• ”La possibilité d’une agriculture : Les maraîchers des murailles à Istanbul”, par Camille Robin (2011)

    Camille ROBIN, Master 2 Urbanisme et Aménagement (Institut d’Urbanisme de Paris)
     ”La possibilité d’une agriculture : Les maraîchers des murailles à Istanbul”
    Stagiaire 2010-2011 OUI
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  • "Cités privées à Istanbul.", par Julien David (2004)

    Julien DAVID (Printemps 2004),
    "Cités privées à Istanbul."
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  • "City walls of Istanbul: a heritage to be valorized within its environment", par Nathalie Rondel (2005)

    Nathalie RONDEL (2005),
    "City walls of Istanbul: a heritage to be valorized within its environment"
    (télécharger le mémoire)

  • "Comment vivre et construire un patrimoine historique dans un contexte metropolitain en forte mutation urbaine ?" , par Kader Kemal Gomengil (2003)

    Kader Kemal GOMENGIL (2002-2003)
    "Comment vivre et construire un patrimoine historique dans un contexte metropolitain en forte mutation urbaine ?"
    (télécharger le mémoire)

  • "L’eau dans une perpective de développement durable à Istanbul, la prise en charge de la pauvreté", par Caroline Fabianski (2005)

    Caroline FABIANSKI (Eté 2005), Maîtrise d’économie des transports et aménagement du territoire, Université Lyon 2. 
    "L’eau dans une perpective de développement durable à Istanbul, la prise en charge de la pauvreté"
    Stagiaire 2005 OUI 
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  • "L’émergence des chantiers navals turcs", par Benoît de Lacoste Lareymondie (2007)

    Benoit de LACOSTE LAREYMONDIE(2007), Stage de Découverte du Monde Maritime
    "L’émergence des chantiers navals turcs"
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  • "La construction et l’utilisation d’une mémoire locale “résistante” par les différents réseaux qui structurent le quartier de Küçükarmutlu.", par Marie-Noëlle Battaglia (2009)

    Marie-Noëlle BATTAGLIA (février – juin 2009) : Master 1 Politiques publiques et changement social Mention Ville-Territoire-Solidarité, Institut d’ Etudes Politiques (IEP) de Grenoble.
    "La construction et l’utilisation d’une mémoire locale “résistante” par les différents réseaux qui structurent le quartier de Küçükarmutlu."
    Stagiaire 2009-2010 OUI

    Contact : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

  • "La place de la culture dans un quartier en proie à une proche gentrification. Observations et analyses au sein du quartier de Tophane à Istanbul", par Camille Lanoir (2011)

    Camille LANOIR, Master 1 Territoire de l’Urbain (Université Paul Valéry – Montpellier 3)
    “La place de la culture dans un quartier en proie à une proche gentrification. Observations et analyses au sein du quartier de Tophane à Istanbul ”
    stagiaire OUI 2011
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  • "La reconversion de la centrale électrique Silahtarağa à Istanbul. Analyse d’une opération de reconversion de friche industrielle urbaine au travers de ses références et des acteurs impliqués. ", par Julien Grouiller (2005)

    Julien GROUILLER (2005), Maîtrise d’urbanisme et d’aménagement, Paris VIII.
    "La reconversion de la centrale électrique Silahtarağa à Istanbul. Analyse d’une opération de reconversion de friche industrielle urbaine au travers de ses références et des acteurs impliqués. "
    Stagiaire 2005 OUI

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  • "Les call-shops du quartier de Kadirga, points de rencontre entre différents réseaux migratoires et lieux d’activation de nouvelles solidarités.", par Julia Burtin (2009)

    Julia BURTIN (février – juin 2009)Master 1 Politiques publiques et changement social Mention Ville-Territoire-Solidarité, Institut d’ Etudes Politiques (IEP) de Grenoble. 
    Les call-shops du quartier de Kadirga, points de rencontre entre différents réseaux migratoires et lieux d’activation de nouvelles solidarités.

    Contact : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

  • "Les stratégies de réponses des acteurs d’Istanbul au tremblement de terre : Étude de cas.", par Yıldız Koç (2006)

    Yıldız KOÇ (Printemps 2006), Université Louis Pasteur Strasbourg, Faculté de Géographie et d‟Aménagement , Maîtrise de Géographie Humaine. 
    "Les stratégies de réponses des acteurs d’Istanbul  au tremblement de terre : Étude de cas."

    Stagiaire 2006 OUI
    (télécharger le mémoire)

  • “Développement de nouveaux quartiers urbains issus de la décentralisation en périphérie d’Istanbul: le cas du marché de gros d’Istanbul ISTOÇ: décentralisation, reconcentration, redéploiement.”, par Aziliz Pierre (2011)

    Aziliz-Marie PIERRE, Master 2 d’Aménagement et d’Urbanisme et 3ème année magistère d’Aménagement, d’Urbanisme et de Gestion des collectivités territoriales (Université Paris-IV Sorbonne)
    “Développement de nouveaux quartiers urbains issus de la décentralisation en périphérie d’Istanbul: le cas du marché de gros d’Istanbul ISTOÇ: décentralisation, reconcentration, redéploiement.”
    (télécharger le mémoire)

  • “Istanbul, entre territoire conçu et territoire vécu : l’associatif au centre d’une nouvelle dynamique socio-spatiale” , par Sylvain Lantheaume (2011)

    Sylvain LANTHEAUME, Master 1 de géographie (Université Bordeaux 3).
    “Istanbul, entre territoire conçu et territoire vécu : l’associatif au centre d’une nouvelle dynamique socio-spatiale” 
    Stagiaire 2010-2011 OUI

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  • “L’amélioration de l’accessibilité du détroit du Bosphore : le projet “Marmaray”.”, par Karim Ziady (2011)

    Karim ZIADY, Master 2 Affaires Publiques, Parcours Action et gestion publique (Institut d’Etudes Politiques de Lyon)
    “L’amélioration de l’accessibilité du détroit du Bosphore : le projet “Marmaray”.”
    Stagiaire 2010-2011 OUI
    (télécharger le mémoire)

  • “La genèse d’un lieu, mise en service du marché et création des murs invisibles lors de la régénération urbaine : Santralistanbul”, par Nermin Unlusoy (2011)

    Nermin UNLUSOY, L3 Sociologie (Université Galatasaray)
    “La genèse d’un lieu, mise en service du marché et création des murs invisibles lors de la régénération urbaine : Santralistanbul”
    Stagiaire 2010-2011 OUI

    (télécharger le mémoire)

  • “Les politiques urbaines liées au transport dans l’arrondissement de Kartal à Istanbul.”, par Demet Okçu (2006)

    Demet OKÇU (Automne 2006), rapport de stage, Université Paris X Nanterre. 
    “Les politiques urbaines liées au transport dans l’arrondissement de Kartal à Istanbul.”

    Stagiaire 2006 OUI
    (télécharger le rapport)

  • “Les projets urbains d’Istanbul 2010, Capitale européenne de la culture”., par Ceren Aykos (2010)

    Ceren AKYOS (mars-avril 2010). Université de Galatasaray (Sociologie).
    “Les projets urbains d’Istanbul 2010, Capitale européenne de la culture”.
    Stagiaire 2009-2010 OUI
    (télécharger le mémoire)

  • “Périurbanisation, politiques urbaines et gouvernance. Le cas de Çekmeköy, marge nord-ouest de l’agglomération d’Istanbul”, par Clémence Petit (2008)

    Clémence PETIT (2008), UFR de Géographie et d’Aménagement, Université Paris IV
    “Périurbanisation, politiques urbaines et gouvernance. Le cas de Çekmeköy, marge nord-ouest de l’agglomération d’Istanbul”
    Stagiaire 2008 OUI
    (télécharger le mémoire)

  • “Politique culturelles et enjeux d’Istanbul 2010, Capitale européenne de la culture.”, par Marine Debard (2010)

    Marine DEBARD (mars-avril 2010). Master 1 Administration des institutions culturelles (Université Aix / Marseille).
    “Politique culturelles et enjeux d’
    Istanbul 2010, Capitale européenne de la culture.”
    Stagiaire 2009-2010 OUI
    (télécharger le mémoire)

  • “Politiques énergétiques et accès aux services urbains en réseau à Istanbul: une ambition métropolitaine au détriment de l’intérêt général”, par Elvan Arik (2011)

    Elvan ARIK, Master 1 Urbanisme et Aménagement (Institut d’Urbanisme de Lyon)
    “Politiques énergétiques et accès aux services urbains en réseau à Istanbul: une ambition métropolitaine au détriment de l’intérêt général”
    Stagiaire 2010-2011 OUI 
    (télécharger le mémoire)

  • “Projet de rénovation urbaine des quartiers de Fener et Balat à Istanbul : instrumentalisation du patrimoine en vue de reconfigurer la péninsule historique.”, par Annabelle Lopez (2010)

    Annabelle LOPEZ (2010). Master 2 Institut Français d’Urbanisme (Université Paris Est), spécialité “Opérateurs urbains”.
    “Projet de rénovation urbaine des quartiers de Fener et Balat à Istanbul : instrumentalisation du patrimoine en vue de reconfigurer la péninsule historique.”
    Stagiaire 2009-2010 OUI
    (télécharger le mémoire)

  • “Projets de rénovation urbaine : Balat et Suleymanye (Istanbul 2010, Capitale européenne de la culture).”, par Lucie Renou (2010)

    Lucie RENOU (mai-juin 2010). Master 2 Institut Français d’Urbanisme (Université Paris Est).
    “Projets de rénovation urbaine : Balat et Suleymanye
     (Istanbul 2010, Capitale européenne de la culture).” 

    Stagiaire 2009-2010 OUI
    (télécharger le mémoire)

  • “Structuration et reproduction d’un espace de transit dans le quartier de Kumkapı, à Istanbul”, par Louise Bréhier (2011)

    Louise BREHIER, Élève en deuxième année (Ecole Normale Supérieure de Paris) – Master 1 en Aménagement et Urbanisme (Université Paris I Panthéon-Sorbonne)
    “Structuration et reproduction d’un espace de transit dans le quartier de Kumkapı, à Istanbul”
    Stagiaire 2010-2011 OUI
    (contacter la personne)

  • “Transformation urbaine, mobilisations collectives et processus de politisation. Le cas du projet de rénovation urbaine de Başıbüyük (Istanbul)”, par Clémence Petit (2009)

    Clémence PETIT (2009), Master 2 « Politiques Européennes », IEP Strasbourg, Université de Strasbourg
    “Transformation urbaine, mobilisations collectives et processus de politisation. Le cas du projet de rénovation urbaine de Başıbüyük (Istanbul)”
    Stagiaire 2009 OVIPOT
    (télécharger le mémoire)

  • 08042010 - Bige Örer : Mise en perspective d’Istanbul 2010 avec les réussites de la Biennale d’Istanbul et d’IKSV

    “Autour d'Istanbul 2010 : acteurs locaux émergents et compétitivité urbaine ”
    Lundi 26 avril 2010 à 19h à l'IFEA
    Bige Örer
    (Directrice de la Biennale d’Istanbul)
    “Mise en perspective d’Istanbul 2010 avec les réussites de la Biennale d’Istanbul et d’IKSV”.
    http://www.istanbul2010.org/index.htm
  • 11012010 - Asu Aksoy, Orhan Esen : Analyse croisée d'Istanbul 2010, Capitale européenne de la culture

    Audio konferans :

    Séminaire "Autour d'Istanbul 2010 : concurrence entre acteurs locaux émergents et compétitivité urbaine renouvelée"

    Lundi 11 janvier à 19h à l'IFEA
    Asu Aksoy
    (Bilgi University) et Orhan
    Aksoy proposeront (en anglais) une analyse croisée d'Istanbul 2010, Capitale européenne de la culture
  • 14032009 - Jean françois Perouse - La question de l'eau à Istanbul

    Le 14 mars 2009 à l'IFEA
    Jean françois Pérouse - La question de l'eau à Istanbul

  • 14122009 - Korhan Gümüş : Istanbul 2010

    Audio konferans :
    Lundi 14 décembre 2009 à 19h à l'IFEA
    " Autour d' Istanbul 2010 : concurrence entre acteurs locaux émergents et compétitivité urbaine renouvelée " 
    Korhan Gümüş témoignera en tant qu'acteur majeur d'Istanbul 2010, Capitale Européenne de la Culture 
     

  • 18112009 - Jean-François Pérouse : De quoi les inondations de septembre 2009 à Istanbul sont-elles le symptôme ? “Catastrophe”, mémoire locale et impossible territoire de destin

    Audio konferans :
    Mercredi 18 novembre 2009

    “Istanbul, ville durable? Questionnements, débats, expériences de terrain et perspectives croisées”

    De quoi les inondations de septembre 2009 à Istanbul sont-elles le symptôme ? “Catastrophe”, mémoire locale et impossible territoire de destin.

    Intervention de Jean-François Pérouse. 

  • 20012010 - Bekir Cantemir : Restructuration du cadastre et terrains forestiers (de type 2B) déclassés

    Mercredi 20 janvier à 18h à l’IFEA.
    "Restructuration du cadastre et terrains forestiers (de type 2B) déclassés"

    "İstanbul'da 2 B Arazileri ve Kadastro Çalışmaları"

    Invité : Bekir Cantemir (ingénieur, cartographe)
    Doktora Adayı, Marmara Üniversitesi Türkiyat Araştırmaları Enstitüsü Cumhuriyet Tarihi Anabilim Dalı
    “Istanbul, ville durable? Questionnements, débats, expériences de terrain et perspectives croisées”
    Organisé par Jean-François Pérouse

    conférence en Turc
  • 22022010 - Cengiz Aktar : Istanbul, l'Europe et la Turquie à propos d'Istanbul 2010, Capitale européenne de la culture

    Cengiz Aktar (Université de Bahçeşehir)
    Istanbul, l'Europe et la Turquie

    Séminaire "Autourd'Istanbul 2010: concurrence entre acteurs locaux émergents et compétitivité urbaine renouvelée"
    Lundi 22 février à 19h à l'IFEA
    Cengiz Aktar
    (Université de Bahçeşehir) nous parlera d'Istanbul, l'Europe et la Turquieà proposd'Istanbul 2010, Capitale européenne de la culture
  • 23122009 - Muhammet Garip, Yıldız Koç : Les énergies renouvelables à Istanbul

     

    Audio konferans :

    Mercredi 23 décembre (18h à l'IFEA)
    SEMINAIRE DE L'OBSERVATOIRE URBAIN D'ISTANBUL (2009 / 2010)
    “Istanbul, ville durable?
    - Muhammet Garip, Directeur de la Direction de l'Eclairage Public et de l'Energie à la Mairie Métropolitaine d'Istanbul
    - Yildiz Koç, Direction de l'Eclairage Public et de l'Energie, Mairie Métropolitaine d'Istanbul
  • 24022010 - Bernard Cornut : Pollution atmosphérique et types de chauffage à Istanbul. Instances compétentes, méthodes et intitiatives.

    Audio konferans : 24 février 2010 :
    Pollutionatmosphérique et types de chauffage à Istanbul.
    Instances compétentes, méthodes et intitiatives.
    Invité : Bernard Cornut (Ademe)
  • 24032010 - Haluk Gerçek, Ulaş Akın : Urban mobility and sustainability in İstanbul

    Séminaire “Istanbul, ville durable ? Débats, terrains, perspectives"
    Mercredi 24 mars 2010 à 18h à l'IFEA
    Haluk Gerçek
    (Prof. ITU)

    Urban mobility and sustainability in İstanbul "
    Ulaş Akın (Doktora öğrencisi, IMP)
    "Challenges of urban planning in Istanbul : 2005-2010"
  • 24052010 - Jean-François Pérouse : Les projets urbains d'Istanbul 2010

    Jean-François Pérouse
    “Autour d'Istanbul 2010 : acteurs locaux émergents et compétitivité urbaine”
    Lundi 24 mai 2010 à 19h à l'IFEA
    Jean-François Pérouse
    (Observatoire Urbain d'Istanbul / Université de Galatasaray)
    "Les projets urbains d'Istanbul 2010"
    http://www.istanbul2010.org/index.htm
  • 27032009 - Caroline Fabianski : Le financement des transports urbains : qui paie quoi ?

