Sociologie politique de la Turquie contemporaine

Sociologie politique de la Turquie contemporaine

Y a-t-il une alternative? Dépression militante et mobilisations politiques dans un monde néolibéral 

Intervention en français

L’effacement de la frontière idéologique entre la majorité et l’opposition démoralise celles et ceux qui pourraient se mobiliser ensemble : c’est vrai du militantisme en général, mais ce l’est plus encore dans la vie intellectuelle. Les voix se font rares. Il y a comme une lassitude, un découragement, voire une dépression politique. 
Alors que nous sommes beaucoup moins nombreux à protester qu’il y a quelques années, il y aurait de quoi, plus que jamais. Le travail intellectuel consiste aujourd’hui à penser comment reconstituer des causes qui pourraient remobiliser celles et ceux qui sont démobilisés. C’est dans cet esprit qu'est proposé le concept de « publics » : un public, c’est un collectif qui prend forme au service d’une cause. Ce mot, et cette réalité, trouvent leur nécessité dans le contexte du néolibéralisme actuel. Le libéralisme reposait sur l’opposition entre public et privé, soit l’État face à la société civile, mais aussi au marché : le laisser-faire demandait à l’État de rester hors-jeu. Avec le néolibéralisme, cette opposition n’a plus la même réalité : de plus en plus, l’État apparaît au service des banques, des entreprises, du capital.
La société civile est donc amenée à reprendre à son compte la défense du bien commun : c’est ainsi qu’on peut parler de publics qui viennent se substituer à l’État quand il abandonne son rôle traditionnel

Détails

Date de l'événement 30/01/2019 6:00 pm
Date de fin 30/01/2019 9:00 pm
Places 60
Inscrit.e.s 46
Places disponibles 14
Date limite d'inscription 30/01/2019 11:55 am
Lieu IFEA

Conférencier.e.s

Menderes Çınar

Başkent Üniversitesi

Les inscriptions pour cet événement sont closes.

Plan de localisation

Conférences en ligne

Installé dans les locaux du drogmanat du Palais de France (ancienne Ambassade de France auprès de la Sublime Porte), l'Institut français d'études anatoliennes "Georges Dumézil" a succédé en 1975 à l'institut français d'archéologie d'Istanbul fondé en 1930. À l'origine orienté vers l'histoire ancienne et l'archéologie, il a ensuite étendu ses activités à la turcologie (linguistique et histoire ottomane en particulier). Il a commencé à s'ouvrir au contemporain à la fin des années 1980, notamment avec la mise en place d'un Observatoire Urbain d'Istanbul (OUI). En 1994, l'IFEA a créé un Centre d'études caucasiennes. En 2003, ce centre s'est délocalisé à Bakou où l'IFEA possède désormais une antenne, installée au sein de l'Ambassade de France en Azerbaïdjan. En 2005 a été mis sur pied un Observatoire de la vie politique turque (OVIPOT). L'IFEA fait partie du réseau des vingt-sept instituts de recherche en sciences humaines et sociales dépendant de la Sous-Direction de la coopération scientifique, universitaire et de la recherche du Ministère des Affaires étrangères. Les études y concernent un vaste territoire, qui s'étend des confins orientaux de l'Europe aux abords de l'Asie centrale. Elles s'inscrivent dans une chronologie longue, allant de la préhistoire aux grands Empires, et de la naissance des États-nations aux redéfinitions identitaires d'aujourd'hui.C'est dire que l'IFEA offre un profil très diversifié, propice aux échanges entre disciplines : les sciences humaines et sociales (anthropologie, démographie, géographie, histoire, sociologie, science politique et économique, voire musicologie) y voisinent avec les techniques de l'archéologie et du classement et de l'analyse des textes écrits. Établissement à compétence régionale, l'Institut développe des programmes couvrant le Caucase et les Balkans.L'IFEA est présent sur le portail Persée pour ses publications archéologiques : http://www.persee.fr/collection/anatvet diffuse ses collections contemporaines sur Open Edition : http://books.openedition.org/ifeagd/ Institut Français d'Études Anatoliennes Georges Dumézil