanbul) : « La nouvelle politique de visa »
    (14h 25) İsmail DEMİRYÜREK (Cabinet du Premier Ministre. Présidence des Turcs à l'Étranger et des Communautés Affiliées de la République de Turquie. Directeur de l’Unité des Citoyens Turcs à l’Étranger) : « La nouvelle politique de la Turquie en direction de ses émigrés »
    (14h 35) André GENTEUIL  (Directeur de la Représentation de l’OFII en Turquie) : « La politique de l’OFII en Turquie »
    (14h 45-15h) Débat

    Pause Café (15h-15h 20)

    (15h 20) Session 2 : « Transformations et destins des communautés turques en Europe »
    Modérateur : Verda İRTİŞ (Sociologue. Maître de conférences à l’Université Galatasaray)
    (15h 20) Feyza AK AKYOL (Sociologue. Maître de conférences à l’Université Galatasaray) : « En quête d'identité en France : des femmes turques racontent »
    (15h 35) Damla BAYRAKTAR AKSEL (Doctorante en Sciences politiques et relations internationales à l’Université Koç) : « Les originaires de Turquie et leur relation avec l’État turc »
    (15h 50) Elif AKSAZ (Sociologue. Chercheur postdoctoral à l’IFEA. Membre associée du CESSP-CSE-Centre de sociologie européenne) : « L’émigration turque en France : 50 ans de travaux de recherche en France et en Turquie ».
    (16h 05) Ümit METİN (Coordinateur Général de l'Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie/l'ACORT) : « Les originaires de Turquie et leur vie associative en France : entre communautarisme et citoyenneté »
    (16h 20)  Jülide YAŞAR (Présidente de Trait d'Union – Assemblée des Franco-turcs d’Istanbul) : « L'installation en Turquie des Français issus de l'immigration turque (Franco-turcs) : un phénomène croissant et significatif »
    (16h 35-17h 00) Débat

  • Dossier Échos de Turquie ÉchoGéo 16

    Les chercheurs de l'Observatoire Urbain d'Istanbul ont coordonné la préparation du dossier "Échos de Turquie" paru dans le dernier numéro (num. 16, mars/mai 2011) de la revue électronique ÉchoGéo.
    Coordonné par Jean-François Pérouse, ce dossier fait état des recherches menées en Turquie par Cilia Martin, Brian Chauvel, Yoann Morvan, Clémence Petit, İsmet Akova, Süheyla Balcı Akova et Benoît Montabone.

    Chaque article de ce dossier est consultable en texte intégral.

  • Dossiers de l'IFEA - La Turquie aujourd'hui 23

    Elif Aksaz et Jean-François Pérouse (dir.)“Guests and Aliens”: Re-Configuring New Mobilities in the Eastern Mediterranean After 2011 - with a special focus on Syrian refugees.Les dossiers de l’IFEA, série La Turquie aujourd’hui, no : 23, Istanbul : Institut français d’études anatoliennes, 111 p., ISBN : 978-2-36245-062-4. URL : http://books.openedition.org/ifeagd/1829

  • EJTS 23 | Faire et défaire les territoires dans la Turquie contemporaine

    Edited by Ségolène Débarre and Jean-François Pérouse

    Çerkezköy
  • Études rurales 186 juillet-décembre 2010

    Etudes rurales n°186, 2010/2, Ruralité, urbanité et violence au Kurdistan, Paris, ed. de l'EHESS, 2011 248 p. ISBN 9782713222955

  • Excursion urbaine du 25 novembre 2010 : les hans d'Eminönü

    Dans les Han d'Eminönü, excursion du jeudi 25 novembre
    avec Jean-François Pérouse et Mathilde Pinon.

     

     

  • Excursion urbaine du 31 janvier 2011 : Başakşehir

    Rédigé par Cilia Martin et Clémence Petit. VidéoJulien Paris

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Compte-rendu et vidéo de l'excursion urbaine du 31 janvier 2011 :

     

     

    TOKI au service des « banlieues de l’Islam »

     

    Stratégies de déconcentration aux périphéries, aux dépens du foncier public.

     

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    Le premier arrêt s’est effectué, juste au sortir du TEM (deuxième périphérique autoroutier), dans le quartier de Gazi, ancien quartier de gecekondu jadis réputé pour abriter des organisations d’extrême gauche et une importante communauté alévie. Profitant des nombreuses amnisties votées dans les années 1980-1990, les habitants ont progressivement remplacé leurs gecekonduspar des immeubles de 5 ou 6 étages, ce qui a conduit à la verticalisation du quartier. Gazi a aussi été rendu célèbre par la médiatisation d’émeutes qui ont éclaté dans le quartier en mars 1995 en réaction à des provocations des forces occultes de l’ "Etat profond" causant des dizaines de morts. Suite à ces événements, les pouvoirs publics ont cherché à normaliser la situation en construisant un axe routier qui ceinture le quartier ainsi qu'un mall aujourd’hui en chantier.

     

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    Les Avrupa Konutları, construits par Toki entre 2008 et 2010 font face aux immeubles et aux quelques gecekondus résiduels

     

    Sur la route historique d’Edirne Asfaltı, dans le nouvel arrondissement d’Arnavutköy, la cité MILKENT est un projet initié par la mairie qui propose pour la somme de 150 000 USD des appartements permettant aux heureux acquéreurs de vivre en communion avec la nature sans sacrifier leur confort.

     

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    Non loin de là, à 30 kilomètres de Sultanahmet, le projet social réalisé par TOKI ‘Taşoluk konutları’ était à l’origine destiné à accueillir des populations vivant auparavant dans la péninsule historique, dont le quartier a fait l’objet d’une opération de transformation urbaine. 360 de ces logements étaient réservés aux anciens habitants de Sulukule qui possédaient un titre de propriété. Toutefois, les populations doivent disposer d’un revenu mensuel régulier suffisant leur permettant de s’acquitter des mensualités du crédit mis en place par TOKI, chaque logement coûtant au total 10 000 euros.  De plus, le trajet de Taşoluk à Sultanahmet en mini-bus et tramway dure une heure et demi environ et peut coûter jusqu’à 200 lires par mois. Aujourd’hui, il ne reste plus que six familles originaires de Sulukule. Les autres, qui continuaient à se rendre chaque jour dans la péninsule, ont revendu leur logement et louent désormais une chambre dans un des quartiers voisins de Sulukule. Il ne reste que 5 familles relogées à Taşoluk, sur les 360 initialement.

     

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    Le paysage illustre un isolement géographique et social qui contraste avec le paysage de la péninsule historique. 

     

    Au bout de la route de Taşoluk, se dresse la mosquée de Taşoluk Yeşil Camii. Cette mosquée, liée à la confrérie Nakşibendis, est un élément clé du projet imaginé par les élus du parti du Refah (ancêtre de l’AKP) dès leur accession à la municipalité du Grand Istanbul en 1994. Effectivement, avec ses six minarets et sa capacité de 12 000 fidèles, elle concurrence la grande mosquée Sultanahmet. Elle symbolise ainsi la volonté des édiles locaux de faire de Arnavutköy – promu arrondissement en mai 2008 - un nouveau pôle d’un Istanbul plus religieux.

     

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    Ce grand projet de ‘banlieue de l’Islam’  - selon la terminologie du Refah en 1994 - s’illustre aussi d’une certaine manière dans le chantier de construction de TOKI à Kayabaşı. L’objectif est d’accueillir une partie de la population de la péninsule historique dans le cadre d’un projet de déconcentration et de touristificatrion du centre historique d’Istanbul. En effet, ce complexe résidentiel comptera 60 000 logements, ou 1/3 des logements de la péninsule historique. Il renferme une mosquée, une école primaire, secondaire et un mall.  Enfin, il offre une diversité de logements exclusivement destinés à la vente. Les personnes relogées se verront proposer un logement à 20 000 lires tandis que les potentiels propriétaires devront débourser la somme de 35 000 lires.

     

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    La visite se conclut par une traversée de la ville nouvelle de Başakşehir, premier jalon du projet de “cité de l’Islam” dont la première phase a été réalisée en 1996 par KİPTAŞ (entreprise de construction liée à la municipalité métropolitaine d’Istanbul). Parmi les derniers développements de la cité, on trouve des logements construits par OYAK, entreprise de construction de l’armée qui diversifie ses activités en construisant pour la première fois des logements destinés aux civils. L’extension rapide de Başakşehir menace les gecekondusalentours de Şahintepe, ainsi que les logements à caractère social réalisés à la fin des années 1990 pour les immigrés de Bulgarie et les victimes du tremblement de terre de 1999.

     

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  • Gözlem Merkezlerinin Tanıtımı (güncel değil)

    İstanbul Şehri Gözlem Merkezi | Türk Siyaseti Gözlem Merkezi | Kafkasya Gözlem Merkezi

    IFEA Gözlem Merkezleri koordinasyonu Élise Massicard
     tarafından yapılan Güncel Çalışmalar kapsamında yer alır.

    Kafkasya Gözlem Merkezi IFEA'nın Bakü'de şubesidir.

    İstanbul Şehri Gözlem Merkezi (OUI)

    Araştırma konusu İstanbul megapolünün, ülkenin kalbi, ekonomik, toplumsal ve siyasal değişimlerin laboratuvarı, Türkiye’nin adeta küçük bir modeli olması, İstanbul Şehri Gözlem Merkezi'ni enstitü bünyesinde günümüz Türkiye’si üzerine gerçekleştirilen araştırmaların önemli bir odağı haline getirmekte. Merkez, bir bilgi, belge, kaynakça ve harita toplama birimi olarak çalışmalarını sürdürürken bir yandan da Avrupa ve Türkiye arasında bir buluşma noktası işlevini üstlenmekte. Merkez önecelikle İstanbul'un metropolleşmesine eşlik eden oldular üzerine eğilmekte (kentsel gelişme, çevre, taşınmazlar, siyasi ve ekonomik yaşam, kültür politikaları). Hem bir bilgi ve belge merkezi hem de kaynak ve harita merkezi olarak işleyen OUI hem bir araştırma hem de araştrmanın değerlendirildiği bir merkezdir. 