    Video konferans:
    mardi 27 mars 2009
    Caroline Fabianski (doctorante à la Bartlet School of Planning UCL, de Londres) :
    Le financement des transports urbains : qui paie quoi?
  • A. Pierre - A. Bennasr "Commerce moderne et commerce traditionnel"

    Aziliz Pierre, Ali Bennasr, "Commerce moderne et commerce traditionnel", in Gasnier A., Lemarchand N. (dir.), Le commerce dans tous ses états. Espaces marchands et enjeux de société, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. "Espaces et Territoires", 2014

  • Anne Fayolle - La gare, nouvel espace cosmopolite ?

    J’ai commencé à travailler sur les gares en maîtrise de sociologie urbaine : je débutais alors une réflexion sur les définitions de ce lieu. Or, si l’on tient compte des écrits scientifiques, des discours, des pratiques des aménageurs et transporteurs, on s’aperçoit assez vite qu’il existe une définition presque unanime : la gare est avant tout un lieu-mouvement, pour être ensuite définie comme pôle d’échange, comme espace multifonctionnel.
    Ce qui est primordial pour les gestionnaires et les aménageurs de la gare, c’est la fluidité des divers mouvements générés par la gare et les multiples moyens de transport qu’elle accueille. C’est en fait donner une très large place à tout ce qui concerne la fonctionnalité du lieu. Ce qui importe avant tout aux divers aménageurs, c’est de gérer au mieux les flux d’usagers, les origines et destinations de ces flux, et faire en sorte que la gare et les divers types de transport qui lui sont liés soient adaptés à une gestion claire et efficace de ceux que l’on désigne comme “ pendulaires ”.

    Mais si le discours semble explicite, force est de constater que les définitions de la gare sont complexes, même pour ses gestionnaires : il n’est qu’à voir la naissance, en 1996, à la SNCF d’une Direction du Développement des Gares pour traiter les nombreux problèmes que pose cet espace “ multifonctionnel ”, à la croisée de nombreuses logiques.

    Par ailleurs la gare, lieu de la complexité et de la modernité des modes de transport et des aménagements conséquents, est traversée de toutes parts de mouvements, de déplacements divers qui débordent de ce lieu, pour aller irriguer les quartiers proches, la ville. C’est aussi un lieu où la halte, l’attente, l’immobilité sont possibles, où apparaissent, sous le regard du chercheur, des co-présences durables ou ponctuelles de populations différentes. Les gares sont donc des espaces complexes, où s’articulent de manière originale mobilités et sédentarités.

    Ce n’est donc pas du haut des politiques “ managériales ”, qui inscrivent des limites aussi bien historiques, géographiques, symboliques qu’administratives, traduites par les formes du bâti, que l’on doit aborder la gare, mais par une démarche anthropologique. Celle-ci s’avère nécessaire pour restituer aux individus et aux groupes leur place dans l’analyse de ces espaces. Ces individus et ces groupes exposent en effet des contours ; ils suggèrent des processus plus complexes que les typologies parfois réductrices des acteurs responsables de l’aménagement et de la gestion de ces lieux. Ce type d’approche donne toute son ampleur à un empirisme qui s’avère alors “ irréductible ” (Schwartz) comme l’ont montré les diverses recherches présentées au cours de cette École Doctorale.

    Les approches sociologiques et anthropologiques permettent donc, par rapport au sujet étudié, de mettre en lumière les usages de ce lieu en élucidant la diversité des échanges. En effet, avec la gare se pose la difficulté de définir un “ lieu-mouvement ”, un lieu fixe dédié à toutes sortes de mobilités, à la fois lieu d’arrêts, d’échanges, de croisements d’individus ou groupes aux pratiques diverses, “ temple de la modernité ” par la maîtrise de la vitesse et la conjonction de plusieurs moyens de transport.

    Aborder la gare, c’est aussi un défi en regard des méthodes de l’anthropologie urbaine. En quelques points :
    - Prendre la gare comme objet de recherche, c’est privilégier les analyses transversales et non s’attarder uniquement sur un champ d’analyse spécifique.
    - C’est aussi dépasser le thème célèbre du “ village urbain ” que les tenants de l’École de Chicago ont largement développé, pour concevoir la gare comme un “ morceau de ville ”, ouvert de toutes parts à des usages, pratiques diverses, largement travaillé, rythmé et recomposé par des mobilités et sédentarités remettant en cause un certain “ localisme ”. Il y a imbrication des échelles territoriales, débordements dans et sur la ville médiatisés par des divers transports présents dans et aux alentours de la gare.
    - Enfin, rapidement, même si il faut tenir compte de ce qui se trame dans cet espace public qu’est la gare en s’intéressant aux problèmes de la vie quotidienne (Goffman) dans ce lieu, à l’ordre public et à sa logique interactionnelle, comme le font les recherches menées par I. Joseph et alii sur la gare du Nord notamment, la gare ne peut être définie uniquement par cette approche micro-écologique s’intéressant aux notions d’“ espace public ”et d’“ accessibilité ”.

    En effet, comme l’ont montré les observations empiriques sur divers terrains, s’intéresser à la gare, c’est aussi reconsidérer les jeux de proximités et de distances, leurs liens avec les techniques mises en place dans et aux abords des gares. Il s’agit alors de porter attention, à l’image de Simmel, à ce qui fait le “ liant ” entre individus, groupes et échanges : c’est l’entre-deux que Simmel met en valeur et qui concerne tant les usages de la gare.

    Le travail de terrain
    J’ai débuté ce travail à la gare Santa Maria Novella à Florence (Italie) durant ma maîtrise. À cette époque, mes recherches s’attachaient surtout à comprendre comment les acteurs de l’aménagement de ces lieux concevaient la gare. Et ce d’autant plus que ces dernières années, avec le développement et la diffusion des moyens de communication de masse, l’application des télématiques et l’avancée des technologies de transport, existe tout un discours politique et économique sur des lieux tels que la gare : dans ces discours, la gare, ou plus précisément ce pôle d’échange, ce “ point de réseau ” est présentée comme une structure forte de l’espace urbain, un point d’attraction et de rayonnement, un centre donc.

    Il s’agissait alors pour moi de tenir compte de la situation culturelle (touristique), économique et géographique de Florence et de voir les rôles que jouait la gare dans cette ville et au-delà : quels déplacements engendre-t-elle ? Quels types de circulations la traversent pour déferler ensuite sur Florence et ses alentours ? Quels statuts a-t-elle dans la ville, c’est-à-dire quelles sont les représentations qu’elle draine dans les trajectoires des uns et des autres ? De quels rôles est-elle investie par les pouvoirs économiques et politiques quant à une gestion de ce que ces pouvoirs nomment communément des “ flux de circulation ” ?

    Même si les premières approches sur le terrain montraient que la gare de Florence n’était pas qu’un haut lieu dédié aux mobilités des “ pendulaires ” mais qu’elle était, au contraire, un espace complexe dans lequel je pouvais observer qu’il existait des articulations originales entre mouvements et sédentarités, j’ai eu du mal à m’extraire des définitions explicites des acteurs responsables de l’aménagement et de la gestion de la gare, qui, comme écrit plus haut, marquent des limites d’ordre divers. Et même si, dans une démarche anthropologique, j’ai essayé de restituer au “ Génie Social ” (Sansot) sa place dans l’analyse de ces espaces, je suis quand même restée très dépendante de définitions plutôt réductrices de la gare et de la mobilité, à ce que les aménageurs et gestionnaires de ces lieux nomment “ flux ”, à ce qui finalement était plus visible, semblait plus simple ou plus clair au premier abord.

    Cela dit, c’est peut-être en partant de ces définitions “ managériales ” de la gare, qu’une autre approche a été possible (une définition en creux), notamment en raccrochant la gare aux problématiques de la mobilité (Tarrius). Il est en effet tout aussi pertinent de s’intéresser à la gare comme espace de mobilité, en considérant par hypothèse les phénomènes de mobilités comme caractéristiques du mode de vie urbain.

    Effectivement, il s’est avéré, en continuant les recherches en DEA sur les gares de Perpignan, Toulouse et Gare du Nord à Paris qu’il existait dans ces hauts lieux du mouvement, d’autres acteurs et groupes d’acteurs aux contours plus complexes et perméables que les typologies réductrices des acteurs de l’aménagement de ces lieux. Ces dernières, en effet, "invisibilisent" une part importante des pratiques de mobilités / sédentarités. Celles-ci, pourtant, subvertissent les frontières des lieux, les trajectoires des mobilités définies a priori par les acteurs de l’aménagement.

    Et c’est en s’interrogeant “ sur la nature et la forme des échanges spatialisés, sur les modalités de structuration des territoires [territoires de, dans la gare et au-delà...] par les circulations, les flux d’hommes et de marchandises, sur les rapports entre groupes sociaux, professionnels ou non, et technique facilitant le déplacement ” (Tarrius) que le mouvement a pris un autre sens.
    Il s’est agi donc d’aborder la mobilité (et donc la gare) non pas d’un point de vue uniquement spatial, mais d’en montrer ses multiples dimensions. En effet, les faits de mobilité spatiale laissent des traces et comme l’a écrit Alain Tarrius “ chaque mouvement de population dans l’espace est aussi mouvement dans les échelles de stratification sociale. Se mouvoir, c’est consommer symboliquement et factuellement du temps, de l’espace, c’est apercevoir les lieux de l’Autre, c’est manifester symptomatiquement ses places ; celle que l’on perçoit, celle que l’on désire, celle que l’on occupe ”.

    Comment alors, d’un point de vue méthodologique, mettre en évidence ce langage des mobilités, c’est-à-dire quel mode de lecture adopter ?
    C’est en prenant en considération les temps et les espaces que les sens des pratiques de mobilité s’éclairent. Il s’agit ici de prendre le temps comme une commodité méthodologique. Le temps a une épaisseur : il est social. Le temps associé aux pratiques des échanges spatialisés permet en fait une lecture des comportements des différents groupes, en étudiant de plus près leurs rythmes sociaux. Les mobilités prennent alors une densité plus forte (un sens plus complexe) dans la mesure où l’analyse de ces rythmes sociaux permet de définir des groupes identitaires (identités culturelles, professionnelles,...) et les territoires auxquels ils sont liés. En résumé, ces rythmes font apparaître des proximités sociales (le lien social définissant une identité s’avère donc primordial) c’est-à-dire des voisinages, des réseaux relationnels qui sont propices aux échanges (ce peut être des échanges de biens, de services, etc.), le tout créant des ensembles territoriaux, qui sont alors des constructions sociales, et formant des univers de références urbaines.
    Je me suis donc attachée à voir comment étaient recomposés en proximité des espaces disjoints, éclatés par les logiques des différents programmes urbanistiques, ou du moins qui semblent comme tels de par les formes de l’urbain, bouleversant par là la conception des espaces locaux.

    C’est donc à partir de cette manière d’aborder la gare et des articulations originales entre mobilités et sédentarités que la recherche en DEA s’est déroulée.

    Je me suis attachée à l’étude de trois gares : il ne s’agissait évidemment pas de donner un plan d’ensemble du paysage de ces trois lieux mais de l’ordonner selon trois axes :
    - La gare Matabiau, à Toulouse : quand j’ai démarré cette étude avaient lieu autour de la gare de grandes opérations d’aménagement, rénovations, constructions et démolitions : construction d’une immense médiathèque, construction tout à côté d’immeubles de standing, etc. Il me semblait donc intéressant de se pencher sur la manière dont la gare est sans arrêt témoin des transformations de la ville depuis la moitié du XIXe siècle, comment elle est très souvent (et de plus en plus ?) au centre de nouveaux développements urbains.
    Effectivement, la gare et ce qu’elle suppose comme image forte de la modernité et du progrès, avec la mise en service de nouvelles technologies, la fonctionnalité et la clarté des espaces, l’efficacité, etc., représente depuis l’arrivée du chemin de fer dans les villes un enjeu de taille pour ces dernières, le chemin de fer devant jouer un rôle primordial dans leur évolution, la gare devant être la vitrine du progrès. Quelles répercussions (économiques, sur la structure sociale, sur la démographie, etc.) le chemin de fer et la gare ont-ils eu sur la ville, et vice-versa ? Quelles ont été les interactions ?

    - la gare de Perpignan : elle me semblait intéressante par la position même de la ville en Catalogne, voire dans l’espace européen. C’est une ville très proche des frontières espagnoles, lui conférant en cela une place particulière. Cette position me permettait d’aborder les problématiques liées à la gare en envisageant les “ effets de frontières ”. Je pouvais donc envisager la complexité de la notion de frontière, d’autres univers de normes, d’usages, proches et lointains à la fois.
    En fait, comment la gare de Perpignan et ceux qui la “ font ” (c’est-à-dire : ceux qui la traversent, l’occupent, la gèrent, …), au-delà des usages que l’on rencontre fréquemment dans ces lieux, peut-elle amener plus spécifiquement à une redéfinition des approches en termes de mobilité / sédentarité en relation avec les notions de frontières, de seuils, de limites, de passages (W. Benjamin) ?
    La gare de Perpignan et les territoires qui l’environnent, de par sa position et les représentations qu’elle draine, est-elle un lieu ou, plus qu’ailleurs, arrive / repart / s’installe / disparaît l’Étranger, l’Autre qui, par sa mobilité / sédentarité traverse, subvertit les frontières, tant celles de la ville, qu’au-delà ?

    - Enfin, la gare du Nord à Paris : je me suis demandée comment ce lieu de la complexité et de la modernité des modes de transport et des aménagements conséquents était aussi un espace de centralité sociale, de rencontres, “ d’irrigation ” des quartiers voisins ?
    Cette gare était d’autant plus passionnante qu’elle accueille un trafic d’environ 540 000 voyageurs, ce qui en fait la troisième gare du monde et la première gare européenne : flux venant et allant dans de multiples directions (locales et régionales, nationales et internationales), irriguant les quartiers proches, la ville, mais aussi co-présences durables ou ponctuelles de populations différentes sur un même territoire.
    Il s’agissait donc de s’intéresser aux rapports entre technologies (de transports, de communication…) et sociétés, et voir le jeu réflexif entre les deux, et non pas se contenter d’enregistrer les transformations dues aux techniques modernes. Je voulais aussi comprendre comment les groupes et individus se réapproprient les nouveaux moyens de transport : un grand voyageur rencontré à la gare du Nord nous dira que chaque nouvelle ligne (train, métro, etc.) mise en fonction était pour lui “comme une victoire personnelle”, ainsi il pouvait inventer de nouveaux parcours.
    Je m’interrogeais aussi sur l’existence d’effets de recomposition spatiale, sociale et économique qui seraient induits par le développement et l’aménagement de ce qu’on nomme communément “un grand complexe d’échange”. Si effets il y a, à quelles échelles ont-ils lieu : “ agglomérations ”, quartiers proches, autres ? De quels types de territoires s’agit-il : juxtaposés, superposés, visibles, etc.?
    Enfin, la gare du Nord, depuis longtemps déjà, met Paris en relation avec les autres villes européennes. Par la gare du Nord, c’est toute une tradition et une expérience de la circulation que je percevais : quelles logiques tous ces individus et groupes développent-ils, quels liens, quel sens dans la création d’un tissu commercial où les marchés très spécialisés, “ ethniques ” (les tamouls du faubourg Saint-Denis, longeant la gare du Nord par exemple), deviennent des pôles de rassemblement pour tous ceux qui sont dispersés à Paris mais aussi à l’extérieur; sans oublier d’autres lieux ou d’autres institutions qui semblaient fonctionner à l’échelle régionale ? Quel rôle tient la gare dans tous ces dispositifs ?
    La gare n’est pas composée d’espaces abstraits, de “ non-lieux ” (M. Augé) mais est un support à un grand nombre d’échanges divers, aux subversions des espaces-fonctions par le mouvement / sédentarité, aux débordements. Bref montrer en quoi les “ situations ” de métissages, mixités ponctuelles ou durables à la gare permettent de comprendre des logiques territoriales à plus grande échelle : comment le singulier, la micro-localisation, des situations de "quotidienneté" permettent de percevoir les changements plus globaux.
    C’est donc l’étude des mobilités / sédentarité qui me permettait de donner une (ou plusieurs) autre(s) définition(s) de la gare.

    Voilà donc la multiplicité des axes de recherche de ce DEA, montrant bien toute la difficulté, l’éclatement et la complexité que l’étude des gares mettait en exergue.

