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Informations diverses:
  • Chercheuse iranologue
  • Enseignante (histoire des religions, philosophie, français, anglais, persan)
  • Journaliste professionnelle-Chercheuse-Documentaliste
  • Rédactrice-Assistante réalisateur-Monteuse

Florence Somer est actuellement doctorante à l’École Pratique des Hautes Études (Paris) sous la co-direction de Philip Huyse (EPHE), Antonio Panaino (Bologne-pôle de Ravenne) et le co-encadrement de Samra Azarnouche (EPHE). Sa thèse vise à proposer la traduction et le commentaire historique politique et religieux d’une tradition textuelle liée au personnage de Jāmāsp en persan, arabe et turc ottoman sur base de manuscrits qui n’ont, à ce jour, pas été rassemblés ni systématiquement étudiés. L’originalité de ce texte à la fois apocalyptique et astrologique, originairement attribué au sage astrologue zoroastrien Jāmāsp, réside dans l’utilisation de la théorie des conjonctions de planètes et des connaissances astrologiques pour construire un schéma mythique cyclique englobant toute l’histoire religieuse du monde. Cette particularité permet à l’auteur anonyme de décrire le passé, le présent et le futur à la lecture du mouvement des astres ; son contexte ne le restreint donc pas au zoroastrisme, ce qui a notamment permis son adaptation au cadre du shi’isme, à l’ismaélisme et au soufisme. La tradition picturale et iconographique syncrétique qui a alimenté ces traités astrologico-apocastasique ayant pour orateur le sage zoroastrien s’est principalement diffusée vers le 5ème siècle en Asie centrale. Par la suite, les traditions écrites qui l’ont évoquée, de l’Iran à la Turquie, sont des témoins précieux des influences culturelles, religieuses et politiques qui se sont entrelacées entre les iranophones, les arabophones et les turcophones à travers les territoires et les siècles.