    Bir Belge ve Kaynak Merkezi

    Merkezde haritalar, fotoğraf koleksiyonları, tematik dosyalar, istatistikler ve çeşitli kitap ve süreli yayınlar bulunmakta. Bünyesinde barındırdığı harita ve planlar –1/500’den 1/500 000 ölçeğine kadar– Osmanlı ve Cumhuriyet dönemlerinin yanı sıra günümüz Türkiye’si ve İstanbul’unu da kapsamakta. Basında çıkan haberlerin yer aldığı tematik dosyalar ve OUI kütüphanesi düzenli olarak güncellenmekte. Bazı belgelere internetten de ulaşılabilmekte (istatiksel bilgiler, araştırma programları sonuçları, staj araştırma ve raporları, konferans ve kolokyum belgeleri,etc.)

    Bir Buluşma Noktası

    Merkez, İstanbul’la ilgilenen araştırmacı ya da çeşitli iktisadi aktörlere danışma ve rehberlik hizmeti sunmakta; istenildiği takdirde, ilişkiye geçilmesi gereken olası muhatapları da belirleyebilmektedir (kurumsal ve akademik muhataplar, iktisadi aktörler, meslek odaları, vakıf ve dernekler). Böylelikle merkez, İstanbul çevrelerine yabancı ve Türkçe bilmeyenler için bir tür aracı işlevini görmektedir. Araştırma ve danışma programları kapsamında çeşitli Avrupa kurumlarıyla (UE, CoE, OCDE, vs.) işbirliği geliştirilmiştir. 

    Bir Araştırma ve Değerlendirme Merkezi

    Ve tabii ki bir araştırma merkezi... Bünyesindeki araştırmacıların kendi çalışmaları bir yana, merkez çeşitli kurumlarla –özellikle Doğu ve Güney Akdeniz’deki diğer şehir gözlem merkezleriyle– ortaklaşa çalışarak bölge kentlerindeki güncel değişimleri belirlemeye yönelik programlar geliştirmektedir.

    İletişim:

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    Türk Siyaseti Gözlem Merkezi

    2005 yılı Mart ayında Fransız Anadolu Araştırmaları Enstitüsü, çağdaş Türkiye'nin siyasi sosyolojisi üzerine araştırmalarını genişletmek ve bu ülkeye artan ilgi kapsamında ortaya çıkan sorulara cevap verebilmek amacıyla Türk Siyaseti Gözlem Merkezi'ni (OVIPOT) kurdu. OVIPOT'un birincil hedefi Türk siyaseti sosyolojisi araştırmaları yapmaktır (hem kamu girişimleri ve kurumsal boyutlarıyla, hem de toplumsal seferberlik ve partizan örgütler boyutuyla) ama aynı zamanda bu çalışmaları Türkiye'nin Avrupa Birliği'ne üyeliğine bağlı dinamiklerle ilişkilendirmektir. OVIPOT hem bir araştırma ve araştırmanın değerlendirildiği yer, bir bilgi ve belge merkezi hem de araştırmacıların ağırlandığı ve yetiştirildiği bir merkez olarak işlemektedir. Tüm bu etkinlikleri kapsamında OVIPOT Türkiye ile Fransa ve daha geniş anlamda  Akdeniz ve Avrupa araştırma camialari arasında bir köprü olmayı hedeflemektedir. 
    OVIPOT, CNRS'te araştırma sorumlusu ve IFEA araştırmacısı Elise Massicard'ın sorumluluğundadır.

    Bir Araştırma Merkezi

    Üyelerinin yaptığı çalışmalar dışında, OVIPOT araştırma programlarına katılmakta,bilimsel aktiviteler düzenle ve daha genel olarak da kendi araştırma konuları üzerine çalışan Türk ve Avrupa bilimsel kurumları arasındaki alışverişi destekler.

    Belge ve Kaynak Merkezi

    OVIPOT, Türkiye üzerine sosyal bilimler alanında çalışana araştırmacılara ve uzmanlara yönelik olarak internet sitesini belge, analiz ve bilgilerle beslemektedir (Türk siyasi sistemi üzerine sentezler, staj araştırma ve raporları, kolokyum ve konferans belgeleri, vs.) OVIPOT aynı zamanda çağdaş Türkiye konularında IFEA kütüphanesinin zenginleştirilmesine katkıda bulunmaktadır.

    Son olarak, OVIPOT, Çağdaş Türkiye'nin tanınmasına faydalı internet bağlantılarından oluşan bir liste sunmaktadır ve Hypothèses üzerinde Türk siyaseti üzerine bir blogu vardır.

    Bir karşılama ve eğitim merkezi

    OVIPOT, Türk siyaseti ve Türkiye’nin Avrupa Birliği’ne üyeliği konularıyla ilgilenen doktora öğrencilerinin ve araştırmacıların buluştuğu bir merkezdir. Burada staj yapabilmek için staj yapmak bağlantısını tıklayın.
    OVIPOT, “Çağdaş Türkiye” üzerine bir seminer düzenlemektedir. “Erasmus” öğrenci dolaşımı çerçevesimnde Avrupa’dan gelen üniversite öğrencilerine yönelik olan bu seminer IFEA stajyerlerine ve konuyla ilgili herkese de açıktır.

    Kafkasya Gözlem Merkezi

    Statü ve tarihçe
    Merkez, Eylül 2002’de Fransa Dışişleri Bakanlığı’nın inisiyatifiyle IFEA ve Azerbeycan’daki Fransa Büyükelçiliği arasındaki bir işbirliği kapsamında kuruldu. Bakü Şubesi, IFEA’ya Kafkasya üzerine daha yakından bilgi aktarabilmek için şubenin ilk sorumlusu Bayram Balcı bu şehre yerleşmesiyle Kasım 2003’te etkinliklerini başlattı. Merkezin ikinci sorumlusu Thorniké Gordadzé, Ağustos 2010’da Gürcistan Dışişleri Bakanı yardımcısı olabilmek için görevi bıraktı. Merkez 1 Eylül 2011’de Inalco’da doçent, dilbilimci Gilles Authier’nin sorumluluğunda yeniden açıldı.

    Bakü şubesinin Hazar Denizi ve Karadeniz, Kuzey ve Güney Kafkasya, İran’ın kuzeyi ve Yakın Doğu Kafkas diasporaları arasındaki geniş alanı kapsayan bölgesel bir misyonu vardır. Bakü şubesi bir araştırma oluşumu olduğu gibi Fransa ve Azerbeycan arasında sosyal bilimlerde ilişkilerin geliştirilmesini hedefleyen bir merkezdir. 

  • J.-F. Pérouse - Édouard Herriot. Türkiye’de laik bir pedagog (1934) : İyi niyet ve yanılgı

    Jean-François Pérouse, "Édouard Herriot. Türkiye’de laik bir pedagog (1934) : İyi niyet ve yanılgı", Toplumsal Tarih, 2014, Mayıs, p. 22-28.

  • J.-F. Pérouse - Henri Prost et Istanbul. Le magistère contrarié (1937-1950)

    Jean-François Pérouse, "Henri Prost et Istanbul. Le magistère contrarié (1937-1950)" in Güneş Işiksel et Emmanuel Szurek (dir.), Turcs et Français. Une histoire culturelle, 1860-1960, 2014, Paris, PUR, pp. 225-238

    L’échange culturel franco-turc est profondément transformé par les bouleversements démographiques qui affectent la Méditerranée orientale pendant la Première Guerre mondiale. L’apparition de la « Turquie nouvelle » favorise l’assujettissement de l’échange culturel franco-turc aux acteurs étatiques. La parenthèse se referme quand la Turquie, intégrant l’alliance atlantique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, importe les références drainées dans le sillage d’un nouveau partage de l’ordre international.

  • J.-F. Pérouse - İstanbul’da Sürdürülebilir Kalkınma: Sekteye Uğramış - Kısmi ve Fırsatçı Bir Uyarlama

    Jean-François Pérouse, “İstanbul’da Sürdürülebilir Kalkınma: Sekteye Uğramış, Kısmi ve Fırsatçı Bir Uyarlama”, in Ayfer Bartu-Candan & Cenk Özbay (derl.), Yeni İstanbul Çalışmaları. Sınırlari Mücadeler, Açılımlar, 2014, İstanbul, Metis, s. 229-240

  • J.-F. Pérouse : Başakşehir (Istanbul) la "ville-épi" : de la marge urbaine épiphénomène au modèle urbain hégémonique

    Jean-François Pérouse, "Başakşehir (Istanbul), la "ville-épi" : de la marge urbaine épiphénomène au modèle urbain hégémonique", in Nora Semmoud, Bénédicte Florin, Olivier Legros & Florence Troin (éd.), Marges urbaines et néolibéralisme en Méditerranée, 2014, Tours, Presses Universitaires François-Rabelais, Collection "Villes et Territoires",  pp. 83-104.