    J’ai continué en thèse sur la gare du Nord d’abord, pour ensuite me pencher sur la gare Matabiau. A partir de la gare du Nord, je désirais m’interroger sur les redéploiements de collectifs migratoires dans les villes, les nouvelles formes cosmopolites tributaires de l’amplification et de l’accélération des communications. Et cela à partir de leurs usages des dispositifs de transports les plus contemporains, les plus interconnectés, les plus aptes à articuler des niveaux territoriaux du proche au lointain.
    Je voulais comprendre comment des lieux de la ville qui font centralité circulatoire peuvent faciliter les négociations indispensables à l’institution de co-présences originales, au développement de côtoiements originaux parce qu’appuyés sur les opportunités originales de communication, d’installation, de valorisation des lieux et des initiatives, de définition de nouvelles centralités territoriales urbaines, spécifiques ou collectives, permises par les déploiements les plus récents des technicités circulatoires.
    C’est notamment en remarquant les installations d’Indiens (Tamouls plus particulièrement) aux proches alentours de la gare (rue du faubourg Saint-Denis), et les liens qu’ils entretiennent avec la ville et d’autres territoires (notamment des quartiers de Londres), que ces questionnements devinrent centraux.
    Ces observations et d’autres encore (la centralité, et pas uniquement commerciale, de réseaux de sociabilité de la rue Myrha, par exemple) me permettaient donc de considérer la gare du Nord sous l’aspect des articulations entre lieux et populations que permettent les interconnexions de transports, et laissaient donc voir la richesse et la diversité des réseaux et des contextes d’étapes, d’installations plus ou moins ponctuelles dans la ville, de ces collectifs “ identitaires ”.

    La gare devient un outil méthodologique (commodité méthodologique ?) pour approcher autrement la ville. Je m’intéresse donc à la façon dont les étrangers font “ œuvre cosmopolite ” : c’est-à-dire, comment ils créent des opportunités nouvelles pour ces mixités, ces métissages, que ne laissaient pas augurer, il y a peu encore, les spécialisations fonctionnelles et les ségrégations sociales, les affectations culturelles, économiques et ethniques urbaines ?
    Les mobilités, et les rencontres qu’elles permettent hors de ces lieux d’affectation résidentielle ou commerciale urbaine, construisent dans la ville, souvent sur le mode des juxtapositions, des espaces du mélange et de la reconnaissance. Ainsi se constituent des mondes de l'altérité : autres étranges plus qu'étrangers au sens ethnique du terme, tels que jeunes sans attaches, errants (avec ou sans papiers), individus privés de l'intensité des échanges à cause de leur âge ou d'évènements divers, ou tout simplement populations ethniques s'émancipant fugitivement des contraintes de la ségrégation résidentielle.

    Leurs co-présences dans des lieux du passage permettent à ces altérités d’instituer des proximités inusuelles où l’enracinement local et la légitimité institutionnelle, l’opportunité des usages fonctionnels de la ville ne font plus lien ni ordre mais permettent des échanges intenses, des initiatives de sociabilités peu vues, peu reconnues, mais réelles, bien que naissant sous le regard du chercheur.

    Les gares, par exemple, lieux carrefours, autorisent, selon des rythmes sociaux que nous désirons identifier, la manifestation de ces comportements. Elles offrent la commodité de délimiter des terrains de départ des investigations. En effet, ce qui fait l’exemplarité de la gare, ce sont les rencontres permises entre étrangers et autochtones sur ce mode des altérités réciproques : là, en formations cosmopolites se côtoient, se regardent enfin, s’évitent ou se parlent, des personnes que rien ne fédère dans l’ordre habituel des co-présences résidentielles : le “ tu n’es pas d’ici ” ne fait plus sens. On peut donc dire que les gares font partie de ces lieux qui ne sont pas identifiés comme ceux d’une affectation particulière.

    Conclusion :
    Il s'agit donc d'introduire ici une réflexion qui ne localise pas des grands groupes de migrants dans des enclaves urbaines, mais qui met en exergue la fluidité des espaces intermédiaires, au nombre desquels se trouve la gare. Il s'agit de prendre à témoin la gare Matabiau à Toulouse, perméable à de telles manifestations cosmopolites qui contribuent à la formation de nouveaux espaces d'initiatives sociales et économiques, de rencontres, s'étendant par proximité aux quartiers voisins, et par proximité morphologique à d'autres lieux ayant les mêmes caractéristiques. Ainsi, se construit dans un même mouvement notre objet, nos enjeux épistémologiques et méthodologiques, dans ce lieu tel que la gare où les étrangers font œuvre cosmopolite.

    Par ailleurs, si ce travail de thèse part d’un lieu et non d’une population, si l’étude des grandes migrations n’est pas un préalable à ma recherche (les mobilités étudiées ont pour théâtre un territoire plus restreint), il me semble cependant important de souligner, et ce, quel que soit le terrain ou l’objet de recherche, le grand intérêt porté par tous aux formes de socialisation originales (nouvelles ?) exprimées à partir des mobilités et des rencontres qu’elles permettent.
    En effet, il est intéressant de voir l’importance des mobilités, quel que soit le terrain ou l’objet de recherche, dans la construction identitaire, dans le bricolage identitaire. Ce type d’approches par les mobilités semble permettre une compréhension plus fine, met en exergue des articulations originales entre espace – temps – identité, triade fondatrice des sciences sociales et humaines.
    Les discussions et communications des apprentis chercheurs et des chercheurs confirmés m’ont persuadée qu’aborder les divers terrains et objets, nécessitait (avant tout ?) l’apprentissage ou la création d’un vocabulaire, la redéfinition de concepts qui nous semblent classiques ou jouissant d’une définition unanime, et ce, quel que soit le champ disciplinaire auquel on se raccroche.
    Effectivement, aborder un terrain, un objet par les mobilités, montre qu’il faut s’interroger sur la polysémie des termes employés (nomadisme, territoire, espace, local, transnational, …), afin d’avoir accès à un “ savoir être total ” (De Tapia, Simon) des individus et groupes observés sur nos terrains respectifs.

    Outre cette réflexion théorique, épistémologique (?), des interrogations parallèles, symétriques en ce qui concerne les techniques d’enquête sont importantes quant à l’appréhension des faits de mobilités. Là aussi, c’est une grande diversité des approches que l’on a pu remarquer : aborder la “ culture ” de la mobilité par la mise en exergue d’une biographie, pour voir le jeu entre les libertés individuelles et les normes sociales permet de dégager un espace de liberté (B. Fliche) ; entre autres, suivis, accompagnements de groupes circulants marocains pour comprendre leur dynamique circulatoire et repérer les territoires qui les supportent et les réseaux qu’ils mobilisent (C. Gauthier), pour ne citer que ces deux exemples.
    Alors, à travers ces différentes recherches qui ont été exposées dans cette session d’Études Doctorales, vouloir comprendre les faits de mobilité c’est, me semble-t-il, un bricolage permanent constitutif du cheminement de recherche, d’invention, de re-création.

  • Appel à contributions OUI session d'école doctorale Mobilités et migrations inter-régionales et internationales dans les grandes métropoles 28/05-02/06/2001


    Renseignements

    deuxieme Session de l'école doctorale

    Réseau des observatoires urbains du pourtour MÉDITERRANÉEN

    (Ministère des Affaires Etrangères - Ministère de la Recherche)

    ISTANBUL du 28 MAI au 1er juin 2001

    Mobilités et migrations inter-régionales et internationales dans les grandes métropoles

    Appel à participation des doctorants

    À la suite de la première école doctorale de la coordination des observatoires urbains du pourtour méditerranéen organisée par le Centre d'Etudes et de Documentations Economiques, Juridiques et Sociales (Le Caire, Egypte) du 14 au 18 décembre 2000, l'Observatoire Urbain d'Istanbul organise la deuxième session qui se tiendra du 28 mai au 1er juin 2001 dans la région d'Istanbul. Le thème retenu pour cette école doctorale a trait aux différentes méthodes d'analyse des migrations et mobilités inter-régionales (internes à un pays) et internationales dans les grandes métropoles, à l'heure où leur ampleur et où les apories du discours officiel exigent un renouvellement des approches. Le point de vue adopté, original dans le cadre des études sur les migrations, consiste à ne pas distinguer mobilités internes et mobilités internationales, dans la mesure où celles-ci s'entremêlent dans les territoires métropolitains.

    Les questions posées seront :

    • Quelles sont les catégories mobilisées par le discours officiel et la recherche dominante à caractère économique, politologique et démographique ?
    • Quels peuvent être les apports d'autres discours (par exemple de type anthropologique) au renouvellement de l'analyse ?
    • Comment analyser la mobilité non pas comme seule contrainte, mais aussi comme ressource et stratégie ?
    • Quels sont les réseaux sociaux mis en œuvre par ces mobilités et migrations ?
    • Quels types de territoires urbains sont construits par ces mobilités et migrations, et comment sont-ils configurés ? Comment, dès lors, caractériser la présence du migrant dans ces territoires et ses rapports à des espaces différenciés ?

    Modalités d'inscription des doctorants

    Les doctorants inscrits dans les universités françaises ou étrangères, en sciences sociales et humaines intéressés par ce projet sont invités à poser leur candidature selon les modalités suivantes :

    Il leur est demandé d'envoyer :

    • un curriculum vitæ établi selon le modèle joint en annexe,
    • un bref résumé de leur projet de thèse (15 lignes maximum),
    • une lettre du directeur de thèse sur l'état d'avancement du travail précisant en quoi ce dernier justifie la participation du candidat à l'école doctorale (priorité sera donnée aux doctorants déjà engagés dans un travail de terrain et en possession d'une problématique bien argumentée),
    • un projet d'intervention en rapport avec une des problématiques de l'école doctorale (une page maximum).
    Le dossier sera adressé, au plus tard le 31 mars 2001, au secrétariat scientifique de l'école doctorale :
    de préférence par courrier électronique en fichier attaché format RTF à l'adresse : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. (la lettre du directeur de thèse sera directement envoyée à l'adresse ci-dessous).
    à défaut sur support papier, à l'adresse de l'Observatoire urbain d'Istanbul – Ecole doctorale : Institut français d'études anatoliennes, Nuru Ziya Sok. N. 22, P. K. 54, 80072 Beyoğlu/ISTANBUL – Turquie.
    Vingt à vingt-cinq doctorants seront sélectionnés par le comité d'organisation de l'école qui en informera tous les postulants au plus tard le 30 avril 2001.
    Les frais de transport, de restauration et d'hébergement des candidats sélectionnés seront intégralement pris en charge par le comité d'organisation, sans avance de la part des candidats.

    Le programme définitif de l'école, avec la liste des doctorants, des animateurs scientifiques et des conférenciers, et le détail du déroulement des journées, sera communiqué dans le courant du mois de mai 2001.

    Pour toute information complémentaire sur les modalités d'inscription :
    This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    Observatoire urbain d'Istanbul : (0090) 212 244 17 17 poste 116

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    Problématique générale et enjeux scientifiques : explicitations

    Les métropoles du pourtour méditerranéen polarisent des mouvements de population de nature, d'intensité, de temporalité et de rayon très variables, qui contribuent à la fois au dynamisme économique des métropoles, à leur animation quotidienne, à leur aura culturelle, à leurs changements sociaux et à leurs transformations démographiques.

    Il s'agit à la fois de migrations en provenance de provinces plus ou moins éloignées des pôles urbains, de mobilités (intra-annuelles) entre ces provinces et les métropoles, de migrations en provenance de pays étrangers et de mobilités (sans installation durable), parfois très sporadiques, entre les territoires étrangers et les métropoles.

    Face à ce phénomène complexe, les seuls paradigmes confortables et souvent réducteurs de la « migration rurale » et de « l'émigration de travail », souvent présentées sous un angle unilatéral paraissent insuffisants. En outre, l'approche statistique dominante des phénomènes migratoires, approche par définition statique, est impuissante à rendre compte des turbulences démographiques constitutives de la nouvelle métropolité.

    La méthode trop courante qui consiste à assigner à chacun un lieu et une identité exclusifs doit être dépassée. On peut être d'ici et de là-bas en même temps. En conséquence, il est nécessaire de parvenir à intégrer dans l'analyse les pluri-appartenances, les retours, les « allers et retours » et les « circulations » en fait incessants, inscrits ou non dans les « champs migratoires » définis par les migrations à proprement parler.

    Pour en finir avec les approches réductrices, l'objectif est de réfléchir aux méthodologies à mettre en œuvre pour rendre compte de phénomènes désormais saillants dans l'économie et le fonctionnement métropolitains. A ce titre, seul un fin travail de terrain de type anthropologique, affranchi des catégories et a priori communs, peut permettre de saisir les mobilités dans toute leur subtilité et diversité. Collecte de récits de vie, observation flottante et enquêtes menées dans les différents espaces investis (parfois très subrepticement) par les migrants peuvent constituer des méthodes fructueuses pour briser les discours convenus.

    Concrètement, plusieurs axes vont être dégagés au cours des journées :

    1. – Essai d'analyse critique du discours dominant

    Par « discours dominants » on entend en premier lieu les discours produits par les pouvoirs politiques, économiques et les grandes institutions internationales ou régionales du type ONU, UE ou OCDE. Des extraits de rapport seront utilisés pour conduire ce travail préalable indispensable, sorte de tabula rasa conceptuelle. En second lieu, on s'efforcera de décrypter les discours académiques sur la migration et la mobilité, qui fondent bien souvent les discours dominants précités, en s'adaptant à la demande. En d'autres termes, on cherchera à comprendre les conditions de production du discours scientifique en relation avec la nature et les attentes des commanditaires. Pour ce, on procèdera à un état et à une caractérisation des matériaux communément à disposition (« littérature grise », littérature académique, statistiques...), censés décrire les mobilités. Sur quels présupposés et sur quelles méthodes reposent ces analyses ? Comment sont construites les sources utilisées ? Quelle vision de la mobilité produisent ces analyses ? A cet égard, les doctorants comme les animateurs scientifiques seront invités à présenter et à critiquer leurs sources en tenant compte de l'origine et des conditions de production de celles-ci.

    Par là, on espère mettre à jour les paradigmes usés, voire les idéologies ou préoccupations sous-jacentes, qui généralement gênent et parfois biaisent franchement l'appréhension des mobilités métropolitaines.

    2. – Essai d'élaboration conceptuelle : nouvelles lectures du fait migratoire

    Sur la base de la critique du discours dominant développé dans le premier point, on essaiera de faire émerger d'autres modalités d'appréhension des phénomènes migratoires, en examinant comment chacune des disciplines du champ des sciences humaines et sociales peut à sa façon contribuer à la fois à déconstruire les discours dominants et à proposer des voies de recherche plus fines et mieux adaptées.

    Pour ce faire, on tentera une mise au point sur les notions-clés de « migrants », d'« identités multiples », de « diaspora », de « champ migratoire » et de « territoire circulatoire ». Cette mise au point reposera sur les travaux récents des animateurs scientifiques. Chaque doctorant aura là de plus la possibilité d'exposer la méthodologie et la terminologie qu'il compte utiliser, et de la soumettre à discussion et confrontation.

    Cette tentative d'élaboration conceptuelle nous permettra de sortir d'une vision encore trop courante de la migration comme processus contraint et « définitif », créant un « ici » et un « là-bas », qui seraient des territoires définis et parfaitement distincts, comme un « avant migratoire » et un « maintenant post-migratoire » durablement scindés. De la sorte, une place pourra être faite aux mobilités qui ne se soldent pas par des changement de résidence enregistrables par l'état civil des Etats-Nations-Territoires débordés par ce genre de flux, mais qui dessinent plutôt des territoires de vie et d'activités souples et pluriels, à cheval sur plusieurs cadres nationaux.

    3. – Etude de la mobilité comme ressource et stratégie

    Parmi les changements de point de vue à promouvoir, celui qui consiste à analyser les mobilités comme pourvoyeuses de ressources complémentaires (ainsi les mobilités à la valise à peine encore étudiées à Istanbul) ou principales et même comme fondatrices de véritables "entreprises économiques de l'entre-deux" semble heuristiquement fécond. En effet, la tendance dominante tend à faire des migrations la résultante quasi mécanique d'une contrainte – souvent d'ordre économique ou « politique », sans d'ailleurs que ces catégories soient précisément définies dans les typologies de causes inlassablement produites – à laquelle le candidat-migrant serait irrépressiblement soumis. En rupture avec ce point de vue, il paraît intéressant de restituer au migrant sa part d'initiative et sa capacité à s'inventer et à se dessiner un « projet de mobilité ». En d'autres termes, il s'agit de faire du migrant un acteur et d'envisager la migration comme ressource et stratégie.

    Par exemple, la mobilité et les stratégies migratoires sont étroitement liées aux transformations des territoires métropolitains par le biais des projets immobiliers. Dans ce cadre, une étude des rapports entre production du bâti, état du parc de logement et mouvements de populations pourra être esquissée. De fait, on s'aperçoit que les transferts de fonds (qui permettent de construire et de construire encore), de savoir-faire, de modes de vivre/consommer et de compétences sont fortement associés aux mobilités en tout genre. De même, l'examen du rapport entre taux de vacance du parc de logement et turbulence de la population doit être conduit, de manière à mieux cerner la réalité des stratégies immobilières des personnes mobiles et les divers modes d'habiter dans les métropoles. En effet, les migrants peuvent être considérés comme des métropolitains intermittents.

    4. – Réseaux sociaux et mobilité

    Dès lors, il importe d'introduire la notion de réseau social, sans laquelle l'analyse de la mobilité-migration ne s'en tiendrait qu'à la surface des phénomènes. Le questionnement pourrait être le suivant : quels réseaux familiaux, religieux, politiques, géographiques (villageois ou régionaux) et économiques, la migration et la mobilité mettent-elles en jeu ? En quoi chacun de ces réseaux d'allégeance et d'appartenance participe-t-il à la définition et redéfinition du projet migratoire ? On espère par là – à l'inverse de l'approche essentialiste – montrer comment les identités se redéfinissent continuellement en fonction des contextes et des opportunités offertes par les différents réseaux sur lesquels repose l'expérience migratoire.

    Pour cela, on s'intéressera par exemple au rapport entre stratégies matrimoniales et itinéraires migratoires, au fonctionnement des réseaux villageois et à leur rôle dans l'insertion économique, et plus généralement aux activités associatives intramétropolitaines, qu'elles soient de nature religieuse, politique ou géographique.

    5. – Mobilité et configuration des territoires urbains

    Comme il n'y a pas nécessairement d'installation visible et de mise en scène du migrant-mobile, les modes d'investissement des espaces métropolitains par ces acteurs varient et ne produisent pas nécessairement du territoire – continu, stable, physique, cohérent – tel qu'on l'entend communément.

    Ici, une critique de la notion de « territoire ethnique » devra être menée, en tant qu'elle apparaît trop fixiste, réductrice, et « assignatrice », voire essentialiste (selon la logique sous-jacente « un territoire, une ethnie »). Le « territoire ethnique » n'est qu'un des modes d'expression de la présence migrante à la métropole, présence qui se traduit généralement par un rapport plus subtil et moins spectaculaire à celle-ci. La remise en question de la notion de « territoire ethnique » et d' « identité ethnique » des migrants doit permettre de dépasser la simple mise en scène touristico-commerciale de cette présence. En effet, tous les groupes de migrants ne sont pas producteurs de leur propre Chinatown bien visible et délimitée, susceptible en cela de conduire à une folklorisation de leur présence. Les activités des migrants demeurent néanmoins le moteur d'un accrochage territorial indéniable, même si ces activités sont cachées, mobiles (cas des vendeurs de rue), toujours précaires. L'analyse de l'articulation entre territoire de résidence (souvent peu visible et changeant) et territoire d'activité, en faisant éclater la notion de « territoire ethnique », rendra mieux compte de la complexité de la présence des migrants dans la métropole.

    Pour ce, une journée de travail sur le terrain, et l'analyse in situ des territoires et activités de la migration et de la mobilité est prévue. Elle traduit la nécessité d'une approche anthropologique, précisément territorialisée dans des quartiers comme celui de Lâleli, dans la gare routière inter-urbaine d'Esenler ou sur les marchés du travail des Roumains, Moldaves, Azéris et autres.

    DEROULEMENT DES TRAVAUX

    L'école se tiendra sur 5 jours, du lundi au vendredi compris. Elle combinera des interventions des doctorants, ciblées dans le cadre des questionnements présentés ci-dessus, et soumises à une discussion portée par les animateurs scientifiques, et des interventions ponctuelles d'experts travaillant sur le terrain stambouliote.

    Les travaux se dérouleront pour partie au sein de groupes de travail, pour partie lors de séances plénières de synthèse. A cela sera intégrée une journée de travail sur le terrain qui permettra de nourrir les travaux par des exemples concrets.

    Observatoire urbain d'Istanbul

    Ecole doctorale

    Mobilités et migrations inter-régionales et internationales dans les grandes métropoles

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    Date de première inscription en thèse :

    Langues maîtrisées pour la compréhension orale et écrite :

    Activité professionnelle pendant la préparation de la thèse :

    Activités et publications éventuelles en rapport avec la thématique des migrations et mobilités :

  • Atelier - Istanbul : müstesna şehrin istisna hali 9/11/2013

    Samedi 9 novembre 2013 13-18h
    au Palais de France
    mustesna davetiye
  • Axe Commerce

    AXE COMMERCE

    Présentation

    On observe en Turquie depuis les années 1980, une très grande diversification des formes de commerces se manifestant par une recomposition de l’offre et à des mutations de l’espace marchand. Si la concurrence exacerbée raréfie le tissu des petites entreprises individuelles au profit des grandes enseignes au capital plus solide, reste une tendance de fond particulièrement flagrante : la complémentarité des pratiques d’échanges. La résistance, parfois par des stratégies microscopiques et très personnalisées, est aussi un des aspects de cette recomposition de l’offre marchande.

    L’espace marchand stambouliote est, à cet égard, particulièrement emblématique de ces évolutions. Ce bassin de plus de treize millions et demi de consommateurs (auxquels s’ajoutent les neuf millions et demi de touristes annuels (chiffre de 2011)) est au sein d’un territoire urbain en forte croissance où les emprises commerciales se diffusent à grande vitesse. Les malls, (alış-veriş merkezi (AVM) en turc) constituent même des outils d’aménagement du territoire privilégiés des projets urbains développés en périphérie de la ville essentiellement. Supports du marketing urbain, ils sont très souvent associés aux projets résidentiels ou mixtes dont ils constituent parfois le fer de lance. Ainsi, aux petits commerces (épiciers, vendeurs de fruits…), vendeurs ambulants et marchés fermés ou ouverts se sont ajoutées des formes variées d’espaces de consommation ; les centres commerciaux (dont le premier, Galleria,a été inauguré en 1988), les supermarchés et hypermarchés (arrivée de Carrefour en 1993 sur la rive asiatique), les surfaces spécialisées (Bauhaus, enseigne spécialisée dans le bricolage implantée en 1996 à côté du premier Carrefour), marques discount, enseignes franchisées, petits formats des grandes marques tels Carrefour Express

    Ce sont ces évolutions, leurs conséquences sur la fabrique urbaine et sur les pratiques de consommation auxquelles l’axe s’intéresse.

    {tab=Thématiques de l'axe}

    • Mutations de l’espace marchand
    • Commerce, commerçant et quartier
    • La figure sociale de l’esnaf
    • Évolution, transmission des professions
    • Monnaie et échanges
    • Évolution des pratiques de consommation

     {tab=Chercheurs}

    Yoann Morvan (Chargé de recherche CNRS 2ème classe, section 38, IDEMEC)
    Aziliz Pierre (Doctorante en anthropologie urbaine, EHESS)

    {tab=Orientation bibliographique}

    Aziliz Pierre, "Le commerce : Un objet d'étude multiforme et pluridisciplinaire", Dipnot, 28 février 2013 [En ligne] http://dipnot.hypotheses.org/586

    {/tabs}

  • Axes de recherche des études contemporaines 2017

    Le pôle d’études contemporaines rassemble des recherches sur la Turquie contemporaine définie de manière large - de la fin de l’Empire ottoman à nos jours. Il regroupe des chercheurs issus de différentes disciplines (histoire, anthropologie, science politique, sociologie, géographie, démographie) autour de problématiques communes qui constituent ses axes de travail : 

    La recherche du pôle s’inscrit également dans les axes transversaux de l’IFEA :

    Le pôle est actuellement dirigé par Sümbül Kaya, pensionnaire scientifique à l’IFEA depuis janvier 2017 et composé de plusieurs chercheurs, doctorants et post-doctorants 

    {tab=Sümbül Kaya}

    Sümbül Kaya est politiste, responsable de l'OVIPOT et du pôle Études contemporaines de l'IFEA depuis janvier 2017. Elle travaille sur la socialisation politique des jeunes, sur l'armée et plus généralement sur la sociologie politique de la Turquie
    This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. Page personnelle

    {tab=Clémence Scalbert-Yücel}

    scalbert-yucelClémence Scalbert-Yücel est géographe, responsable de l'OVIPOT et du pôle Études contemporaines de l'IFEA de septembre 2014 à décembre 2016. Elle travaille sur les politiques linguistiques et culturelles, la fabrique patrimoniale et les questions minoritaires.
     Page personnelle

    {tab=Jean-François Pérouse}

    jfpJean-François Pérouse est géographe. Il travaille sur la Turquie contemporaine au travers ses dynamiques urbaines. Il assure la direction de l'IFEA depuis septembre 2012.
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    Page personnelle

    {tab=Adeline Braux}

    photo abraux

    Adeline Braux a été responsable de l'Observatoire du Caucase de janvier 2014 à août 2106. Spécialiste des migrations, du droit des réfugiés et du phénomène de diasporas dans l'espace post-soviétique, elle s'inscrit dans l'axe Migrations et Mobilités.
     Page personnelle

    {tab=Elif Aksaz}

    Elif Aksaz est sociologue, elle enseigne la sociologie des migrations à l'Université Galatasaray. Elle coordonne l'axe Migrations et Mobilités (AMiMo) et travaille sur les questions relatives aux migrations, la sociabilité, le mariage et la parenté
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     Page personnelle

    {tab=Ayşe Akyürek}

    Ayşe Akyürek effectue sa thèse de doctorat en anthropologie à l'EPHE sous la direction de Thierry Zarcone sur l'intégration de la femme aux fonctions de neyzen et semazen mévlévie au sein de la Turquie moderne. Elle a rejoint l'IFEA en octobre 2014 via le dispositif d'Aide à la mobilité.
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    {tab=Kristen Biehl}

    kristenKristen Biehl is a PhD candidate at the Institute of Social and Cultural Anthropology and the Centre on Migration, Policy and Society (COMPAS), the University of Oxford and doctoral fellow at the Max Planck Institute for the Study of Religious and Ethnic Diversity (MPI MMG) in Göttingen. Her doctoral research focuses on migration, diversification and urban spatial transformation in Kumkapı, Istanbul. She is currently a visiting scholar at IFEA, and is actively involved in the works of AMiMo research programme.
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     Page personnelle

    {tab=Julien Boucly}

    Julien Boucly effectue sa thèse de doctorat à l'EHESS sous la direction de Nathalie Clayer sur les politiques patrimoniales à Diayrbakır. Il a rejoint l'IFEA en octobre 2015 via le dispositif d'Aide à la mobilité. Il co-anime l'OUI avec Helin Karaman et est activement impliqué dans les axes Patrimoines anatoliens et Processus culturels contemporains.

    {tab=Helin Karaman}

    Helin Karaman effectue sa thèse en sociologie à l'EHESS sous la direction de Nilüfer Göle sur la normalisation des espaces publics à Istanbul depuis les années 1980. Elle a rejoint l'IFEA en octobre 2015 où elle co-anime l'OUI avec Julien BOucly.

    {tab=Anouck Côrte-Réal}

    Anouck Côrte-Réal est post-doctorante à l'IFEA où elle coordonne le projet TRANSFAIRE et anime l'axe Libéralisation.
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    {tab=Jean-François Polo}
    Jean-François Polo est politologue, en délégation à l'Université Galatasaray. Il travaille sur la diplomatie sportive et est impliqué dans le projet TRANSFAIRE en tant que chercheur associé.
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    {tab=Claire Visier}
    Claire Visier est politologue, titulaire d'une bourse de recherche Marie Curie (Université Bilgi). Elle travaille sur les dispositifs de financement de projets européens dans le cadre de la pré-adhésion de la Turquie à l'UE. Elle est impliquée dans le projet TRANSFAIRE et anime avec Clémence Scalbert-Yücel le séminaire de recherche à destination des doctorants.
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    {tab=Lydia Zeghmar}
    Lydia Zeghmar effectue sa thèse de doctorat en anthropologie à Paris-10 sous la direction de Michael Houseman sur l'invention d'une tradition nationale, les modalités de transmission d'une éthique par l'exemple d'une communauté folklorique. Elle a rejoint l'IFEA en octobre 2014 via le dispositif d'Aide à la mobilité.
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    {/tabs}

    Ce pôle de recherche s’appuie sur deux observatoires : Observatoire Urbain d’Istanbul (OUI) et l'Observatoire de la Vie Politique turque (OVIPOT). La mission des observatoires est d’accumuler et de mettre à disposition les sources primaires de la recherche, tout en accueillant des stagiaires et chercheurs de passage.

    Le pôle Études contemporaines est impliqué activement dans la publication de l'European Journal of Turkish Studies via ses membres présents dans le comité de rédaction de la revue.

    {tab=Circulations et Migrations}

     L’axe s’articule autour de l’étude des circulations des pratiques et des savoirs d’une part, et des mobilités et migrations d’autre part. Cet axe, s’inscrivant dans une approche délibérément pluridisciplinaire, sort de l’analyse des catégories et des typologies établies pour travailler à une réflexion sur la globalisation, les phénomènes circulatoires et les dynamiques migratoires.

    En 2015-2016, l’axe organise deux séminaire : le séminaire TRANSFAIRE et le séminaire Migration (AMIMO Working Papers Seminar Series)

    Thématiques de recherche et Projets en cours

    • ANR TRANSFAIRE logo-transfaire

    Cet axe est lié au Projet ANR (2013-2016) “Matières à transfaire. Espaces-temps d’une globalisation (post-)ottomane” (acronyme  “TRANSFAIRE”), dans le cadre du programme GLOB 2012 “Métamorphoses des sociétés  –  Globalisation et gouvernance”. Il est dirigé par Marc Aymes (CNRS, CETOBAC) et coordonné, à Istanbul, par Anouck Corte-Real, chercheure post-doc.

    À l’encontre des travaux qui analysent la mise en circulation de pratiques, d’instruments, de normes et de savoirs comme étape subséquente à leur production localisée, le projet Transfaire vise à étudier les instruments techniques et symboliques produits et reproduits par la circulation.
    L’ANR TRANSFAIRE organise un séminaire de recherche à Paris (CETOBAC- EHESS) et à Istanbul (IFEA).

    • AMiMo (Axe Migrations et Mobilités) AMiMo


    L’Axe Migrations et Mobilités (AMiMo)est ancré dans une tradition de recherches menées à l’IFEA, notamment au sein du pôle d’études contemporaines, de l’Observatoire Urbain d’Istanbulet de lObservatoire du Caucase.L’AMiMo fédère des chercheurs en sciences sociales qui étudient les phénomènes migratoires et de mobilités en relation avec la Turquie et le Caucase.

    En 2015-2016, l’AMiMo organise un seminaire de recherche (AMIMO Working Papers Seminar). 

    L'équipe de l'IFEA est aussi engagée dans le projet ANR LAJEH dont l'objectif est d'approfondir la connaissance des migrations au Moyen Orient en analysant les flux actuels de réfugiés dans leur contexte historique et régional.

    {tab=Territoires}

     Cet axe vise à analyser  la fabrique politique, scientifique et imaginaire des territoires d’une part, la territorialisation des dynamiques sociales et politiques d’autre part. Cet axe s’inscrit dans une tradition de recherche à l’IFEA, notamment autour de l’Observatoire Urbain d'Istanbul fondé fin 1988. La recherche, loin de se limiter aux territoires de la métropole stambouliote, s’intéresse également auxterritoires en région.

    Thématiques de recherche et Projets en cours

    L’objectif de ce projet ANR est de mieux comprendre la manière dont se fabriquent les marges urbaines et les processus d’intégration et d’exclusion dont elles sont l’objet, dans le pourtour méditerranéen. 

    Cette thématique de recherche a été lancée avec un financement duFonds d’Alembert en octobre 2012 et continue autour de collaborations variées notamment avec le séminaire Medi-Lev (INALCO/EFA/LAU-Ehess/IFEA) et le programme MEDITER (Paris-VIII-Claudia Moatti), sur les sciences sociales de la Méditerranée. 

    • Les territoires du politique

    Dans un pays dont la formation en tant qu’État-Nation-Territoire est aussi récente, théâtre de mobilisations politiques à caractère régionaliste, les débats sur la gestion politique du territoire continuent à être vifs. La régionalisation statistique ou la mise en place d’Agences (Régionales) de Développement dans les années 2000 ont contribué à initier d’autres manières d’aborder le territoire national. Les chercheurs de l’IFEA, au sein notamment de l’Observatoire de la Vie Politique et de l’Observatoire Urbain d’Istanbul, ou encore dans le cadre de l’ANR TRANSFAIRE, s’intéressent à l’émergence des pouvoirs politiques locaux, la territorialisation des politiques publiques, ou encore aux rapports entre acteurs publics et acteurs privés dans la gouvernance urbaine et territoriale.