  • J.-F. Pérouse : Cumhuriyet Türkiyesi ve Batılı Şehircilik. Uzun ve Karmaşık Bir İlişki

    Jean-François Pérouse, “Cumhuriyet Türkiyesi ve Batılı Şehircilik. Uzun ve Karmaşık Bir İlişki”, Sabah Ülkesi 43, Nisan 2015, 54-57. En ligne

  • J.-F. Pérouse : Édouard Herriot un pédagogue laïc en Turquie (1934) : la bonne foi et la méprise

    Jean-François Pérouse, "Édouard Herriot, un pédagogue laïc en Turquie (1934) : la bonne foi et la méprise" in V. Schiltz (éd.), De Samarcande à Istanbul : étapes orientales. Hommages à Pierre Chuvin - II, CNRS Éditions, 2015, 300 p. ISBN: 978-2-271-08320-3. p. 319-329

  • J.-F. Pérouse : Istanbul capitale du XXIe siècle

    Jean-François Pérouse "Istanbul, capitale du XXIe siècle", in J. Marcou et F. Türkmen (dir.), Vingt ans de changements en Turquie (1992-2012), Paris, L’Harmattan, déc. 2013. - ISBN : 978-2-343-01130-1

  • J.-F. Pérouse : İstanbul varoşlarındaki mezarlıkları bize ne anlatıyor?

    Jean-François Pérouse "İstanbul varoşlarındaki mezarlıkları bize ne anlatıyor?", Gevher Gökçe Acar (dir.), Ölüm Sanat Mekân, İstanbul: Dakam, Eylül 2012, s. 82-89.
  • J.-F. Pérouse : La construction européenne vue de Turquie. Un processus reconsidéré à l’épreuve du désenchantement post-2005

    Jean-François Pérouse "La construction européenne vue de Turquie. Un processus reconsidéré à l’épreuve du désenchantement post-2005", in Vayssière B. (dir. ), Reflets de la construction européenne. Réflexions, références et refus du débat sur l’Europe, Bruxelles-Wien, P.I:E. Peter Lang, pp. 213-222.


  • J.-F. Pérouse : Le “mouvement de Gezi” ou le choc des systèmes de valeurs environnementales dans la Turquie en croissance

    Jean-François Pérouse, "Le “mouvement de Gezi” ou le choc des systèmes de valeurs environnementales dans la Turquie en croissance", Méditerranée, n° 123 "La qualité environnementale en milieu urbain, 2015, pp. 49-56.

  • J.-F. Pérouse : Le détroit du Bosphore: un entre-deux-mers

    Jean-François Pérouse, “Le détroit du Bosphore: un entre-deux-mers”, La mer Noire un espace stratégique - Questions Internationales, n°72, La Documentation française, février 2015

  • J.-F. Pérouse : Le parc Gezi : dessous d’une transformation très politique

    Jean-François Pérouse, « Le parc Gezi : dessous d’une transformation très politique », Métropolitiques, 24 juin 2013. URL : http://www.metropolitiques.eu/Le-parc-Gezi-dessous-d-une.html

  • J.-F. Pérouse : Les enjeux de l'éducation depuis l'avènement de l'AKP au pouvoir

    Jean-François Pérouse, “Les enjeux de l'éducation depuis l'avènement de l'AKP au pouvoir”, “La Turquie face à ses tabous” Revue des 2 Mondes,avril 2015, , 64-74. En ligne

  • J.-F. Pérouse : Les Kurdes à Istanbul : une communauté inexistante ?

    Jean-François Pérouse, “Les Kurdes à Istanbul : une communauté inexistante ?”, Kurdistan(s), une nation, des états ? Moyen-Orient 26 avril-juin 2015

  • J.-F. Pérouse : Les productions patrimoniales alternatives : le cas des municipalités et associations kurdes de Turquie

    Jean-François Pérouse, "Les productions patrimoniales alternatives : le cas des municipalités et associations kurdes de Turquie", Anatoli, 2015, N° 6 “Patrimoine culturel et fait minoritaire en Turquie et dans les Balkans”, Paris, CNRS Editions, pp. 175-190.

  • J.-F. Pérouse : Molozların hüzünlü diyarı. periferiler

    Jean-François Pérouse, "Molozların hüzünlü diyarı, periferiler", in Cantek F. Ş. (derl.), Kenarın Kitabı. "Ara"da Kalmak, Çeperde Yaşamak, İletilşim, Istanbul, 2014, p. 255-260

  • J.-F. Pérouse : Mülk Allahındır ('This House is God's Property') Legitimizing Land Ownership in the Suburbs of Istanbul

    Jean-François Pérouse : Mülk Allahındır ('This House is God's Property') Legitimizing Land Ownership in the Suburbs of Istanbul in M. Ababsa, B. Dupret, E. Denis (dir.) Popular Housing and Urban Land Tenure in the Middle East: Case Strudies from Egypt, Syria, Jordan, Lebanon, and Turkey, The American University in Cairo Press october 2012, 352 p., ISBN 9789774165405

    Abstract :

    Mülk Allah'indir est une phrase souvent inscrite sur la façade des immeubles auto-construits des périphéries d'Istanbul. Cette affirmation constitue une manière de légitimer lesdites constructions, en se référant à l'ordre de l'au-delà, implicitement sensé avoir le primat sur celui d'ici-bas, plus inique. Or le changement d'attitude des pouvoirs publics vis-à-vis de l'habitat " illégal " que l'on note depuis le début des années 2000 - dans le sens d'une plus grande intolérance - a pour effet de mettre en concurrence des ordres différents de légitimation de la propriété ou de l'usufruit du sol urbain (en voie de raréfaction). Dans ce contexte, cet article s'emploie à analyser les modalités actuelles de production de l'illégalité foncière et les modes de légitimation développés par les "occupants " menacés par les transformations enregistrées par le marché foncier. L'extrême relativité et labilité de la légalité foncière, produit d'un rapport de forces entre acteurs aux intérêts variés et changeants, ressort de l'analyse proposée.

  • J.-F. Pérouse : The State without the Public: Some Conjectures about the Administration for Collective Housing (TOKİ)

    Jean-François Pérouse, "The State without the Public: Some Conjectures about the Administration for Collective Housing (TOKİ)" in Aymes, M., Gourisse B., Massicard, É., Order and Compromise: Government Practices in Turkey from the Late Ottoman Empire to the Early 21st Century, Brill, 2015, 436 p. ISBN: 9789004289796

  • J.-F. Pérouse : Vers une hydropolitique kurde transnationale ?

    Jean-François Pérouse, "Vers une hydropolitique kurde transnationale?", Diplomatie. Les grands dossiers 15, juin-juillet 2013, p. 26-29.

  • J.-F. Pérouse "Introduction aux grands enjeux urbanistiques" 24/04/14

    Conférence
    Jeudi 24 avril 2014 à 14h à l'IFEA
    Jean-François Pérouse
    "Introduction aux grands enjeux urbanistiques"
    Accueil des étudiants de l'IATEUR (Institut d'Aménagement des Territoires, d'Environnement et d'Urbanisme de Reims) à l'occasion de leur Voyage d'études à Istanbul
    Une collaboration IATEUR-IFEA-YTÜ (Université technique de Yıldız) YTÜ?
    Sur invitation
    http://www.univ-reims.fr/formation/ufr-instituts-et-ecoles/iateur/actualites-de-l-iateur,12201.html

  • J.-F. Pérouse et S. Kaya, "249 contro 301. Ossessione sicuritaria e rassegnazione organizzata nell’affrontare i rischi ambientali, sanitari ed economici: il caso turco"

    PÉROUSE Jean-François et KAYA Sümbül, "249 contro 301. Ossessione sicuritaria e rassegnazione organizzata nell’affrontare i rischi ambientali, sanitari ed economici: il caso turco", in S. Palidda (dir.), Resistenze ai disastri sanitari, ambientali ed economici nel Mediterraneo, Doc(k)s, 2018. ISBN 978-88-6548-236-0

    Jean François Pérouse e Sümbül Kaya descrivono ilcaso della Turchia mostrando come il contro-colpo di Stato da parte del dittatore Erdoğan permetta di occultare tutti i disastri e l’aggravamentodelle condizioni di vita della popolazione nonché la violazione dei diritti edelle libertà in un paese devastato da un forte sviluppo neoliberista.

  • J.-F. Pérouse Istanbul planète. La ville-monde du XXIe siècle

    Jean-François Pérouse, Istanbul planète. La ville-monde du XXIe siècle, Paris, La découverte

    Istanbul est un continent urbain inconnu, trop souvent réduit à quelques prétendus hauts lieux – de plus en plus perdus dans l’immensité métropolitaine environnante – extraits d’un imaginaire réducteur, aux figures par trop rebattues. Il y a pourtant urgence à sortir des lieux communs pour prendre la mesure de l’organisme urbain monstrueux devenu ces deux dernières décennies la principale métropole du bassin méditerranéen, au pouvoir attractif croissant.
    Mégapole choyée par un pouvoir qui l’a promue en vitrine de sa puissance et de son identité refabriquée, mégapole qui fascine un « arrière-pays » de plus en plus vaste et diversifié, Istanbul a radicalement changé de dimensions et de fonctions. Outre l’étalement vertigineux qui la caractérise, aux conséquences catastrophiques pour son environnement, elle est le théâtre de profondes transformations physiques, économiques et culturelles.
    Laboratoire de la « Nouvelle Turquie », Istanbul est à la fois le lieu de la reconstruction de la référence ottomane – source de fierté –, le lieu où les paillettes du tourisme mondial côtoient la tension autoritaire installée par le régime, et le terrain d’expérimentation de nouvelles façons de vivre, entre économie de la consommation et tentations de repli autour d’identités collectives réinventées.