    L’IFEA est aussi engagé dans un programme dénommé « Le gouvernement des grandes métropoles » porté par la « Chaire Ville » de l’École des Ponts et Chaussées (Dominique Lorrain).

    Kristen Biehl, Oxford U. (COMPAS), Max-Planck Fellow

    {tab=Processus culturels}

    Les recherches collectives ou individuelles rassemblées dans l'axe  Processus culturels contemporains entendent analyser les processus culturels contemporains en Turquie dans toute leur complexité et dans un contexte de globalisation. Ce faisant, elles dépassent les oppositions souvent invoquées telles que par exemple modernité-tradition ; sécularisme-religiosité ; culture-politique ; et ré-explorent certaines thématiques centrales des études sur la Turquie, telle que le folklore, la religiosité, le genre, ou les politiques culturelles dans des perspectives neuves au-delà notamment de la perspective de construction nationale ou identitaires.

    Trois projets sont actuellement en cours :

    {tab=Médias}

     Deux projets en cours sont à mettre au crédit de cet axe qui interroge les logiques, fabriques et réceptions des productions médiatiques en Turquie et dans la région

    {tab=Libéralisation}

     Libéralisation et politique sécuritaire

    Après plus de vingt ans d’économie fermée, la libéralisation et  l’internationalisation de l’économie turque observées depuis 1980 ont profondément bouleversé le paysage national économique. L’adhésion en 1995 de la Turquie à l’ douanière a marqué en particulier son intégration dans l’espace (économique) européen sans pour autant effacer toutes les divergences économiques et politiques. Ces processus complexes ont abouti notamment à une diversification et hybridation des pratiques de financement, de production, d’échanges et de consommation, devançant parfois les structures légales.
    Dans ce contexte, les chercheurs du pôle d’études contemporaines s’intéressent aux effets politiques et sociaux de cette interpénétration croissante de la Turquie par le biais de l’économie.
     
    La recherche est développée notamment dans le cadre de l’OVIPOT et de l’OUI et s’articule autour des thèmes suivants :

    • la circulation et transformation du pouvoir à travers l’économie
    • la reconfiguration de la fabrique urbaine stambouliote à partir de pratiques marchandes et économiques 
    • la recomposition de l’État turc par le prisme des privatisations
    • les liens complexes entre la libéralisation politique, la libéralisation économique et la formation de politiques sécuritaires

    {tab=Relations extérieures}

       Projet actuellement en cours:

    Coordination : Yohanan Benhaim etArthur Quesnay 

    Partenaires

    IFPOhttp://www.ifporient.org/
    Université d'Exeter
    http://www.exeter.ac.uk/
    Université Aix-Marseille- CERIChttp://www.ceric-aix.univ-cezanne.fr/ 

    {/tabs}

    {tab=Dipnot}

    Dipnot est le blog des chercheurs de l'IFEA. Y sont proposés des analyses, comptes-rendus de lecture et réflexions en lien avec l'actualité.

    dipnot mini 

     

    Quelques remarques sur l'évolution régionale de l'emploi déclaré entre 2013 et 2014À partir des données récemment fournies par le TÜİK – transformées en cartes par Pascal Lebouteiller – on peut esquisser une brève analyse de l’évolution régionale... http://dipnot.hypotheses.org/1069


    Vahdet, une unification sous le signe de la différence ?Servant manifestement la reconfiguration en cours, « par le haut », du champ de la presse turque, l’arrivée du quotidien Vahdet marque aussi une étape... http://dipnot.hypotheses.org/1054


    Religion, Contention & State Power beyond TurkeyLet me start with a confession of sorts. I am a Dutch post-doc researcher that almost ten years ago stumbled, while living in Damascus... http://dipnot.hypotheses.org/971


    Lieux et milieux du Kurban Bayramı. Retours sur un terrain exploratoire à IstanbulLe séjour de recherche réalisé à Istanbul en amont, pendant et en aval de la « fête du sacrifice » (kurban bayramı, 4-7 octobre 2014) s’inscrit dans un projet de recherche... http://dipnot.hypotheses.org/889


    De la difficulté d’être une ONG ou une association en AzerbaïdjanL’apparence policée du régime azerbaïdjanais s’est fissurée à l’occasion du discours prononcé par le Président Aliyev au Parlement européen... http://dipnot.hypotheses.org/806


    La catastrophe de Soma-Eynez (Manisa, Égée) du 13 mai 2014 : la conséquence inévitable d’un productivisme aveugle ? Le discours du Premier ministre du 14 mai 2014 vers 16 h – soit près de 24 heures après l’accident – a plus visé... http://dipnot.hypotheses.org/739


     Le marché du gaz naturel : vers une libéralisation totale ?Le subventionnement du gaz comme frein à la libéralisation complète du marché Lorsqu’en 2001, la loi n°4646 sur le marché du gaz fut votée, l’objectif visait... http://dipnot.hypotheses.org/489


    Mise en perspective des évolutions du marché domestique du gaz naturel en Turquie depuis 2001Malgré la clémence saisonnière dont jouissent les habitants d’Istanbul ces derniers jours, les hivers sont chaque année... http://dipnot.hypotheses.org/479


    D’une bibliographie à l’autre… À propos du dernier “dossier de l’IFEA” Le 11 février 2014 était mis en ligne le numéro 21 de la série “la Turquie aujourd’hui” des dossiers de l’IFEA. Intitulé Istanbul bibliography 2000-2013, cet épais dossier... http://dipnot.hypotheses.org/470


    “Après les élections locales du 30 mars 2014, 16 000 villages vont être rayés de la carte” C’est ainsi qu’Ali Ekber Yıldırım, le chroniqueur des questions agricoles du quotidien économique “Dünya”, titre son papier en date du 14 janvier... http://dipnot.hypotheses.org/464


    Note de lecture : Écrivains de Turquie. Sur les rives du soleilÉcrivains de Turquie. Sur les rives du soleil est une anthologie d’écrivains turcs contemporains éditée par la maison d’édition Galaade1. Créée en 2005 par... http://dipnot.hypotheses.org/435


    Une nouvelle revue dans le champ de l’urbain, de l’archéologie à l’architecture : TAÇ (premier numéro Octobre-Décembre 2013) On connaît la fondation TAÇ (Türkiye Anıt Çevre Turizm Değerlerini Koruma Vakfı), vieille institution dédiée à la protection du patrimoine “naturel et culturel”, créée en avril 1976 sous l’égide... http://dipnot.hypotheses.org/427


    Compte rendu de lecture : Özcan Yılmaz – La formation de la nation kurde en Turquie L’ouvrage de Özcan Yılmaz intitulé La formation de la nation kurde en Turquie est le résultat de son travail de doctorat qu’il a effectué sous la direction... http://dipnot.hypotheses.org/420


    Les « Jardins de l’Hevsel » : patrimonialisation ou urbanisation ?Les jardins de l’Hevsel à Diyarbakır viennent d’être admis, avec le centre historique et ses murailles, sur la liste indicative du patrimoine de l’UNESCO par le Ministère turc... http://dipnot.hypotheses.org/403


    İki deniz arası – Une marche pour la villeÀ l’heure des Grands Travaux (l’inauguration du Marmaray s’est faite le 29 octobre 2013) qui symbolisent la course effrénée à l’internationalisation et l’hypermétropolisation... http://dipnot.hypotheses.org/370


    Compte-rendu de lecture Dilek Yankaya – La nouvelle bourgeoisie islamiqueLe livre de Dilek Yankaya est issu de son récent travail de doctorat dirigé par Nilüfer Göle. L’ouvrage part d’un fait dont on entend beaucoup parler... http://dipnot.hypotheses.org/364


    Cartographie de l’installation des centrales hydroélectriques en TurquieAfin de réduire ses importations d’énergie fossile qui pèsent de plus en plus lourdement dans sa balance commerciale extérieure et d’accompagner la demande croissante... http://dipnot.hypotheses.org/344


    Note de lecture. Migration around Turkey: Old Phenomena, New Research Le programme de recherche Migration Research Center at Koç University (MiReKoc), établi en 2004 avec la collaboration de la fondation suisse the Foundation for Population, Migration...http://dipnot.hypotheses.org/325


    Selam ou la mise en scène de l'action du mouvement de Fethullah Gülen à l'étranger « L’homme blanc peut-il être bon ? » se demande au début du film un enfant sénégalais face à l’indifférence des Occidentaux. C’est à cette question que le film Selam...http://dipnot.hypotheses.org/280


    La possibilité d'une paix. Le "processus de paix" en Turquie : quelques publications à signaler Ce qu’il est convenu depuis la fin de l’année 2012 d’appeler le “processus de paix” (barış süreci) et qui s’est traduit par le retrait des éléments armés...http://dipnot.hypotheses.org/271


    Compte Rendu de Séminaire « Perceptions des migrants internationaux en Turquie » Le 12 avril 2013 s'est tenu à l'université de Bilgi un séminaire portant sur la perception des migrations et des migrants internationaux en Turquie. Organisée en partenariat...http://dipnot.hypotheses.org/249


    Les variations régionales du taux de fécondité en 2010/Regional variations of the fertility rate in 2010 On sait le caractère politiquement sensible des questions démographiques dans la Turquie actuelle. Le pouvoir politique s'en saisit fréquemment à travers des déclarations...http://dipnot.hypotheses.org/208


    Televizyon dizileri kentsel dönüşümü sahiplenince.. « kayıp şehir »? Televizyon dizileri yoluyla mahalle olgusunu simgesel olarak yeniden şekillendirmeye ve bu dizilerin yeni gözde konusu olan İstanbul'un...http://dipnot.hypotheses.org/193
    Quand les séries télévisées s'emparent de la transformation urbaine... Ville perdue ? Pour la dernière fois, le 26 mars 2013, a été diffusé sur la chaîne Kanal D un épisode du feuilleton télévisé turc « ville perdue » (Kayıp şehir)...http://dipnot.hypotheses.org/184


    Jérome Cler – Turquie. Cérémonie de Djem Bektashi – La tradition d'Abdal Musa À la fois liturgie commémorant les récits fondateurs de la foi des bektashis et agape fraternelle réunissant toute la communauté, la cérémonie...http://dipnot.hypotheses.org/173


    Recherche et photographie Évolutions politiques, identité nationale, conflits sociaux, mythes collectifs... Nombreux sont les photographes...http://dipnot.hypotheses.org/165


    Les nouveaux horizons d'influence de la Turquie à travers l'indicateur des liaisons aériennes À l'heure où l'appel d'offre pour la construction du troisième aéroport international d'Istanbul...http://dipnot.hypotheses.org/45


    L'évolution depuis 2002 des investissements directs turcs à l'étranger : un indicateur de rayonnement à suivre Si l'habitude est grande d'étudier la Turquie comme un pays-cible pour les investissements directs étrangers (IDE)...http://dipnot.hypotheses.org/41


    La création de 13 nouvelles municipalités métropolitaines en Turquie par la modification de la loi n.5779 ou le triomphe écrasant de l'urbain dans l'ordre de gestion territoriale Le 11 novembre 2012 la Grande Assemblée Nationale de Turquie a finalement – après des débats très houleux...http://dipnot.hypotheses.org/37

    {tab=Bibliothèque}
    La bibliothèque de l'IFEA met chaque mois en avant une sélection d'ouvrages autour d'un thème (qu'il s'agisse de villes, de questions brûlantes, de problématiques en lien avec notre programmation scientifique, ou de la mise en valeur d'auteurs emblématiques pour nos disciplines ou ayant imprimé leur marque dans l'histoire de l'institution....).

    La Turquie et l' européenneMars 2015 Sans être exhaustive sur ce thème, la bibliothèque de l’IFEA reflète bien la production scientifique sur les questions Turquie-Europe et ses évolutions... http://dipnot.hypotheses.org/983
    La Méditerranée dans les sciences sociales et humaines turques : une discrète nouvelle venue ?
    Février 2015 La question de la Méditerranée “vue de Turquie” continue à nous préoccuper. Après le cycle de conférences... http://dipnot.hypotheses.org/981
    Planification régionale et territoriale en Turquie
    Décembre 2014 Le dernier et dixième « Plan quinquennal de développement » (Kalkınma Planı) – qui concerne la période 2014-2018 – a été rendu public au printemps... http://dipnot.hypotheses.org/911
    Autour de la relation Turquie-Azerbaïdjan
    Octobre 2014 La relation de proximité qu’entretiennent l’Azerbaïdjan et la Turquie se manifeste dans bien des domaines... http://dipnot.hypotheses.org/874
    La Turquie et ses voisins syrien et irakien
    Juin 2014 Les frontières tracées à l’issue de la signature du traité de Lausanne en 1923 ont...http://dipnot.hypotheses.org/769Tour d'horizon des Études culturellesMars 2014 La notion de « culture », plutôt que de désigner un panthéon de références doit se définir comme « les manières de vivre... Présentoir
    Une production audiovisuelle turque sous contraintes multiples : l’Histoire, l’audience, le marché, le
    politique
    Décembre 2013 En l’espace d’une vingtaine d’années le paysage audiovisuel turc (PAT) a considérablement évolué...
    Présentoir
    Marges urbaines, par-delà centre et périphérie Octobre 2013 Compte tenu du développement effréné et inégal de l’organisme urbain stambouliote, il paraît difficile...Présentoir
    Le commerce, un objet d'étude pluridisciplinaire Mars 2013 « Les clients continuent à venir chez moi car chez DIA, on fait passer les produits... Présentoir
    Politique étrangère de la Turquie Janvier 2013 Formée d’après la formule  d’Atatürk “paix à l’intérieur, paix à l’extérieu...Présentoir
    Trabzon Décembre 2012 Nous présentions le mois dernier Kayseri, la ville aux quatre universités (dont deux...Présentoir
    Kayseri À partir de ce mois de novembre 2012, le présentoir de la bibliothèque de l'IFEA sera désormais péri... Présentoir

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  • Ayşegül Cankat - Le mythe du patrimoine minoritaire : 20/04/2011

    Séminaire "Mémoires et mobilités urbaines"
    Mercredi 20 avril 2011 à 18h à l’IFEA

    Ayşegül Cankat (École Nationale Supérieure d'Architecture de Grenoble)
    "Le mythe du patrimoine minoritaire"
    Intervention en français.
  • Bedis Yılmaz : Les quartiers du centre-ville stambouliote : une histoire marquée par les migrations

    Étant dans la phase d’élaboration de mon sujet de thèse et d’évaluation de sa faisabilité, mon intervention à la Session d’Etudes Doctorales n’a pas eu pour objectif de proposer des idées ou des outils de recherche déjà construits, ni d’argumenter quelques résultats. Il s’est agi de présenter les concepts et les lieux qui forment les fils conducteurs de ma recherche.
    Mon mémoire de DEA, intitulé “ Les enfants travaillant dans les rues d’Istanbul, leurs espaces et leurs familles : une des faces de la pauvreté urbaine ”, a porté sur une population issue d’une migration interne récente et forcée provenant des régions d’Anatolie de l’est et du sud-est. Cette population habite un quartier dégradé du centre-ville stambouliote, le quartier de Tarlabaşı, près de l’avenue commerçante d’Istiklal et de la grande place de Taksim. Par le biais d’une d’étude sur les enfants vendeurs ambulants, l’accent a été mis sur les stratégies de survie mises en œuvre par cette population. J’ai pris en compte tant les aspects familiaux que professionnels, mis en perspectives avec la particularité du lieu de travail. L’objectif de cette recherche a été d’appréhender les conditions de vie de cette population en se focalisant sur la manifestation la plus explicite de leur pauvreté : le travail des enfants dans la rue.