  • J.F. Pérouse Y. Morvan C. Martin - Évolutions de l'offre commerciale et transformations urbaines à Istanbul

    Jean-François Pérouse, Yoann Morvan, Cilia Martin, "Évolutions de l'offre commerciale et transformations urbaines à Istanbul" in Figures nouvelles, figures anciennes du commerce en ville Les annales de la recherche urbaine 108, sept. 2013, PUCA, p. 47-55
  • Jean-François Pérouse - À l'abri (impossible) des regards. Biracı et şarapçı dans la métropole : auto-discrimination, masculinité chaude et automobile - 28/05/2013

    Jean-François Pérouse (IFEA)
    A l'abri (impossible) des regards. Biracı et şarapçı dans la métropole : auto-discrimination, masculinité chaude et automobile
    mardi 28 mai 2013 à 18h à l'FEA 

    Intervention en turc

    On s’attachera ici à esquisser une petite ethno-géographie de pratiques urbaines ordinaires honteuses. Celles qui consistent à boire de l’alcool dans la ville en marge des lieux désignés par l’ordre moral et marchand. On s’intéressera aux personnes concernées (classe et genre), au moment et surtout aux lieux (et à leur institution plus ou moins sophistiquée). On verra comment dans les arrondissements centraux d’Istanbul s’organise la consommation d’alcool hors des lieux autorisés destinés à des catégories plus favorisées. Comment et où s’instituent les lieux et sociabilités éphémères de la consommation prohibée? Comment s’opère l’auto-stigmatisation par une triple dissimulation – qui ne trompe personne - dissimulation de soi (fonction-écran du véhicule automobile), de son statut et de sa boisson alcoolisée. Parallèlement, on envisagera les lieux périphériques, chemins en bord de route, bords de mer, de Bosphore ou de forêt, et quelques lieux fixes, honnis, comme les murailles maritimes ou continentales. Les résidus de ces pratiques honteuses, bouteilles vides, sacs plastiques noirs fournis par les relais Tekel ou feuilles de journaux froissées ayant servi à envelopper les produits indignes, dessinent dans la ville un archipel maudit. 

  • Jean-François Pérouse - Autour d'Istanbul 2010 : acteurs locaux émergents et compétitivité urbaine : 24/05/10

    “Autour d'Istanbul 2010 : acteurs locaux émergents et compétitivité urbaine ”
    Lundi 24 mai 2010 à 19h à l'IFEA
    Jean-François Pérouse
    (Observatoire Urbain d'Istanbul / Université de Galatasaray)
    "Les projets urbains d'Istanbul 2010"
    http://www.istanbul2010.org/index.htm

  • Jean-François Pérouse - Gözlerden (imkansız) ıraklıkta. Metropolde biracı ve şarapçı : kendi kendini damgalama, kızışmış erkeklik ve araba - 28/05/2013

    Jean-François Pérouse (IFEA)
    Gözlerden (imkansız) ıraklıkta. Metropolde biracı ve şarapçı : kendi kendini damgalama, kızışmış erkeklik ve araba
    28 Mayis 2013 Salı saat 18'de IFEA'da 

    Sunum dili Türkçedir

    Burada, şehrin ahlaki ve ticari düzen tarafından dışlanmış yerlerinde alkol tüketimi gibi sıradan ve utanç verici kent davranışlarının etno-coğrafik bir yaklaşımı sunmaya çalışacağız. İlgili kişileri sınıf ve cinsiyet bakımından ele alacak, zamanlama ve özellikle mekanların az çok ilerlemiş inşaasıyla ilgileneceğiz. Alkol tüketiminin İstanbul’un merkez ilçelerinde, kalburüstü topluluklara hitap eden izin sahibi mekanlar dışında nasıl şekillendiğini göreceğiz. Yasak tüketim mekanları ile onun getirdiği geçici insan içine karışma kolaylığı nasıl ve nerede oluşuyor? Kimsenin kanmadığı üçlü saklanış - arabanın gizleyici işlevi sayesinde kendi kendini, toplum içindeki yer ve alkollü içeceğini gizleyiş - nasıl bir kendi kendini damgalamaya dönüşüyor? Aynı zamanda kenar mekanlar, yol, deniz, Boğaz ya da orman kıyıları ile tiksinç kara ve deniz surları gibi bazı sabit mekanları işleyeceğiz. Bu utanç verici eylemlerin kalıntıları, boş şişe, Tekel bayiilerinin tutuşturduğu siyah plastik torba ya da itibarsız malzemeleri paketlemeye yarayan buruşmuş gazete yaprakları kentin içinde lanetli bir takım ada çizmektedir.

  • Jean-François Pérouse "Les grands défis du nouveau maire d'Istanbul" 16/04/14

    Conférence
    Jeudi 16 avril 2014 à 14h30 à l'IFEA
    Jean-François Pérouse
    "Les grands défis du nouveau maire d'Istanbul"
    Accueil des étudiants en architecture de l'INSA de Strasbourg à l'occasion de leur Voyage d'études à Istanbul
    Une collaboration INSA-Strasbourg-IFEA-YTÜ
    Sur invitation

  • Jean-François Pérouse, « Istanbul : étalement, diffraction de la rente et gouvernement passif »

    Jean-François Pérouse, « Istanbul : étalement, diffraction de la rente et gouvernement passif » in Lorrain D. (dir.) Métropoles en Méditerranée. Gouverner par les rentes, Paris, Presses de Sciences Po [Académique], p. 207-256. http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/livre/?GCOI=27246100472370

    Beyrouth, Le Caire, Alger, Istanbul évoquent une histoire de très longue durée. Mais depuis plusieurs décennies, les images associées à ces métropoles du pourtour méditerranéen s'estompent pour laisser place à celles d'un quotidien marqué par la violence, les flots de migrants et les dysfonctionnements urbains.

    Sont-elles devenues ingouvernables ? Sont-elles trop denses, trop polluées, trop inégalitaires ? En s’immergeant dans la fabrique de leurs réseaux et institutions, cet ouvrage montre que les difficultés majeures de ces villes reflètent non pas l’absence mais des modes spécifiques de gouvernement.

    Si tout n’est pas gouverné, les réseaux urbains, en contribuant à équiper, participent à une gouvernance de fait. Les défaillances sont compensées par une coordination à partir des problèmes. En l’absence d’un secteur industriel fort (à l’exception d’Istanbul), la production du logement joue un rôle économique majeur. Et c’est la répartition des rentes foncières, urbaines et pétrolières entre les fractions de l’élite qui décide du destin de ces villes, entre grandeur et déclin.

  • Jean-François Pérouse, « Le mois du ramadan dans l’Istanbul d’aujourd’hui miroir d’une société métropolitaine »

    Jean-François Pérouse, « Le mois du ramadan dans l’Istanbul d’aujourd’hui miroir d’une société métropolitaine », in Georgeon F., Le mois le plus long. Le ramadan à Istanbul, Paris, CNRS Éditions, 2017, p. 293-320

  • Jean-François Pérouse, « Les événements de Gezi, ou le début de la “dérive autoritaire”, vue des périphéries... »

    Jean-François Pérouse, « Les événements de Gezi, ou le début de la “dérive autoritaire”, vue des périphéries... », Mouvements 90, p. 109-119 DOI : 10.3917/mouv.090.0109.

    La contestation très médiatisée autour du parc de Gezi en mai-juin 2013 est sans doute un point de référence dans l’historique des luttes en Turquie. Une trop grande attention portée à la mobilisation autour du parc central d’Istanbul a cependant quelque peu éclipsé d’autres aspects et d’autres acteur·e·s de la mobilisation protéiforme qui a émergé lors de cette période de contestation.

  • Jean-François Pérouse, « The tremendous making and unmaking of the peripheries in current Istanbul »

    Jean-François Pérouse, « The tremendous making and unmaking of the peripheries in current Istanbul » In André Chappatte, Ulrike Freitag & Nora Lafi (ed.), Understanding the City through its Margins. Pluridisciplinary Perspectives from Case Studies in Africa, Asia and the Middle East, New York, Routledge, p. 33-44.

    Cities the world over and in particular developing countries suffer from uneven development and inequality. This is often coupled with the view that these inequalities constitute unfortunate anomalies. In contrast, this edited volume draws out the ways in which the city has not been able to exist without its margins, both materially, ideationally, and socially. In this book the margins are, first, the mirrors of the city and, second, a fundamental route through which various centers can legitimate and sustain their power. Contemporary case studies are compared to a number of those from history with the accent on Asia, Africa and the Middle East, and engage with the underlying theoretical questions of what is the urban margin and what is marginality in urban society and spaces?

  • Journée "Turquie Européenne" à l'Assemblée Nationale (Paris) : 24/10/2009

    Journée "Turquie Européenne" à l'Assemblée Nationale (Paris), Samedi 24 octobre 2009, de 9h30 à 17h 30.
    Avec une session spéciale "Coopération décentralisée" animée par J.-F. Pérouse.
    Cliquer ici pour le programme :http://turquieeuropeenne.eu/article3447.html
     
  • Journée d'études - Constructions nationales des sciences sociales des migrations : approche comparée - 4/12/2015

              Constructions nationales des sciences sociales des migrations : approche comparée
    Journée d’études - Institut français d'études anatoliennes (IFEA-Istanbul)
    Vendredi 4 décembre 2015 entre 14h-18h30

    Cette journée d’études fournit l’occasion d’une deuxième rencontre au réseau de recherche en formation porté par l’Institut français d’études anatoliennes (IFEA-Istanbul) en collaboration avec quatre autres Instituts français de recherche à l’étranger (le Centre Jacques Berque au Maroc, l’Institut français du Proche-Orient au Liban, l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain en Tunisie et le Centre d'études et de documentation économiques, juridiques et sociales en Égypte). Le projet, soutenu par le groupement d’intérêt scientifique « Moyen-Orient et Mondes musulmans », GIS-MOMM, dans le cadre d’une réponse à son appel à projet 2015, a été initié en septembre 2014 dans le cadre du redéveloppement de l’axe de recherche « Mobilités et Migrations » au sein de l’IFEA. Il vise à créer un groupe transdisciplinaire de chercheurs, pour examiner de façon à la fois réflexive, socio-historique et comparative, sur une période longue, les analyses de l’émigration produites par les sciences sociales dans les différents pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée.