    Migrations forcées

    L’étude des conditions de vie de ces familles a permis de souligner l’importance d’un phénomène récent en Turquie : l’influence sur les migrations des conflits armés dans les régions de l’est et du sud-est du pays qui ont pris l’ampleur à partir du milieu des années 1980. Ce phénomène a entraîné un flux migratoire, tandis qu’à partir de 1993, le nombre des personnes déplacées de façon “ forcée ” a fortement augmenté. Le déplacement forcé renvoie à plusieurs processus qui incluent la déportation et/ou l’incendie de villages par l’armée ou par le PKK, et la désertion des villages par leurs habitants pour des raisons de sécurité et/ou économiques (Çetin, 1999 : 4-5). Faute de chiffres exacts sur l’ampleur de ce phénomène, les estimations varient : “ Le politicien kurde, Murat Bozlak évalue le nombre des personnes ayant dû migrer dans les régions de l’est et du sud-est entre 2,5-3 millions ” (Kirisçi–Winrow, 1997 : 139). Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) précise que les chiffres varient considérablement en raison des difficultés à discerner les déplacements volontaires et forcés. Dans son rapport publié en 1997 sur la situation des réfugiés dans le monde, le HCR estime le nombre de ces déplacés entre 500 000 et 2 millions, précisant par ailleurs que les autorités turques, elles, mettent en avant le chiffre de 350 000 personnes (BMMYK, 1997 : 106).
    La migration forcée est aujourd’hui un phénomène important pour appréhender les analyses urbaines en Turquie puisqu’elle diverge complètement des migrations précédentes. Elle ne peut, de ce fait, être décryptée avec les anciens outils d’analyse et nécessite l’élaboration de nouveaux concepts, résultats d’un nouveau regard adapté à cette nouvelle forme de migration. Il s’agit d’une migration mise en œuvre “ sans la moindre préparation institutionnelle, par un processus complètement informel, d’une façon forcée et sous la pression des conditions extraordinaires ” (Erder, 1997 : 151). Ce qui rend le déplacement forcé différent des autres formes de migrations connues jusqu’alors en Turquie est que les migrants en question n’ont, soit plus de village, soit aucun moyen d’y accéder ; en tout cas, la relation avec le village se trouve totalement brisée. En outre, le processus de la migration forcée ne concerne pas uniquement les membres économiquement actifs de la famille mais l’ensemble de celle-ci. De ce fait, les conditions d’adaptabilité au milieu urbain, tant par le logement que par l’emploi se trouvent anéanties. “ Le fait que tous les membres de la famille soient issus de la migration ensemble et simultanément supprime les potentiels d’une adaptation graduelle et flexible. Ces ménages caractérisés par des adultes non-qualifiés et un nombre élevé d’enfants peuvent difficilement rentrer dans les réseaux de relations basés sur la province de provenance, et par conséquent, ils sont poussés vers la solitude ” (Erder, 1995 : 118).
    À partir de l’exemple du quartier de Tarlabaşı, où une partie des familles kurdes issues de cette migration s’est installée, j’aurais pu étendre mes recherches à d’autres quartiers où se sont fixées des populations issues d’une migration forcée et comparer leurs modes d’installation, leur articulation aux marchés du logement et du travail en identifiant les caractéristiques qui les différencient des populations installées antérieurement. Cependant, une deuxième direction m’a semblé plus pertinente : réaliser une étude approfondie de l’histoire du quartier de Tarlabaşı , par le biais d’une monographie. Les difficultés d’accès aux sources m’ont un temps fait hésiter mais, après discussions avec quelques chercheurs, j’ai été convaincue de la faisabilité de cette étude. Les questionnements et la méthodologie relatifs à cet axe de recherche sont ci-après présentés.

    Tarlabaşı : un quartier dégradé du centre-ville stambouliote

    Avec les mouvements de modernisation dans l’Empire ottoman à la fin du XIXe siècle, la sous-province de Beyoğlu, à l’époque connue sous le nom de Péra, a évolué différemment de l’ancienne ville intra-muros. Cette dernière abritait la population musulmane, tandis que Péra était en majorité peuplé par une population non-musulmane : les Grecs, les Arméniens, les Juifs, les Levantins et les Musulmans aisés. Dans la rue centrale, la Grande Rue de Péra, aujourd’hui avenue Istiklal, les bâtiments comptaient 5-6 étages et ceux du quartier de Tarlabaşı 2-3 étages. Péra représentait la facette “ moderne ” d’Istanbul, à la fois par le mode de vie de ses habitants et par ses bâtiments, dont la plupart portaient la signature d’architectes européens et restent considérés aujourd’hui comme faisant partie du patrimoine architectural du pays.
    Depuis l’instauration de la République turque en 1923, la population non-musulmane du pays a connu une baisse considérable et le quartier de Beyoğlu a, en conséquence, vu sa population changer. Ce changement s’est fait parallèlement au processus de “ turquification ” de l’Etat-nation , c’est-à-dire à une graduelle diminution du “ vieux fonds de la population non-musulmane ” (Yerasimos, 1997 : 204). Les événements essentiels de ce processus ont été, par ordre chronologique :

    • l’échange des populations entre la Grèce et la Turquie de 1923-24 après la Première Guerre mondiale et la Guerre d’Indépendance turque ; même si la population grecque stambouliote en a été officiellement exclue, il y a eu de nombreux départs.
    • l’Impôt sur la Propriété pratiqué sur une courte période, à partir de 1942, et ciblant essentiellement les propriétés des non-musulmans, surtout ceux d’Istanbul ;
    • la création de l’État d’Israël et l’émigration d’une grande partie de la population juive vers ce pays ;
    • le pillage des magasins et propriétés grecs, organisé en septembre 1955 suite à une provocation des groupes nationalistes turcs ;
    • la déportation des personnes ayant la nationalité grecque en 1964.

    En ce qui concerne les quartiers à Beyoğlu, Tarlabaşı compris, un autre fait est aussi important que ces événements : le déplacement des classes aisées vers d’autres quartiers d’Istanbul, surtout vers le nord. Le quartier de Tarlabaşı est aujourd’hui en déclin : la valeur locative est faible et plusieurs bâtiments sont en ruine. Ces caractéristiques rendent le quartier attractif pour les couches économiquement les plus faibles de la société et il constitue généralement le premier lieu d’habitation pour les nouveaux immigrés avant qu’ils ne trouvent le moyen de déménager dans un autre quartier. Parmi ces couches pauvres, on peut citer : les personnes issues de la migration forcée (les Kurdes mais aussi les Syriaques et les Arabes) ; les non-musulmans originaires du quartier qui n’ont pu le quitter ; les populations issues des migrations internes antérieures qui n’ont pu déménager ; les Tsiganes, les migrants d’Afrique noire en attente d’un passage vers les pays européens ; les prostituées et les travestis. A contrario, d’autres parties de Beyoğlu, et notamment Cihangir, Çukurcuma, Galata et les environs de la rue piétonne d’Istiklal témoignent d’un processus de gentrification.
    Il importe de mettre l’accent sur la transformation du quartier de Tarlabaşı suite aux événements mentionnés et, plus explicitement, sur les processus de changements de propriétaires. À ce sujet, Stéphane Yerasimos nous dit que suite aux événements de 1955 “ la propriété immobilière des émigrés grecs, souvent bloquée, se trouve occupée par de nouveaux migrants, transformant rapidement le quartier ” (1997, 204).
    Comment le quartier de Tarlabaşı s’est-il transformé en un quartier de slum ? Les éléments de réponse doivent principalement être cherchés dans l’histoire des changements de propriétaires de ce patrimoine urbain. Quel est le parcours suivi par les titres de propriété, par quels processus les propriétaires originels ont-ils cessé de l’être? Un autre point important est que ces propriétaires originels ont dû abandonner ou vendre leur propriété à un prix plus bas que leur valeur et qu’encore aujourd’hui, on peut trouver dans le quartier de nombreux bâtiments vacants ou récemment occupés de manière illégale, tandis qu’une grande partie du parc immobilier est en ruine. Afin de mieux esquisser les transformations démographiques du quartier depuis un siècle environ et de dégager ainsi l’histoire sociale du quartier, j’entends réaliser une analyse des registres de titres de propriété de l’arrondissement de Beyoğlu. Cette approche méthodologique présente de nombreuses difficultés liées à l’accession aux titres de propriétés. La recherche réalisée par Ayhan Aktar relative à l’impôt sur la propriété en souligne toutefois la pertinence. Ayhan Aktar a analysé le transfert de richesses de mains de non-musulmans à mains de musulmans, devenus ainsi une classe de commerçants ne constituant pas une menace contre l’administration de la République. Ceci semble précisément être le cas pour Beyoğlu, sans que les propriétaires originels aient été rétribués à hauteur de la valeur réelle des propriétés. En analysant le changement de propriétaires, il sera possible de suivre le mouvement des populations.
    En outre, l’analyse des titres de propriétés peut être complétée par la collecte d’histoires orales et de récits de vie fournis par d’anciens habitants du quartier, qu’ils y résident encore ou non.
    Seront ensuite explorés les aspects concernant le tissu social actuel du quartier. Dans le cadre de mon mémoire de DEA j’ai analysé une partie de ce tissu, à savoir les familles kurdes installées au cours de la dernière décennie suite aux conflits dans leur village d’origine en Anatolie du sud-est. Cependant, le quartier abrite une population très hétérogène. On peut avancer l’idée que ce quartier a eu tendance à être un premier lieu d’habitation pour des populations à revenus faibles avant qu’elles trouvent les moyens de se déplacer ailleurs dans la ville. Sa population est donc constamment renouvelée.
    À partir de ce point, je chercherai à répondre aux questions suivantes :

    • Quelle est l’influence de la migration interne sur la structure de la population du quartier ?
    • Quelles sont les spécificités du parc immobilier du quartier qui le rendent accessible aux populations pauvres ?
    • Quelles sont les activités économiques dans le quartier ; quelle est la part du secteur informel ?

    Je compte mener un travail de terrain auprès d’un nombre limité de familles habitant actuellement Tarlabaşı, en m’appuyant sur la méthode de l’observation participante nourrie d’entretiens.
    En bref, Tarlabaşı est un quartier structuré par les émigrations et les immigrations. Au cours des différentes périodes, divers groupes ethniques s’y sont installés, transformant le quartier. Mon objectif est de saisir la nature de ces transformations en étudiant les registres de propriété et d’esquisser une carte sociale du quartier au fil de l’histoire.

    Conclusion

    De nombreuses critiques constructives ont été formulées au cours de cette école doctorale. Elles m’ont ouvert de nouvelles pistes de réflexion. La discussion a porté sur deux points essentiels : premièrement, la nécessité d'établir une approche comparative ; deuxièmement, la prise en compte du concept d’“ étranger de l’intérieur ” développé par Lamia Missaoui . Les participants ont donné des exemples d'autres villes du bassin méditerranéen, dont certains quartiers ont vécu un destin similaire à celui constituant mon objet d'étude. Il pourrait être possible de tracer les traits de la “ taudification ” de ces quartiers en passant par leur processus de transformation démographique. L'exemple de Jérusalem est notamment intéressant et m’incite à porter un regard croisé. Le deuxième point, la notion d’“ étranger de l'intérieur ”, permet de suivre le processus de construction des étrangers de l'intérieur à partir des communautés minoritaires à la fois dans les dernières décennies de l'Empire ottoman, et dans la République turque. Cette notion pourrait également permettre d’élucider les comportements actuels de la République vis-à-vis de ses minorités.

    Bibliographie

    • AKTAR, Ayhan, Varlik Vergisi ve ‘Türklestirme’ Politikalari, Istanbul, Iletisim, 2000.
    • Birlesmis Milletler Mülteciler Yüksek Komiserligi, Dünya Mültecilerinin Durumu–Bir insanlik sorunu, Oxford, Oxford University Press, 1997.
    • ÇETIN, Vedat (ed.), Yakilan/Bosaltilan Köyler ve Göç, Ankara, Öteki Matbaasi, 1999.
    • ERDER, Sema, “ Yeni kentliler ve kentin yeni yoksullari ”, Toplum ve Bilim, n°66, Printemps 1995.
    • ERDER, Sema, Kentsel Gerilim, Ankara, Umag, 1997.
    • Insan Haklari Dernegi, “ Istanbul’a siginan Kürtlerin yasam kosullari üstüne ”, Insan Haklari Dernegi Bülteni, Istanbul, Özel Sayi, décembre 1998.
    • Istanbul Ansiklopedisi, Istanbul, Tarih Vakfi, 1995.
    • KIRISÇI Kemal–WINROW Gareth M., Kürt sorunu–Kökeni ve gelisimi, Istanbul, Tarih Vakfi Yurt, 1997.
    • SÖNMEZ, Mustafa, Istanbul’un Iki Yüzü–1980’den 2000’e Degisim, Ankara, Arkadas, 1996.
    • SEN, Mustafa, “ Güneydogu Anadolu göçmenleri, konut ve kentlesmede yeni örüntüler ”, in Emine M. Komut (ed.) ‘Digerleri’nin Konut Sorunlari, Ankara, TMMOB Mimarlar Odasi, 1996.
    • YERASIMOS, Stéphane, “ Istanbul : La naissance d’une mégapole ”, Revue Géographique de l’Est, Tome XXXVII, n°2-3, Septembre 1997, pp. 189-215.
  • Brian CHAUVEL

    Brian Chauvel

    contact :This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    Statut : Chercheur associé à l'IFEA
    2010-2011: Boursier Tübitak
    Observatoire Urbain d'Istanbul

    Thèse de doctorat :

    Enjeux patrimoniaux et renouvellement urbain en centre historique d’Istanbul.Thèse en sociologie effectuée à l'EHESS-Paris, sous la direction de Nilüfer Göle (CADIS / EHESS).

  • Bürge Elvan Erginli - Intra-metropolitan mobility patterns in Istanbul : 11/11/10

    Séminaire "Mémoires et mobilités urbaines"
    Jeudi 11 novembre 2010 à 18h00 à l’IFEA
    Bürge Elvan Erginli(Université de Bilgi)
    "Intra-metropolitan mobility patterns in Istanbul"
    Intervention en anglais
  • Cilia MARTIN

    Cilia MARTIN

    Post-doctorante
    Chercheuse associée à l'Observatoire Urbain d'Istanbul

    Thèmes de recherche : (re)composition territoriale, questions minoritaires, socio-histoire des mobilités, socio-histoire de la mémoire, relation urbain/rural.
    Terrains : Turquie, Grèce.

    Contact : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
     
  • Clémence PETIT

    Doctorante allocataire rattachée au GSPE-PRISME
    Chercheuse associée à l’Observatoire Urbain d’Istanbul (OUI/IFEA)

    This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
    Tél. :  + 33 6 63 05 66 03 (France) et  + 90 539 325 33 02 (Turquie)
    Site : http://clemencepetit.iblogger.org/index.html

    Sujet de thèse :

    « Faire participer les habitants aux projets urbains : usages et (en)jeux politiques de l’impératif participatif dans le cadre de la transformation urbaine d’Istanbul »
    Direction : Didier Georgakakis. Inscription : octobre 2009

  • Colloque Médiation publique dans les métropoles du Maghreb et du Moyen-Orient 28/01/2011-30/01/2011

    Médiation publique dans les métropoles du Maghreb et du Moyen-Orient: Concurrences foncières et accès au logement. Amman, Beyrouth, Casablanca, Damas, Istanbul, Le Caire, Téhéran, Tunis
    Du vendredi 28 au dimanche 30 janvier à l'IFEA

  • Conférence-débat MERSI Trying to understand the today's Mass Housing Administration (TOKI) 28/01/11

    Conférence-débat
    "Trying to understand the today's Mass Housing Administration (TOKI)"
    Vendredi 28 janvier 2011 à 18h à l'IFEA
    Ayşe Çavdar
    (economist and writer), Cihan Baysal (lawyer and activist), Ulus Atayurt (political commentator and writer, Express)
    This conference will be taken in English, in the frame of the MERSİ research program meeting.

  • Conférence-débat MERSI Trying to understand the today's Mass Housing Administration (TOKI) 28/01/11

    Ayşe Çavdar(economist and writer), Cihan Baysal (lawyer and activist), Ulus Atayurt (political commentator and writer, Express)
    Trying to understand the today's Mass Housing Administration (TOKI)

  • D. Fırat, M. Durmaz, S. Darıcıoğlu - Les lieux de mémoire du coup d'État de 1980 : 16/02/11

    Séminaire "Mémoires et mobilités urbaines"
    Mercredi 16 février 2011 à 18h à l’IFEA
    Derya Fırat
    (Université Mimar Sinan), Melike Işık Durmaz (doctorante), Sevda Darıcıoğlu (master)
    Les trois intervenantes sont à l'origine de l'association des études sociologiques de la mémoire et de la culture (BEKS)
    "Les lieux de mémoire du coup d'état de 1980"
    Intervention en français

  • Dossier Échos de Turquie ÉchoGéo 16

    Les chercheurs de l'Observatoire Urbain d'Istanbul ont coordonné la préparation du dossier "Échos de Turquie" paru dans le dernier numéro (num. 16, mars/mai 2011) de la revue électronique ÉchoGéo.
    Coordonné par Jean-François Pérouse, ce dossier fait état des recherches menées en Turquie par Cilia Martin, Brian Chauvel, Yoann Morvan, Clémence Petit, İsmet Akova, Süheyla Balcı Akova et Benoît Montabone.

    Chaque article de ce dossier est consultable en texte intégral.

  • E. Arik et E. Mustafayev - Au delà du « hub » géopolitique la régulation contestée du secteur énergétique en Turquie. L’exemple du marché du gaz naturel

    Elvan Arik, Elshan Mustafayev, "Au delà du « hub » géopolitique, la régulation contestée du secteur énergétique en Turquie. L’exemple du marché du gaz naturel"Confluences Méditerranée, 2014/4 N° 91, p. 53-66. URI :http://dx.doi.org/10.3917/come.091.0053

  • E. Güçlü Istanbul Bibliography / İstanbul Bibliyografyası 2000-2013

    Nous sommes heureux de mettre à votre disposition le nouveau numéro des dossiers de l'IFEA-Série "la Turquie aujourd'hui" intitulé Istanbul Bibliography-2000-2013, qui fait écho et prolonge le numéro 4 qui couvrait la période 1960-2000.

    Le 11 février 2014 était mis en ligne le numéro 21 de la série “la Turquie aujourd’hui” des dossiers de l’IFEA. Intitulé Istanbul bibliography 2000-2013, cet épais dossier fait écho au numéro 4 de la même série – La mégapole d’Istanbul. 1960-2000 – paru en octobre 2000, soit il y a près de quinze ans. Cette mise en série traduit une tradition de recherche qui participe de l’identité de notre institution. Sans prétendre comparer les deux entreprises, la première étant fort modeste dans ses ambitions, la mise en regard de ces deux dossiers – le premier fait vingt pages alors que le second en totalise deux cent seize – inspire quelques remarques. La différence frappante de volume entre les deux dossiers est liée en partie à une “montée en puissance”...

    Lire la suite de la présentation sur Dipnot

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    La Bibliographie d'Istanbul est un ouvrage par essence évolutif. Nous ajouterons avec grand plaisir les références que vous nous enverrez à l'adresse mail This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    Cliquez sur les vignettes ou sur les liens ci-dessous pour télécharger la Bibliographie d'Istanbul sur OpenEdition Books  openedition-books 72dpi

  • É. Verdeil - E. Arik - H. Bolzon - J. Markoum - "Governing the transition to natural gas in Mediteranean Metropolis: The case of Cairo - Istanbul and Sfax (Tunisia)"

    É. Verdeil, Elvan Arik, Hugo Bolzon, Jimmy Markoum, "Governing the transition to natural gas in Mediteranean Metropolis: The case of Cairo, Istanbul and Sfax (Tunisia)", Energy Policy (2014). URI :http://dx.doi.org/10.1016/j.enpol.2014.11.003

  • EJTS 23 | Faire et défaire les territoires dans la Turquie contemporaine

    Edited by Ségolène Débarre and Jean-François Pérouse

    Çerkezköy
  • Équipe de l'OUI

     

    Responsables de l'Observatoire Urbain d'Istanbul

    -Jean-François PEROUSE(pour plus d'informations cliquer ici, ou sur le nom)

    -Pascal LEBOUTEILLER : responsable de laCartographie

    contact :This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. ;This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    - Julien PARIS : Doctorant EHESS - CNRS / Architecte DPLG / Master Projets Culturels dans l'Espace Public (Paris I)

    Contact : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. / Carnet de thèse : http://devam.hypothèses.org

    - Yoann MORVAN : Post-doc CNRS, Docteur de l'Institut d'Urbanisme de Paris


    Doctorants de l'Observatoire Urbain d'Istanbul

    -Cilia MARTIN: Doctorante BAM (CETOBAC) / Master franco-grec de démographie / Master d'histoire

    - Brian CHAUVEL :Doctorant en sociologie (EHESS)


    Chercheurs associésà l'Observatoire Urbain d'Istanbul:

    - Nora ŞENI 

    - FranckDORSO (Institut d'Urbanisme de Paris)

    - MicheleJOLE (Institut d'Urbanisme de Paris)

    - AntoineFLEURY (CNRS)

    - Didem DANIŞ (Université Galatasaray)

    - Clémence PETIT (Université de Strasbourg)

    - Benoit MONTABONE (Université de Rennes 2)

     

    Possibilités d'accueilà l'Observatoire Urbain d'Istanbul:

    L’IFEA accorde 2 types de bourses : bourses d'aide à la mobilité et bourses de courte durée

    • BAM : la campagne 2011-2012 est close
    • BCD : la campagne 2011 est close
    L'IFEA accueille également des étudiants bénéficiant de bourses TÜBİTAK
    Effectuer un stage de courte durée (n'excédant pas 2 mois) est également possible, et ce tout au long de l'année. Les stages ne sont pas rémunérés.
    Les candidats sont invités à adresser leur curriculum vitae accompagné d'une lettre de motivation précisant le cadre dans lequel s'inscrit ce projet de stage ainsi que les dates envisagées.L'adresse de contact est ifea.istanbul(at)gmail.com


     

    Stagiaires accueillisà l'Observatoire Urbain d'Istanbul:


    Les travaux réalisés par les stagiaires de l'OUI depuis 2002 peuvent être consultés dans la rubrique:

    Documents en ligne - Littérature Grise

     

    Liste des stagiaires et travaux antérieurs :


    - Annabelle LOPEZ (2010). Master 2 Institut Français d'Urbanisme (Université Paris Est), spécialité “Opérateurs urbains”. Projet de rénovation urbaine des quartiers de Fener et Balat à Istanbul : instrumentalisation du patrimine en vue de reconfigurer la péninsule historique.(télécharger le mémoire)

    - Lucie RENOU (mai-juin 2010). Master 2 Institut Français d'Urbanisme (Université Paris Est). Projets de rénovation urbaine : Balat et Suleymanye (Istanbul 2010, Capitale européenne de la culture). (télécharger le mémoire)

    - Marine DEBARD (mars-avril 2010). Master 1 Administration des institutions culturelles (Université Aix / Marseille). Politique culturelles et enjeux d'Istanbul 2010, Capitale européenne de la culture.(télécharger le mémoire)

    -Ceren AKYOS (mars-avril 2010). Université de Galatasaray (Sociologie). Les projets urbains d'Istanbul 2010, Capitale européenne de la culture.(télécharger le mémoire)

    - Alp FERMAN (janvier-février 2010). Chargé de communication du pôle "Développement durable / Sürdürülebilir Kalkinma", avec le soutien de l'Agence Française de Développement (AFD)

    -Murat ULKER (octobre 2009 - janvier 2010). IEP Paris. Transports et pauvreté : le cas d'Istanbul.

    - Annika TÖRNE (novembre 2008 - avril 2009). Traduction/communication. Contact :This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    - Marie-Noëlle BATTAGLIA (février - juin 2009) :La construction et l'utilisation d'une mémoire locale "résistante" par les différents réseaux qui structurent le quartier de Küçükarmutlu. Master 1 Politiques publiques et changement social Mention Ville-Territoire-Solidarité, Institut d' Etudes Politiques (IEP) de Grenoble. Contact :This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    - Julia BURTIN (février - juin 2009), Les call-shops du quartier de Kadirga, points de rencontre entre différents réseaux migratoires et lieux d'activation de nouvelles solidarités. Master 1 Politiques publiques et changement social Mention Ville-Territoire-Solidarité, Institut d' Etudes Politiques (IEP) de Grenoble.Contact :This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    - Ulrike LEPONT (2008), Istanbul, entre ville « ottomane » et « ville monde ». La politique culturelle de la municipalité du Grand Istanbul confrontée aux ambitions municipales d’internationalité, Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), UFR de géographie et aménagement Master GAELE, spécialité Mondialisation et dynamiques spatiales dans les pays du Sud, sous la direction de Brigitte Dumortier. (télécharger le mémoire)

    - Cécile GOURSAT (Printemps 2007)

    - Cécile NOURIGAT (Printemps 2007), Le rôle d'une institution nationale, le Devlet Planlama Teşkilatı, dans la mise en place des prémisses de la politique régionale en Turquie selon les normes européennes,sous la direction de Hamdi Gargin. (télécharger le mémoire)

    - Laurent SCHIRMEYER (Printemps 2007)

    - Annette BOZARGAN (Eté 2006), Lesvapurd'Istanbul: un espace public en suspens.(télécharger le mémoire)

    - Yıldız KOÇ (Printemps 2006),Les stratégies de réponses des acteurs d’Istanbul  au tremblement de terre : Étude de cas. Université Louis Pasteur Strasbourg, Faculté de Géographie et d‟Aménagement , Maîtrise de Géographie Humaine.(télécharger le mémoire)

    - Ciğdem AKSU (Hiver 2006)

    - Ilker ÇAKAL (Hiver 2006)

    - Jérémie BRASSAC (Eté 2005)

    - Caroline FABIANSKI (Eté 2005), L'eau dans une perpective de développement durable à Istanbul, la prise en charge de la pauvreté,Maîtrise d'économie des transports et aménagement du territoire, Université Lyon 2.(télécharger le mémoire)

    - Thomas ROUSSEAU (Printemps 2005)

    - Elsa MEKKI-BERRADA (Printemps 2005)

    - Julien GROUILLER (2005),La reconversion de la centrale électrique Silahtarağa à Istanbul. Analyse d’une opération de reconversion de friche industrielle urbaine au travers de ses références et des acteurs impliqués.Maîtrise d'urbanisme et d'aménagement, Paris VIII. (télécharger le mémoire)

    - Yıldız KOÇ (Hiver 2005)

    - François DOUDET (Hiver 2004-2005)

    - Ceren İNAN (Eté 2004)

    - Hamdi GARGIN (Eté 2004)

    - Derya ÖZEL (Eté 2004), Politiques urbaines et patrimonialisation : quelle représentation de l'héritage architectural. L'exemple de la péninsule historique Eminonü - Fatih, Istanbul,(télécharger le mémoire)

    - Ladislas SEVESTRE (Eté 2004)

    - Ceyda BAKBAŞA (Eté 2004)

    - Caroline FABIANSKI (Eté 2004)

    - Samuel ANTOINE (Eté 2004)

    - Julien DAVID (Printemps 2004),Cités privées à Istanbul.

     

  • Éric Verdeil - Kentler ve enerji. Yeni kentsel politikalar : Arap ülkelerinden örnekler : 07/03/2011

    Eric Verdeil (CNRS araştırmacısı) 
    "Kentler ve enerji. Yeni kentsel politikalar : Arap ülkelerinden örnekler"

  • Éric Verdeil - Villes et enjeu énergétique. Vers de nouvelles politiques urbaines? Exemples de quelques pays arabes : 07/03/2011

    Conférence
    Lundi 7 mars 2011 à 18h à l’IFEA
    " Villes et enjeu énergétique. Vers de nouvelles politiques urbaines? Exemples de quelques pays arabes."
    Eric Verdeil (CNRS)
    Intervention en français.

  • Études rurales 186 juillet-décembre 2010

    Etudes rurales n°186, 2010/2, Ruralité, urbanité et violence au Kurdistan, Paris, ed. de l'EHESS, 2011 248 p. ISBN 9782713222955

  • Excursion urbaine "D'une rive à l'autre : des pseudo espaces publics" : 27/03/2009

    Sorties urbaines de l'OUI
    Dans le cadre du voyage d'études des étudiants de l'Institut d'Urbanisme de Paris, "Espaces publics et Istanbul",l'OUI a exceptionnellement organisé une sortie :
    Vendredi 27 mars 2009 de9h30 à14 h
    avec Jean-François Pérouse, sur le thème : « D'une rive à l'autre : des pseudo espaces publics ».
  • Excursion urbaine du 16 décembre 2010 : Kurtuluş

    Rédigé parCilia Martin

    Compte-rendu de l'excursion urbaine du 16 décembre 2010 :


    Marchandage identitaire à Kurtuluş


    Dans la suite de nos excursions urbaines, le quartier de Kurtuluş est un exemple des dynamiques et territoires commerciaux d’Istanbul observables dans un ancien quartier. Ici, les différentes offres commerciales correspondent à diverses formes d’appropriation du territoire qui passent notamment par une mise en scène de l’identité.

    Ancien quartier minoritaire rum dont les premières installations remontent au 16ème siècle, Kurtuluş, anciennement désigné sous le nom de Tatavla, n’est encore qu’un village à la fin du 19ème siècle. Un village centré autour de son église principale mais qui commence à s’étirer vers le nord, le long d’un axe, celui de la grande rue de Tatavla ou Tatavla Caddesi, qui deviendra ensuite Kurtuluş caddesi.

    La visite du quartier commence par l’avenue de Kurtuluş. Avenue phare du quartier,  première à être électrifiée, desservie en eau et où le tramway circule dès 1911, elle cristallise les phénomènes démographiques, économiques et sociaux, eux-mêmes en grande partie suscités par les mobilités qui saisissent tout le quartier, surtout à partir des années 1950.

    Les mutations de commerce

    L’histoire des mutations de commerce sur l’avenue est avant tout une histoire de changement de propriétaires, '‘el değiştirmek’'. Les Rumavaient le monopole du commerce sur l’avenue jusqu’à leur départ de Turquie. Précipités par les évènements de 1955, ils vendent leurs magasins à d’autres minoritaires, des Arméniens pour la majorité. La passation entre Rumet Arméniens est un indice d’une proximité intercommunautaire (les mariages mixtes en sont un autre). Le passage de Feriköy, anciennement passage de l’Atlas, situé tout en haut de l’avenue, illustre cette transmission des commerces, notamment dans le secteur de la chaussure. Le propriétaire du passage était rum. Après 1955, il vend un par un, les locaux du passage en grande partie à des Arméniens. Aujourd’hui encore 2 boutiques sur une quinzaine sont tenues par des Arméniens. Bien que Tatavla ait été un quartier réputé pour ses fabricants et magasins de chaussures, ils sont aujourd’hui beaucoup moins nombreux et vendent leurs chaussures fabriquées dans les usines d’Ikitelli.

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    A l’entrée du passage de Feriköy, l’enseigne d’un magasin de chaussures datant de 1964.

     

    Relocalisation des anciens commerces et arrivée de nouvelles enseignes

    L’avenue est par ailleurs le théâtre d’une relocalisation des commerces à l’instar de la pâtisserie Nazar. Cette pâtisserie tenue par un Rumdans les années 1940, se trouvait d’abord en face de son emplacement actuel, trois numéros plus haut. Dans les années 1960, l’immeuble fut rasé et le propriétaire délocalisa sa boutique trois numéros plus bas. Au changement de propriétaire, le nouvel acquéreur déplaça l’enseigne de l’autre côté de l’avenue. Ces sauts de puce étaient fréquents selon les dires des anciens commerçants. Parallèlement cette ancienne logique commerciale qui subsiste, de nouveaux types de commerces apparaissent depuis les années 1980. Ce sont entre autres des magasins franchisés dans le secteur alimentaire (DİA, ŞOK, ÜÇLER) électroménager, (ARÇELİK, İSTİKBAL) bancaire. L’exemple le plus visible est celui de  Migros qui s’installe, au début des années 1990, juste au commencement de l’avenue récemment remplacé par Carrefour.

    Les magasins franchisés s’installent sur l’avenue

    Enfin, l’ancienne offre commerciale s’adapte à une nouvelle demande Apparaissent par exemple des salons de toilettage pour chien, des pharmacies qui vendent du viagra, des call-shops qui indiquent l’arrivée de nouveaux habitants et traduisent un nouveau style de vie.

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    Offre adaptée à une nouvelle demande : viagra en vitrine de pharmacie, toiletteur pour chien

     

    Mise en scène de la diversité

    Certains magasins affichent sur leur enseigne l’origine géographique de leur premier propriétaire. Cela témoigne d’une part de la volonté d’ancrage territorial exprimé par des habitants issus en majorité du mouvement migratoire des années 1960-1970. Toujours dans le même ordre d’idée, l’implantation d’un bakkala été pour les familles originaires par exemple de Kastamonu, Erzincan et Sivas le premier point d’ancrage dans le quartier. Lieu de sociabilité, le bakkala ainsi légitimé leur présence. De même, les associations de pays (Hemşehir) représentant les Erzincanlı, dont la première date de 1952, participent à cette appropriation de l’espace. D’autre part, l’affirmation identitaire participe de l’image de marque de certains produits tels que les baklavas de Gaziantep.