    Le projet fait l’hypothèse d’une dépendance des interrogations savantes vis-à-vis des questions publiques qui ont été différemment formulées selon les contextes migratoires. L’examen du développement des travaux de recherche en France comme en Turquie sur l’émigration turque, a montré que les deux types d’analyses, françaises et turques, présentent le même type de biais : un point de vue implicitement national qui sous-tend les questionnements, si bien que chacun laisse voir ce que dissimule l’autre (Aksaz, 2015). La construction des problèmes publics varie en effet d’une configuration sociétale à l’autre : ceux-ci sont définis différemment selon les dynamiques migratoires dominantes comme l’a montré Abdelmalek Sayad (1986), et aussi selon les spécificités historiques et les rapports entretenus avec les divers pays de destination des émigrations. La construction des problèmes publics varie aussi dans le temps (Blumer, 1971). Par cette approche on vise à fournir un point d’appui aux travaux de recherche ultérieurs, pour prendre une distance vis-à-vis des interrogations publiques et des schèmes de pensée nationaux.

    Le point de vue national qui inspire les questionnements des sciences sociales n’implique pas seulement le développement des « théories » ou des discours savants différents voire opposés « ici » et « là-bas », en France et dans les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée ; il implique aussi la réappropriation et la réinterprétation des « théories » et des discours savants par les sciences sociales françaises, turques, et marocaines, etc., selon des modalités différentes. Pour avancer dans la compréhension du « nationalisme méthodologique » qui a marqué l’étude des phénomènes migratoires (Wimmer et Glick-Schiller, 2002), il convient donc d’examiner les modalités d’emprunt et de non-emprunt, de réappropriation et de non-appropriation des « théories » et des discours savants par les sciences sociales nationales. Le projet contribuera à la critique du « nationalisme méthodologique » développée récemment par les tenants de la perspective de « penser global » en France et en Europe (Wieviorka et al., 2015), en apportant des éléments de connaissance concrets.

    Intitulée : « Constructions nationales des sciences sociales des migrations : approches comparées », cette journée d’étude s’inscrit dans le prolongement d’un atelier thématique du premier congrès du GIS-MOMM de juillet 2015 à Paris. Les interventions à la journée d’étude seront éditées dans un ouvrage collectif en ligne, sous forme d’un Dossier de l’IFEA.

    Bibliographie

    • AKSAZ Elif (2015) : « L’émigration turque en France : 50 ans de travaux de recherche en France et en Turquie. Bibliographie commentée, proposée à l’occasion du 50ème anniversaire de la signature d’un accord bilatéral de main-d’œuvre entre la France et la Turquie le 8 avril 1965 », Dossier de l’IFEA, série « La Turquie aujourd'hui », no : 22, Istanbul : Institut français d’études anatoliennes. URL
    • BLUMER Herbert (1971) : « Social Problems as Collective Behavior », Social Problems, 18, 3: 298-306.
    • SAYAD Abdelmalek (1986) : « « Coûts » et « profits » de l’immigration, les présupposés politiques d’un débat économique », Actes de la recherche en sciences sociales, 61, 1 : 79-82.
    • WIMMER Andreas et Nina GLICK-SCHILLER (2002) : « Methodological nationalism and beyond: nation-state building, migration and the social sciences », Global Networks, 2, 4: 301-334.
    • WIEVIORKA Michel, Laurent LÉVI-STRAUSS et Gwenaëlle LIEPPE (dir.) (2015) : Penser global. Internationalisation et globalisation des sciences humaines et sociales, Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme, coll. « 54 ».

    Intervenants et discutants

    • Elif AKSAZ (IFEA, CESSP-CSE)
    • Ibrahim AWAD (Université Américaine du Caire)
    • Mohamed BERRIANE (Université Mohammed V de Rabat)
    • Hassan BOUBAKRI (Université de Sousse)
    • Kamel DORAÏ (CNRS, IFPO)
    • Dominique MARCHETTI (CNRS, CESSP-CSE)
    • Hasnia-Sonia MISSAOUI (Université Toulouse Jean-Jaurès, IRMC)
    • Olivier KOCH (Université Paris XIII, Université Galatasaray, IRMC)
    • Jean-François PÉROUSE (IFEA)
    • Paul TABAR (Université Libano-Américaine de Beyrouth)
  • L'évolution depuis 2002 des investissements directs turcs à l'étranger : un indicateur de rayonnement à suivre

    Si l'habitude est grande d'étudier la Turquie comme un pays-cible pour les investissements directs étrangers (IDE) ou pour les investissements indirects, la littérature scientifique tarde à prendre en compte l'émergence de la Turquie comme pays émetteur d'investissements directs vers des pays étrangers plus ou moins proches. Or force est de constater que parallèlement à la “normalisation” de l'économie turque survenue au cours de la décennie 2000 (réduction de l'inflation, réduction du risque financier, chute des taux d'intérêt), les ID(E) turcs ont très sensiblement augmenté. S'ils restent inférieurs au total des IDE opérés en Turquie, leur augmentation n'est pas moins révélatrice du repositionnement de l'économie turque dans le jeu global. En évitant de céder à une euphorie de circonstance qui se complaît à décrire l'augmentation des exportations turques comme celle du PIB/habitant, sans prendre en compte d’autres indicateurs qui obligent à tempérer, on peut brièvement se pencher sur ce phénomène.

    Lire la suite sur Dipnot

  • La Turquie en marche

    Jean-François PEROUSE,La Turquie en marche. Les grandes mutations depuis 1980 

    Auteur d'une thèse sur Ankara au début de la République, Jean-François Pérouse est pensionnaire scientifique et responsable de l'Observatoire Urbain d'Istanbul (OUI) à l'Institut français d'études anatoliennes.

    La Turquie est en train de vivre une véritable révolution silencieuse. Le Code pénal et la Constitution ont été sérieusement refondus, le Code civil a été révisé, et une série de lois visant à réformer l'administration publique a été votée. Ces formidables changements sont certes liés à l'agenda européen, mais ils s'expliquent tout autant par les aspirations croissantes des Turcs eux-mêmes, qu'on ne peut pas passer sous silence. Longtemps marqués par le coup d'État militaire de 1980, les citoyens se sont éveillés; oubliant leurs peurs, ils revendiquent désormais leurs droits et leurs différences. Ce livre montre les visages pluriels de la Turquie d'aujourd'hui, ses dynamiques multiples et souvent contradictoires, mais aussi ses zones d'ombre. Un pays que l'on ne peut réduire à une identité musulmane, car si la religion y est une composante assumée de la culture nationale, les pratiques religieuses, ici comme ailleurs, se privatisent et se diversifient. Un pays où plus de la moitié de la population a moins de vingt-cinq ans et qui s'est urbanisé en une génération. Un pays où le poids des médias ne cesse de se développer, diffusant de nouveaux modes de vie et des nouvelles formes d'expression. La Turquie en quelque sorte se désorientalise.

  • Le quartier : le retour ou la fin ? La fabrique du quartier à l'épreuve des transformations et des politiques urbaines 2-3/05/2013

    ATELIER REGIONAL SUR LES MUTATIONS URBAINES

    Panel 1 || Panel 2 || Panel 3 || Panel 4 || Panel 5 || Conclusion

    ifealogopetit ifri cetobac

    2, 3 mai 2013 / Istanbul

    Journées d'études organisées par l'Institut Français de recherche en Iran (IFRI), l'Institut Français d'Etudes Anatoliennes (IFEA) et le Centre d'Etudes Turques Ottomanes Balkaniques et Centrasiatiques (CETOBAC).

    "Quartiers : le retour ou la fin ?

    La fabrique du quartier à l’épreuve des transformations et des politiques urbaines"

    Les quartiers d’Istanbul et de Téhéran en miroir avec les capitales et villes de la région

    Alors qu’à Téhéran la référence au quartier et l’usage du terme se répand et devient une préoccupation visible et affirmée des politiques publiques, à Istanbul, il apparaît dans le vocabulaire et l’imaginaire urbain mais sans pour autant représenter un cadre d’action pertinent pour les édiles politiques qui menacent même de le supprimer. Cet atelier reviendra sur les usages et le sens du quartier comme cadre de pensée et d’action, comme référence symbolique et matérielle mais aussi comme lieu de mémoire dans un contexte général de transformations urbaines.

    La tendance à opposer le quartier, comme une réalité pleine et proche, à une ville, jugée trop vaste et mal connue est aujourd’hui remise en cause. Le quartier, lui-même, ne se donne jamais tout entier. Il comporte autant de trous, de zones indécises que la ville. Dans un contexte de métropolisation, le quartier peut aussi devenir synonyme de résistance, s’apparenter au village et devenir un « état d’esprit » véhiculé dans les séries télévisées (Louis Wirth).

    Les projets de rénovation urbaine en cours dans les deux villes conduisent à une disparition rapide du tissu social, du patrimoine et des identités locales qui se sont construites au fil du temps. Un phénomène qui semble bien contradictoire, à Téhéran, avec la volonté de la Municipalité de renforcer la gestion urbaine de proximité. À Istanbul, ce phénomène s’accompagne d’une muséification et d’un projet d’ingénierie sociale s’appuyant sur la création de quartiers ottomans.

    La notion de quartier se joue donc à la croisée de constructions socio-spatiales, politiques et temporelles mais aussi de représentations mentales et d’une diversité d’usages. Entre instabilité dimensionnelle et incertitude existentielle (Piolle), il s’agira d’essayer d’appréhender le quartier comme une « médiation socio-spatiale » entre l’inconnu et le connu, le dedans et le dehors, l’intérieur et l’extérieur, l’accord et le désaccord, entre soi et l’autre (Di Méo). Le quartier sera donc considéré comme l’échelle d’observation la plus efficace pour analyser la spatialisation des substances sociales (Michel Lussault).

    Ce colloque se veut transdisciplinaire mais aussi trans-période. Etant donné que « la ville se fait sur la ville », autrement dit que la longue durée est indispensable à la sédimentation des populations et des gouvernances sur le tissu urbain, il s’agira de prendre en considération les quartiers anciens et leur recomposition mais aussi la création de nouveaux quartiers en marge de la ville. Ces phénomènes sont une réalité connue de la totalité des villes qui seront abordées dans cet atelier, à savoir en premier lieu Istanbul et Téhéran mais aussi Alexandrie, le Caire, Athènes et Beyrouth.

    Nous donnerons « quartier libre » pour sortir le quartier de son isolement - spatial, temporel, politique et épistémologique.

    Les responsables scientifiques : Cilia Martin (CETOBAC/IFEA) et Mina Saïdi (IFRI)
    Comité scientifique : Jean-François Pérouse, Nathalie Clayer, Mina Saïdi et Cilia Martin

    Avec le soutien du laboratoire Mosaïques de l'Université Paris-Ouest, la Défense et de l'Institut Français

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  • Matières à transfaire. Espaces-temps d’une globalisation (post-) ottomane

    Programme de recherche financé par l'Agence nationale de la recherche (réf. ANR-12-GLOB-003)

    À l’encontre des travaux qui analysent la mise en circulation de pratiques, d’instruments, de normes et de savoirs comme étape subséquente à leur production localisée, le projet Transfaire vise à étudier les instruments techniques et symboliques produits et reproduits par la circulation. Notre objectif est double. Il s’agit, d’une part, de proposer une nouvelle approche des connexions, concomitances et interdépendances dont les espaces (post-)ottomans ont pu être partie intégrante, à l‘encontre des analyses se bornant à penser les échanges en termes de diffusion et d’importation à sens unique ; et d’autre part, de dresser une chronologie révisée des modalités de gouvernance et d’extraversion de l’Empire et de la République, découplée des grandes césures qui ont marqué les histoires politiques locales ou régionales, en général considérées ipso facto comme valables pour l’ensemble de la vie politique.

    À la problématique du « transfert », qui présume de domaines censément « propres » à chacune des régions concernées, notre questionnement substitue une approche des modalités du transfaire, attentive aux processus de traduction et de coproduction des vecteurs normatifs et matériels du politique. Il veut penser les interrelations afin que, sous couvert de « transfert », ne soit pas simplement reconduite la marqueterie de régions (géométriquement et chronométriquement) incommensurables. 

    Le projet Transfaire fait fond sur les résultats et les pistes ouvertes par le groupe de recherche Transtur (« Ordonner et transiger : modalités de gouvernement et d’administration en Turquie et dans l’Empire ottoman, du XIXe siècle à nos jours »), coordonné par Élise Massicard et financé par l’ANR entre 2008 et 2012 (plus d’informations ici). Il s’en distingue en portant une attention renouvelée aux phénomènes d’extraversion, de traduction et de transferts, dont la compréhension nécessite la mise en place d’une boîte à outils théorique et méthodologique, ainsi qu’un programme consacré, que les thèmes traités et les contraintes de temps rencontrées dans Transtur n’ont pas permis d’investir. Ainsi Transfaire vient-il pérenniser une dynamique de recherche déjà lancée, afin de faire émerger des percées théoriques généralisables et de produire du savoir à forte utilité sociale, dans une période de transformation des équilibres régionaux dans lesquels sont pris les pays de l’espace post-ottoman.

    L’équipe de Transfaire regroupe 25 chercheurs et enseignants-chercheurs historiens, politistes, sociologues, anthropologues et géographes. Ses priorités se déploient selon 3 axes :

    1. les matérialités de l’objectivation politique,
    2. l’analyse des instruments normatifs de la décharge publique,
    3. Épreuves et acteurs de la traduction.

    L’organisation générale se structure autour de deux noyaux géographiques autour desquels gravitent les membres de l’équipe : l’un parisien, au Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques, l’autre stambouliote, à l’Institut français d’études anatoliennes. Sur chacun des deux sites, un correspondant permanent, recruté sur un statut de chercheur post-doctorant, veille à l’organisation logistique et scientifique des activités de l’équipe. En concertation avec le coordinateur principal du projet – Marc Aymes – les deux correspondants permanents – actuellement Ségolène Débarre et Benjamin Gourisse – assurent la synchronisation des activités des membres de l’équipe. Ils organisent les séminaires bimensuels, qui entretiennent la cohésion et l’échange au sein des groupes de travail, ainsi que les assemblées générales annuelles, au cours desquelles les difficultés rencontrées par chacun sont exposées, les travaux présentés, et les projets éditoriaux discutés.

    La communication scientifique et la valorisation passeront par plusieurs dispositifs : deux journées d’études annuelles seront organisées, ainsi qu’un colloque international de présentation des travaux de l’équipe, à la fin de la troisième année du programme ;des collaborations seront nouées avec des membres du LabEx Tepsis (Ehess / Pres Hesam), dont le Cetobac est partie prenante ; un site internet sera prochainement mis en place, au fur et à mesure que l’avancement des travaux permettra d’assurer la richesse de son contenu. 

     

  • Modern Kenti doğaçlamak: Yapanlar, Mimarlar ve Kurgulayanlar Yuvarlak Masa Toplantısı - 07/12/2012

    Konu

    Kentin son elli yıldır yapımına damgasını vuran gecekondu olgusu çoğunlukla bir sorun olarak görülmüştür; şehrin görüntüsünü bozan, işgalci bir yıkım gücü. Halbuki, doğaçlama usülü kent yapımı diye adlandırabileceğimiz bu süreç kente göçle gelenlerin barınma ihtiyaçlarını çözmek üzere tüm kültürel sermayelerini ve insiyatiflerini ortaya döktükleri bir yaratıcılık konusu olarak da ele alınabilir. Gecekonduda basit bir barınma ihtiyacından yola çıkılarak insanların bizzat yarattıklarının bir bina olmanın çok ötesinde bir yaşam alanı, bir mahalle, bir kent parçası olduğunu görüyoruz. Doğaçlama kent yapımı sürecinde insanlar yarattıkları her bir dokunun bilgisine ve hafızasına sahipler, bu yüzden yarattıkları yaşam alanlarının kendileri için anlamı var. Her bir çivisinden, akrabanın ordaki evinin çatısına, hemşerinin bakkalına, ordan da çıkması zahmetli tepesine ve taşan deresinin getirdiği çamuru aşılarak yürünen sokaklarına kadar her yönü ile ve duygusal bir şekilde hatırlanan bir kent dokusu yaratılan. Gecekondunun ifade ettiği bu doğaçlama kent yapımında mimar ya da tasarımcıyı fazla göremiyoruz. Tasarımcının bu sürece girememesi söz konusu (ya da kendisini soyutlaması) şimdiye kadar; ya ideolojik ve kültürel nedenlerle ya da tamamen finansal nedenlerle, zira gecekonducuların mimari proje için paraları olmadı hiç bir zaman. Bugün, artık milyonlarca metrekareler, trilyonlarca liralar, kimbilir ne kadarlık beklentilerle ilerleyen kentsel dönüşüm, her bir hamlesiyle bu değersiz addedilen ve tiksinti ile bahsedilen gecekondu kültürünü derinlere gömüyor. Tüm yönleriyle önden tasarlanmış yaşam kurguları ile tepeden inen modern kent, doğaçlama kent yapmak kültürünün tam tersine insanın yaşadığı yere ilişkin ortaya koyabileceği yaratıcılığına ihtiyaç duymuyor. Kentsel dönüşüm, tamamen pazar mekanizmasının diktasında, alış-satış, rant, getiri-götürü hesapları üzerinden şekillenen modern kent parçalarını mevcut gecekondu mahallelerine monte ediyor. Pazar mekanizmasının bu kadar baskın ve tek söz sahibi olması modernden kastedilenin de olabileceğinden çok daha daralması anlamına geliyor: insanlara araba park yeri, yürüme yolu, havuzu, görmelik bahçeleri ve iki artı birleri ile hazır paketler şeklinde sunulan komfor, güvenlik ve düzen vaadinin ötesine geçemiyor modernlik. Kentsel dönüşümün işaret ettiği bu modern kent yapımında mimar ve tasarımcıya bu sefer önemli bir rol düşüyor: projeleri satılabilir kılmak, markalaştırmak, bir diğer deyişle meşrulaştırmak. Bu süreçte esamesi artık okunmayan kentlinin kendisi. Kentli yapan olarak artık gündemde değil, artık bir tüketici konumunun ötesinde rol düşmüyor kendisine. Bu panelde sormak istediğimiz sorular şunlar: mimarlık ve tasarım uzmanlığı kentsel dönüşüm süreci ile işlevsizleştirilen kentlinin kent yapmada ortak olma potansiyelini yeniden ortaya çıkarabilecek bir yaratıcı çabanın içine girebilir mi ve böylelikle kent yapmaya ilişkin katılımcı bir sürecin önünü açabilir mi; mimarlık ve tasarım uzmanlığı, kentlinin kent yapma bilgi ve becerisini de yanına alarak bugün çok çetrefilli bir konu olarak önümüze çıkan kenti müşterek kullanım alanı ve kültürü olarak geliştirmek meselesini ele alabilir mi? Mimarlık ve tasarım uzmanlığı bugün tamamen piyasa mekanizmasının çözümlerine hapsolmuş pratiğini (bu pratiğin yarattığı kaynakları kullanarak) bir nebze serbestleştirme stratejisi olarak kentsel dönüşüm mağduru olmaya aday kentlilerle birlikte kâr-amacı gütmeyen proje geliştirme ve uygulama çabalarına kalkışabilir mi? Pazar mekanizmasının taleplerini dengeleyecek kent hakkı, kentli hakkı, iyi yaşam hakkı taleplerinin muhatabını bulmak üzere seferber olabilir mi? Doğaçlama kent yapmak olarak adlandırdığımız gecekondu kültüründen iyi yaşamla ilgili, modernliği yaratıcı bir şekilde, aşağıdan inşa etmekle ilgili bir şeyler öğrenebilir miyiz? Mimar ve tasarımcının özgür yaratıcılık arayışı kenti doğaçlayanların birikimi ile buluşmadan beslenebilir mi? Bu buluşmadan kenti özgürleştirici kılacak, kentlilerini de güçlendirecek bir enerji çıkar mı? Mimarlar ve kent yapanlar birlikte, hazır reçeteler şeklinde modern yaşam alanları kurgulayanların gücünü yönetebilirler mi?
     
    1.İstanbul Tasarım Bienali paralelinde, Musibet Sergisi küratör ekibi ile birlikte düzenlenen bu yuvarlak masa toplantısında şehir plancısı, mimar, sosyolog, sosyal politika uzmanları, ve kenti bizzat yapanlar, inşa edenler biraraya gelecekler.

    Katılımcılar

    Açılış : Jean-François Perouse / Kentbilimci, 'IFEA’nın Müdürü
    Moderatör: Asu Aksoy / Doçent, İletişim fakültesi, Bilgi Üniversitesi, “Art and Cultural Managment” bölümü
    Erbatur Çavuşoğlu / Kentbilimci, Mimar Sinan Güzel Sanatlar Üniversitesi
    Şükrü Aslan / Kentbilimci, Mimar Sinan Güzel Sanatlar Ünivesitesi, Sosyoloji bölümü
    Gökhan Karakuş / bağımsız mimar, mimarlık eleştirmeni
    Yaşar Adanalı / Araştırmacı ve eylemci, Kentsel projelerde yurttaş katılımı uzmanı
    Hüseyin Çevik / Müteahhit (Inovacons.com)
    Adil Tekirdağ / Adil Kebap Dürüm’ün sahibi
    Nil Aynalı / Mimar, İstanbul Tasarım Bienali “Musibet” sergisinin asistan küratörü

    EK Bigiler

    7 aralık Cuma, saat 18.00’de
    Sunum dili Türkçe
    IFEA konferans salonu
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  • Neighborhoods: the return or the end? The building of the neighborhood challenged by changes and urban policies 2-3/05/2013

    REGIONAL WORKSHOP ON URBAN MUTATIONS

    Panel 1 || Panel 2 || Panel 3 || Panel 4 || Panel 5 || Conclusion

    ifealogo-couleur ifri cetobac

    Neighborhoods: the return or the end

    The building of the neighborhood challenged by changes and urban policies


    Istanbul and Tehran neighborhoods compared to the capitals and cities of the region

    2013 May 2, 3 / Istanbul

    While in Tehran the reference to the neighborhood and the use of the term is spreading and becoming a visible and assertive concern of the public policies, it appears in Istanbul in the vocabulary and urban imaginary but without actually representing a relevant framework for the city councillors who even threat to eradicate it. This workshop will review the purpose and the meaning of the neighborhood as a framework of thinking and action, as a substantive and symbolic reference but also as a place of memory in the broader context of urban transformations.

    The tendency to oppose the neighborhood, as a full and close reality, to the town, considered too large and poorly understood, is today called into question. The neighborhood never gives itself as a whole. It has as many gaps and undefined areas as the city. In a framework of metropolisation, the neighborhood can also become synonymous of strength, relate to the village and become a "state of mind" conveyed in the television series (Louis Wirth).

    The urban renovation projects ongoing in both cities, lead to a fast disappearance of the social fabric, heritage and local identities that were built over the years, a phenomenon that seems contradictory in Tehran, with the will of the local community to strengthen the local urban management. In Istanbul, this phenomenon is accompanied by a museification and a social engineering agenda, through the creation of Ottomans neighborhoods.

    The notion of neighborhood is therefore unfolding at the crossroad of socio-spatial constructions, political and chronological, as well as mental representations and a range of diversified uses. Between dimensional instability and existential uncertainty (Piolle), there will be an attempt to understand the neighborhood as a "socio-spatial mediation" between the unknown and the known, the inside and the outside, the agreement and disagreement between self and other (Di Meo). The neighborhood will therefore be considered as the most effective scale of observation to analyze the spatial distribution of social substances (Michel Lussault).

    This symposium involves a transdisciplinary as well as transperiodical character. Since "the city builds itself on the city", that is to say that a long term duration is essential to the settlement of populations and the governances on urban fabric, we will have to consider the old neighborhoods and their reconstruction as well as the creation of new neighborhoods beyond the build-up area of the city. These phenomena are a known reality for all the cities that will be discussed in this workshop, first of all Istanbul and Tehran but also Alexandria, Cairo, Athens and Beirut. We’ll give "free time" to take out the neighborhood of its isolation –on a spatial, temporal, political and epistemological scale.

    With the support of laboratoire Mosaïques Paris-Ouest University and Institut Français

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  • Panel Improviser la ville contemporaine : Citoyens, Architectes et Inventeurs : 07/12/2012

    En écho à la Biennale du Design d'Istanbul, l'IFEA - en collaboration avec l'Université de Bilgi - organise le vendredi 7 décembre 2012 à 18h une table ronde sur le thème de la participation citoyenne dans les projets urbains contemporains.

    Intervenants

    Ouverture : Jean-François Perouse / urbaniste, directeur de l'IFEA
    Modératrice : Asu Aksoy / professeure associée, Faculté de Communication, Université Bilgi, département "Arts and Cultural Management"
     
    Şükrü Aslan / Urbaniste, Université Mimar Sinan, département de Sociologie
    Gökhan Karakuş / architecte indépendant, critique d'architecture
    Yaşar Adanalı / chercheur et activiste, spécialiste de la participation citoyenne dans les projets urbains
    Hüseyin Çevik / entrepreneur (Inovacons.com)
    Adil Tekirdağ / propriétaire de Adil Kebap Dürüm
    Nil Aynalı / architecte, curateur assistant de l'exposition 'Musibet', Biennale de Design d'Istanbul

    Informations complémentaires : blog de l'OUI

    Vendredi 7 décembre à 18h à l'IFEA
    Conférence en turc
    Demandes d'information :Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
     
  • Politiques énergétiques métropolitaines : le cas des villes turques : 29/05/2012

    PROGRAMME

    Séminaire organisé par l'Institut français d’études anatoliennes, l'Université de Galatasaray et Environnement Ville Société, CNRS-Université de Lyon
    Organisateurs : Eric Verdeil (EVS CNRS-Lyon University) – Jean-François Pérouse (Toulouse-II University/Galatasaray U.)
    Avec le soutien de la Région Rhône Alpes (Coopera 2012) et l'aide du LATTS (ENPC-Paris Est University)
    Lieu: Institut français d’études anatoliennes - Palais de France - Nur-i Ziya Sokak, 10 P.K.54 - TR-34433 - Beyoğlu - Istanbul
    Date : 29th May 2012, 9 :30 – 17:00.
    Une visite sur le terrain est prévue le 30 mai.
    http://calenda.revues.org/nouvelle23382.html
    Langue : les conférenciers interviendront en anglais ou donneront un résumé en anglais de leur communication.

    séminaire à l'Institut français d'études anatoliennes, co-organisé par Eric Verdeil (Université
    de Lyon Jean Moulin – UMR Environnement Ville Société) et Jean-François Pérouse (Université de
    Galatasaray et IFEA)
    Financement : Programme COOPERA (région Rhône-Alpes) – ANR TERMOS

    Consultez le compte-rendu d'Éric Verdeil sur le blog de l'OUI

  • Séminaire interdisciplinaire IFEA/GSÜ, 2017-2018 - « Nouvelles » gouvernementalités ?

    Organisateurs : Philippe Bournaud, Jean-François Pérouse, Cem Özatalay, Marie Vogel

    Programme d’ensemble

    La gouvernementalité est une notion paquebot ;  nous souhaitons interroger la pertinence de son usage pour analyser les transformations politiques  contemporaines en Turquie à  partir de présentation de résultats de recherche.

    Deux lignes complémentaires sont retenues pour sérier les sujets sur cette thématique large : nous nous intéresserons ainsi plus directement à ce qui peut relever d’une criminalisation du quotidien et complémentairement à ce qui relève d’une résidualisation (euphémisation) des risques aujourd’hui (fragmentation de la bio-politique ?). Quels nouveaux agencements des savoirs/techniques/pouvoirs soutiennent ces processus ?

    Format : un intervenant (présentation 45mn/1h) et un discutant (10mn) par séance.

    Le premier jeudi de chaque mois. 18:00 – 20:00. Alternativement à GSÜ et à  l’IFEA.

    Argument

    À travers ce séminaire interdisciplinaire, nous proposons de discuter de recherches actuelles portant sur les transformations contemporaines de l’Etat et de la conduite de la société en Turquie et ailleurs en d’interrogeant la notion de gouvernementalité (Foucault, 1978) et ses usages possibles - sans oublier cependant les catégories classiques des sciences sociales.

    Le concept, qui fait désormais partie de la grammaire de l’action publique et plus largement de celle des sciences sociales, a correspondu à un déplacement des analyses du pouvoir disciplinaire vers ses formes pratiques, multiples et leurs articulations avec les productions des savoirs.  En s’attachant aux dispositifs concrets de l’exercice du pouvoir et aux formes de rationalités qui l’organisent, cette perspective (la gouvernementalité comme forme spécifique de pouvoir)  a conduit à porter une attention fine aux instruments et technologies du pouvoir et aux programmes de construction des sujets qui l’accompagnent (Lascoumes, 2004).

    La notion –polysémique, de gouvernementalité, s’entend  également comme ligne de force de longue durée des sociétés occidentales (prééminence d’un type de pouvoir sur tous les autres) et comme un résultat. Selon cette ligne de lecture, le processus de rationalisation et de technicisation dans la gestion se confondait largement avec le mouvement  d’étatisation de la société.  Les mutations de la gouvernementalité définissent alors les lices de l’Etat contemporain.  Congruentes avec les formes éclatées ou néo-libérales de l’action publique d’aujourd’hui, elles laissent ouvertes les questions de la légitimité du pouvoir ordonnateur d’Etat et de son articulation avec les autres formes de pouvoir dans la société.

    Comment aujourd’hui, le déploiement des technologies du pouvoir, le réagencement des pouvoirs et des légitimités dans les cadres nationaux reconfigurent des gouvernementalités spécifiques ou nouvelles ?  La  Turquie nous semble être un des laboratoires de nouvelles gouvernementalités, même s’il faut se défier de la nouveauté ou de l’originalité apparentes.

    Ainsi nous nous demanderons si  les formes de gouvernementalité actuelles diffèrent significativement de techniques de production d’ordre social éprouvées précédemment (aux époques ottomane ou républicaine).  Une lecture rapide de l’histoire des formes de gouvernementalité caractériserait le néo-libéralisme par les prolongements non seulement privés, mais informels de l’action publique, se substituant aux administrations. La Turquie fournit pourtant un modèle ancien d’association entre les institutions politiques, des groupes sociaux et des acteurs informels au service d’initiatives économiques ou du maintien de l’ordre social.

    Nos explorerons également les reconfigurations de la légitimité démocratique au service de l’exécutif par le truchement de la notion de souveraineté d’une part, et le fonctionnement actuellement imprévisible des institutions d’autre part, qui marqueraient « l’illibéralisme » du pouvoir. Quelles sont, sinon les institutions et les méthodes, du moins les régularités de pratique et les effets de pouvoir à travers lesquelles se manifestent de nouvelles formes de gouvernementalité ? En quoi celles-ci présentent-elles un caractère de nouveauté caractéristique du néo-libéralisme et de l’ère des démocraties post- ou illibérales ? Sur quels principes méthodologiques fonder leur étude ?

    Notre hypothèse est que les nouvelles gouvernementalités ou dispositif de sécurité émergents se distinguent par leur caractère « systématiquement non systématique » – discrétionnaire, donc, combiné avec des rationalités techniques diverses et par leur recherche de formes de légitimation pérennes.

    Nous en avons retenu deux formes pour cette année : la criminalisation du quotidien et la « résidualisation » des risques (définition des risques faibles).

    Thème 1 : Criminalisation du quotidien

    Dans de très nombreux pays, les discours des autorités politiques centrales, comme diverses techniques policières et sécuritaires informelles tendent à une reconceptualisation de la criminalité, au prisme de la dangerosité. Le retour du paradigme de la dangerosité s’inscrit aujourd’hui dans des paysages institutionnels variables (monopole étatique de la violence légitime plus ou moins assuré,  plus ou moins grande présence du secteur privé ; autonomie professionnelle plus ou moins marquée par rapport à l’autorité politique centrale, etc.). Les populations cibles (« populations à risque »)  sont elles aussi redéfinies avec un périmètre plus ou moins extensif – et des critères mobiles.

    Nous nous intéresserons aux recherches portant sur les discours, formes  et techniques de la criminalisation du quotidien, s’attachant à l’étude des dispositifs et acteurs qui les portent ou en sont l’objet. Nous nous intéresserons aux analyses portant sur les effets que ces discours et dispositifs ont sur le citoyen ordinaire, comment ils sont reçus et réappropriés par les membres des différents groupes sociaux et produisent de nouvelles disciplines.

    Thème 2 : « Résidualisation » des risques (définition et cadrage des risques faibles)

    Le recours à l’invocation des risques faibles porte en lui une nouvelle forme de gouvernementalité, lui aussi, en ce qu’il exempte les pouvoirs de l’exigence d’universalité de l’action publique et subvertit l’idée de hiérarchie des priorités dans un sens exclusif. Il en résulte, selon la nature des risques, et selon le sentiment que le risque est évitable ou non, tout un spectre d’attitudes publiques, allant de l’indifférence à l’obsession. La notion de risque faible porte en elle licence de traiter un problème comme résiduel. Si la priorisation des risques majeurs constitue l’un des principes de la “politique des grands nombres” (A. Desrosières) qui s’est progressivement mise en place face à l’impératif pour les gouvernements d’adopter une approche populationnelle de leurs missions, la « résidualisation » réintroduit une latitude discrétionnaire dans l’appréciation des priorités. Le contenu du risque faible devient très hétérogène, tant dans son emploi, que dans le type d’action publique qu’il suscite, ou ne suscite pas.

    Nous nous intéresserons aux recherches pourtant sur l’oblitération, ou l’euphémisation des risques sociaux ou dans l’action publique (de la santé, aux risques sismiques,  environnementaux ou terroristes).

  • Trans-acting Matters: Areas and Eras of a (Post-)Ottoman Globalization

    Research program funded through the French Agence Nationale de la Recherche (ref. ANR-12-GLOB-003)

    As opposed to studies which analyze the diffusion and circulation of practices, instruments, norms, and forms of knowledge as a stage subsequent to their localized production, the Transfaire project aims to study symbolic and technical instruments that are produced and reproduced by circulation. Our goal is dual in nature: on the one hand, we propose a new approach to connections, concomitances, and interdependencies in which (post-)Ottoman spaces are to be considered an integral part, contrary to studies which limit themselves to considering exchange in terms of one-way diffusion and importation. On the other hand, we aim to draw up a revised chronology of the modalities of governance and extroversion of the Empire and the Republic, detached from the great rifts which have marked narratives of political history.

    Instead of employing the notion of “transfer,” which assumes that there are elements which are allegedly “specific” to each of the regions concerned, our approach focuses on modalities of “trans-action” [transfaire], and pays close attention to processes of translation and co-production of normative vehicles and of the fabric out of which politics is made. Thinking in terms of interrelations is central to this endeavour, in order to avoid that the idea of incommensurable regions be reintroduced under the guise of “transfer.”

    The project Transfaire builds upon the results and the scholarly work already yielded by the research group Transtur (“Order and Compromise: Patterns of government and administration in Turkey and the Ottoman Empire”), which was coordinated by Élise Massicard and funded through the French Agence Nationale de la Recherche in 2008–2012. Transfaire thus aims to build upon and reinforce an active research network already well in place, and to help promote the formulation of generalizable perspectives that may speak to globalization theory more broadly.

    The team of Transfaire brings together 25 researchers and professors from the fields of history, political science, sociology, anthropology, and geography. Its priorities are organized along three main lines of inquiry:

    1. The forms of materiality of political objectivization
    2. The analysis of devolutions and normative (re)investment
    3. The challenges and actors of translation.

    The general organization is structured around two geographical poles, one in Paris (at the Centre d’Études Turques, Ottomanes, Balkaniques et Centrasiatiques), the other in Istanbul (at the Institut Français d’Études Anatoliennes), around which the members of the team gravitate. At each one of the two sites a permanent correspondent, recruited as a post-graduate research assistant, sees to the organization of the team’s activities. The two permanent correspondents – currently Ségolène Débarre and Benjamin Gourisse – work together with the project’s main coordinator – Marc Aymes – to ensure the pooling and sharing of activities amongst the team members. Bimonthly seminars enhance the cohesiveness of the project’s activities; yearly work meetings, held in executive session, allow individual difficulties to be addressed, completed work to be presented, and publishing projects to be discussed by the entire team.

    Scientific dissemination and visibility will be carried out by multiple methods: academic workshops; an international conference presenting the results of completed research; public outreach activities; and the creation of a website aimed to publicize the project’s developments as they unfold.

  • Üç Denizin Arasında. Osmanlı ve Fransız Boğaz Haritaları / Entre Trois Mers. Cartographie ottomane et française des Dardanelles et du Bosphore

    Jean-François Pérouse (dir.) Üç Denizin Arasında. Osmanlı ve Fransız Boğaz Haritaları / Entre Trois Mers. Cartographie ottomane et française des Dardanelles et du Bosphore, İzmir, Arkas Sanat Center, 2016. 

    3 Denizin Arasında: 17. yüzyıldan 19. yüzyıla Osmanlı ve Fransız Boğaz Haritaları “sergisi, jeopolitik açıdan büyük öneme sahip İstanbul ve Çanakkale boğazlarının Fransız ve Osmanlılar tarafından nasıl haritalandığını karşılaştırmalı olarak inceliyor.

    Büyük bölümü ilk kez sergilenen bu haritalar aynı zamanda deniz yolu ulaşımı. Antik Çağ'da bu bölgelerde bulunan yerleşimler, ordu ve silahlı kuvvetlerin sahip olduğu yerleşkeler, civardaki kırsal ve ekilebilir alanlar, coğrafi ve kültürel sınırlar gibi pek çok konu hakkında da fikir vermektedir.

    Böylelikle, yüzyıllardır yakın temas halinde olan Osmanlı ve Fransız devletlerinin birbirleriyle ilişkisine de ışık tutmaktadır.

    Yazar: Jean-Louis Bacque-Grammont , Faruk Bilici , Dejanirah Couto , Segolene Debarre , Mitia Frumin , Feza Günergün , Catherine Hofmann , Pascal Lebouteiller , Jean-François Perouse , Brigitte Schmauch , A. M. Celal Şengör

  • Workshop - Les reconfigurations contemporaines des relations public/privé en Turquie : 12/10/2012

    Les reconfigurations contemporaines des relations public/privé en Turquie
    The reshaping of public-private relationships in contemporary Turkey

    ***

    IFEA, 12 octobre 2012
    ANR TRANSTUR – CERI (groupe sociologie historique de l’économique) – IFEA