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    Par le jeu des identités et d’une ancienneté (1965), Göreme devient une référence en matière de laitage.

     

    Mise en mémoire du quartier

    Kurtuluş est l’objet de plusieurs récits de quartier qui ont entrainé une réactivation de l’identité minoritaire. Cette dernière se manifeste depuis trois ans par la revitalisation d’une ancienne pratique collective :le carnaval. Temps fort de la vie sociale, il se déroulait pendant trois jours et réunissait les habitants d’autres quartiers qui venaient se divertir sur la place de Kurtuluş et dans ses nombreux music-halls (Yasemine gazinosu, Ali gasinosu, Bijou, Ararat…). Alors qu’aujourd’hui les music-hall ont été remplacé par Carrefour, le carnaval est ressuscité par des acteurs étrangers à l’ancienne communauté rumdu quartier qui participent ainsi à la folklorisation de l’identité rum.

    'Tatavla dürüm evi'

    Enfin, l’entreprise immobilière OFTON se sert aussi de cette image folklorique pour vendre son projet ‘'Elysium Cool Kurtuluş'’ en s’appuyant sur le mythe de la mosaïque urbaine.

  • Excursion urbaine du 21 avril 2011 : Bayrampasa

    Rédigé par Julien Paris.

    Compte-rendude l'excursion urbaine du 21 avril 2011 :

    Dans le ventre d’Istanbul :

    Le marché de gros de fruits et légumes de Bayrampaşa

     

    Dans le cadre des excusrions urbaines ayant pour thème l’urbanisme commercial, l’Observatoire Urbain a organisé une visite le 21 avril 2011 dans le plus important marché de gros en fruits et légumes d’Istanbul, celui de Bayarampasa. Ce marché a pour rôle de nourrir la rive européenne d’une ville de plus de 13 millions d’habitants, consommant près de 60% de la production nationale de fruits et légumes, ce qui lui vaut de pouvoir être qualifié de véritable « ventre » d’Istanbul.

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    Le marché de Bayrampasa, durant une heure creuse de la matinée

    Situation géographique

    Le marché de gros –Istanbul Meyve ve Sebze Hali, ouMeyvehos- est situé au nord-ouest du noeud autoroutier de Bayrampasa, où se croisent l’autoroute O3 (axe E-O rejoignant la TEM) et l’axe routier Nord-Sud rejoignant la gare routière d’Esenler (Otogar Baglanti Yolu). On retrouve autour de ce noeud:

    • Au Nord-Est : le centre commercial « Forum Istanbul », comprenant IKEA, Pratikler, un mall, et l’aquarium Turkuazoo, ainsi qu’une station de métro desservant le tout ;
    • Au Nord-Ouest : le marché de gros en fruits et légumes, le marché de gros en produits laitiers (Megacenter) lui faisant face, ainsi qu’un projet d’hôtel 7 étoiles ;
    • Au Sud de l’O3 : le centre commercial Carrefour Bauhauss et la gare routière d’Esenler, et leurs stations de métro correspondantes.

     

    Le marché de gros occupe à Bayrampasa un espace de presque 287.000 m2, terrain qui jusqu’en 1986 était occupé par des champs. Le marché de gros se trouvait auparavant entre Eminönü et Unkapani, ce jusqu’à ce que les bâtiments disparaissent dans l’incendie d’Unkapani en 1971.

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    Vue des parkings de desserte

    Fonctionnement et organisation

    Deux marchés de gros se partagent le rôle de distributeurs en fruits et légumes à Istanbul : Bayrampasa sur la rive européenne et Icerenköy sur la rive asiatique. Bayrampasa est de loin le plus important des deux, centralisant 571 magasins (contre 193 à Icerenköy) sur une superficie de 287.000 m2 (contre 54.000 m2 à Icerenköy). On y achète et revend environ 80 types de légumes, 50 types de fruits, et 20 autres types de marchandises importées.

    Le marché de gros de Bayrampasa a pour particularité d’être géré par la mairie du Grand Istanbul (IBB), propriétaire du terrain, par le biais du Directoire du Marché de gros de la Mairie Métropolitaine d’Istanbul,. L’IBB se charge à la fois de l’entretien, du contrôle du flux de visiteurs et du contrôle des prix des produits.

    Le marché de gros est situé sur un terrain envallonné, les rangées de bâtiments longilignes suivant les lignes de niveau. On retrouve en haut le parking visiteurs, la mosquée, les bureaux de l’administration d’IBB, et une grande variété de produits frais (agriculture traditionnelle et « bio »). Plus bas dans la vallée les produits sont moins fragiles et ce sont plutôt les patates, le riz et les oignons qu’on retrouve en majorité.

    L’espace est à la mesure des besoins alimentaires d’une ville comme Istanbul : le marché de gros est censé pouvoir accueillir 6000 à 8000 camions par jour, pour un volume de vente quotidien de 15 à 20 milliers de tonnes de produits, soit un volume annuel allant jusqu’à 2 millions de tonnes. Le parking en lui-même avec sa capacité de 800 places pour les visiteurs, les employés et les acheteurs, donne une idée de l’intensité de cette activité.

    L’ensemble des visites et passages est concentré sur quelques plages horaires très denses, dont un pic entre 3h et 5h du matin. Cette affluence est contrôlée par un dispositif de caméras et l’enregistrement des entrées et sorties de véhicules.

    Le contrôle du flux routier se double d’un contrôle des prix en temps réel. Les travaux de modernisation et d’informatisation du parc de revendeurs lancés en 2007 par l’IBB ont permis au marché de gros de se convertir en une véritable bourse des fruits et légumes, les prix étant retransmis sur les postes des revendeurs et affichés dans les couloirs du bâtiment central de l’administration. Cette centralisation n’est pas neutre dans la mesure où les transactions sont sujettes à une taxe perçue par l’administration gestionnaire, l’IBB. Naturellement certaines transactions cherchent à échapper à cette centralisation, alors que l’IBB cherche à finir l’informatisation de l’ensemble du parc.

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    Vue d'une des travées du marché de gros en rénovation

    Historique rapide du marché de gros

    Le premier marché de gros d’Istanbul – Yemis Iskelesi - a été construit en 1935, son achalandage étant assuré par trains et par voie maritime. Jusqu’alors le commerce de fruits et légumes n’était pas centralisé et les producteurs de la région arrivaient à la gare d’Hayderpasa par train, puis allaient en carriole ou à pied sur leur lieu de vente.

    Les techniques d’emballage (de plus en plus standardisées) et les techniques de fret évoluant (essentiellement par la route, par bateau et par train), un marché de gros permettant de centraliser la distribution est construit sur la rive asiatique (Yemis Iskelesi). La population d’Istanbul et la demande augmentant, le site s’étend et est ensuite transféré à Zeytinburnu puis à Unkapani, et enfin à Bayrampasa en 1986. En 1997 le marché de Bayrampasa intègre l’ensemble des bureaux des « brokers » qui étaient restés sur les sites précédents, et centralise alors l’ensemble des activités de vente de gros de fruits et légumes pour la partie européenne d’Istanbul.

    L’urbanisation de cette partie de la ville, marquée par la présence des centres commerciaux aux alentours, du réseau routier et de la gare routière, transforme la vocation première du marché de gros. Le marché de Bayrampasa cherche maintenant à intégrer des activités de services (centre de congrès, restaurants), faisant ainsi écho aux nouveaux projets de construction tel cet hôtel 7 étoiles halal en bordure d’autoroute, le Caprice Gold Hotel (conforme aux règles islamiques).

    Image de synthèse du projet de l'hôtel Caprice

    L’association professionnelle ISMEYDER

    Après une visite guidée des bureaux du Directoire assurée par deux fonctionnaires de l’IBB, nous avons pu rencontrer Nevdaz Dayak, président de l’association de producteurs ISMEYDER. Nevdaz Dayak est un personnage : d’origine kurde, au caractère trempé, il s’enorgueillit de son parcours « depuis bas de l’échelle » lui ayant permis de passer du simple manutentionnaire au statut de propriétaire de plusieurs boutiques (certaines spécialisées dans des produits « bio »), et de représentant des vendeurs de Meyvehos.

    L’association ISMEYDER est une association non gouvernementale représentant le secteur de la vente en gros de fruits et légumes ; il semble qu’elle soit la plus importante ONG dans ce secteur. Son rôle est de négocier avec l’IBB les conditions de travail et de vente des différents producteurs, et de participer aux débats et projets concernant le secteur. L’association a des représentants à la Chambre de Commerce d’Istanbul (ITO), au comité sur les fruits et légumes de la Chambre du Commerce, ainsi qu’au Conseil du Directoire du Marché de gros de la Mairie Métropolitaine d’Istanbul, l’institution gestionnaire du parc.

    En mettant de côté le style technocratique du discours qui nous a été tenu on pourrait résumer les projets d’ISMEYDER pour le marché de gros en deux mots : produire plus. Cette perspective se justifie de deux manières : la population d’Istanbul continue d’augmenter, et le marché européen commence à s’ouvrir.

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    Le nouveau marché de gros de Bursa, vue aérienne et de l'intérieur

    Un projet de délocalisation d’une partie des activités de Bayrampasa a d’ailleurs vu le jour en 2006 à Bursa (voir image plus haut). Ce nouveau lieu illustre ce processus de décentralisations successives des activités de commerce de gros (dans ce cas Yemis Iskelesi, puis Unkapani, puis Bayrampasa), leur périphérisation, et le rôle de ce processus dans la poly-centralisation de la cité.

    Peut-être là encore une marque de la métropolisation gargantuesque d’Istanbul, dont l’appétit va jusqu’à engloutir les villes environnantes ?


    Liens internet

    Site de la Mairie du Grand Istanbul :
    http://www.ibb.gov.tr/sites/haller/en-US/Pages/MainPage.aspx

    Site Ismeyder :
    http://www.ismeyder.org.tr/

  • Excursion urbaine du 25 novembre 2010 : les hans d'Eminönü

    Dans les Han d'Eminönü, excursion du jeudi 25 novembre
    avec Jean-François Pérouse et Mathilde Pinon.

     

     

  • F. Hervet "Revenue sharing: A Tool to Produce Urban Land and Residential Megaprojects in Istanbul"

    Filiz Hervet "Revenue sharing: A Tool to Produce Urban Land and Residential Megaprojects in Istanbul" in Erwin Hepperle et al. (dirs.), Opportunities and Constraints of Land Management in Local and Regional Development. Integrated Knowledge, Factors and Trade-offs, Zurich, vdf Hochschule Verlag AG an der ETH Zürich, pp. 223-236. DOI: 10.3218/3928-3

     

     

  • Filiz Hervet - « M. Kaptan, propriétaire stambouliote, veut profiter du pardon de l’Etat »

    Filiz Hervet, « M. Kaptan, propriétaire stambouliote, veut profiter du pardon de l’État », La revue foncière, n°25, p37

  • Filiz Hervet, « À Istanbul, conflit d’usage sur les terrains militaires »

    Filiz Hervet, « À Istanbul, conflit d’usage sur les terrains militaires », La revue foncière 15, p 39. https://www.revue-fonciere.com/la-revue-fonciere-n-15-renouvellement/

  • Fransız Anadolu Araştırmaları Enstitüsü (güncel değil)

    L'institut

    L’IFEA (Institut Français d’Études Anatoliennes /Fransız Anadolu Araştırmaları Enstitüsü) est un établissement français à Istanbul qui relève du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes  et du CNRS (USR 3131).
    Il a pour vocation d’impulser, de diriger des recherches en sciences humaines et sociales, en sciences de l’Antiquité, recherches qui ont pour objet les territoires de la Turquie et de l’Empire ottoman.ifea2

    Installé dans les locaux du drogmanat du Palais de France (ancienne Ambassade de France auprès de la Sublime Porte), l'Institut français d'études anatoliennes "Georges Dumézil" a succédé en 1975 à l'institut français d'archéologie d'Istanbul fondé en 1930. À l'origine orienté vers l'histoire ancienne et l'archéologie, il a ensuite étendu ses activités à la turcologie (linguistique et histoire ottomane en particulier). Il a commencé à s'ouvrir au contemporain à la fin des années 1980, notamment avec la mise en place d'un Observatoire Urbain d'Istanbul (OUI). En 1994, l'IFEA a créé un Centre d'études caucasiennes. En 2003, ce centre s'est délocalisé à Bakou où l'IFEA possède désormais une antenne, installée au sein de l'Ambassade de France en Azerbaïdjan. En 2005 a été mis sur pied un Observatoire de la vie politique turque (OVIPOT). L'IFEA fait partie du réseau des vingt-sept instituts de recherche en sciences humaines et sociales dépendant de la Sous-Direction de la coopération scientifique, universitaire et de la recherche du Ministère des Affaires étrangères. Les études y concernent un vaste territoire, qui s'étend des confins orientaux de l'Europe aux abords de l'Asie centrale. Elles s'inscrivent dans une chronologie longue, allant de la préhistoire aux grands Empires, et de la naissance des États-nations aux redéfinitions identitaires d'aujourd'hui.

    C'est dire que l'IFEA offre un profil très diversifié, propice aux échanges entre disciplines : les sciences humaines et sociales (anthropologie, démographie, géographie, histoire, sociologie, science politique et économique, voire musicologie) y voisinent avec les techniques de l'archéologie et du classement et de l'analyse des textes écrits. Établissement à compétence régionale, l'Institut développe des programmes couvrant le Caucase et les Balkans. En règle générale, ses activités sont conduites en coopération avec d'autres centres, français, européens ou locaux. Cette politique de coopération se traduit par l'intégration de membres de l'IFEA dans des équipes turques, et par l'accueil à l'IFEA de chercheurs turcs ; par la programmation de conférences, séminaires et colloques, la publication d'ouvrages largement ouverts à l'expertise locale, la mise en chantier de projets faisant intervenir des spécialistes de diverses nationalités. À côté de ses activités propres, l'IFEA contribue à la formation des jeunes chercheurs. Il leur propose des services variés : hébergement, soutien logistique aux missions, rôle d'interface avec leurs partenaires locaux, bibliothèque et documentation.

    Pôle Archéologie

    Centre de recherche et appareil de soutien aux acteurs français de l’archéologie en Turquie, l’IFEA a remis l’archéologie au cœur de ses activités de recherche en revenant au centre du dispositif de la recherche archéologique française en Turquie. Poursuivant le double objectif d’élargir nos collaborations avec des partenaires turcs et étrangers tout en offrant une visibilité accrue des recherches auprès de nos collègues et partenaires, le Pôle Archéologie s'attache tout particulièrement à mettre sur pied un réseau pérenne des IFREs de l’Est méditerranéen, sur la base de programmes communs de recherche.

    Pôle d'Études d'Histoire ottomane et turque

    Les études du Pôle Études d’histoire ottomane et turque sont vouées à l’amélioration des connaissances et des savoirs sur le fonctionnement et les particularités de la société ottomane et turque.

    Les travaux couvrent ainsi l’ensemble de la période ottomane, depuis ses origines jusqu’à la fin de l’Empire ainsi que les premières décennies de la République turque jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

    Pôle d'Études Contemporaines

    Avec son Observatoire Urbain d'Istanbul (OUI), l'IFEA étudie l’urbanisme, le patrimoine, les politiques de la ville et les mobilités.
    Son Observatoire de la Vie Politique Turque (OVIPOT) et son Observatoire du Caucase analysent les évolutions récentes en Turquie, au Caucase et dans la région de la mer Noire.
    Enfin, il développe des programmes de recherche sur les productions culturelles contemporaines (XIXè –XXIè siècles).
    Directeur: Jean-François Pérouse This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    Adresse :
    Institut Français d'Études Anatoliennes
    Palais de France
    Nur-i Ziya Sokak, 10 P.K.54
    TR-34433
    Beyoğlu - Istanbul
    TURQUIE
    Email :This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    Téléphone : +90 (0212).244.17.17

    Fax : +90 (0212).252.80.91
  • İstanbul Gözlem Merkezi Kaynakları

    Istanbul Gözlem Merkezi  araştırmacıların, öğrencilerin ve kentsel çalışmalarla ilgililerin hizmetine aşağıda envanterini bulacağınız zengin bir bilgi, belge kaynağı sunmaktadır. 

    • Türk basının takibiyle oluşturulan tematik dosyalar (liste)
    • Toplu taşıma konusunda belgesel kaynaklar (liste)
    • Haritaların büyük bir kısmı (eski ve yeni haritalar) ve fotoğraflar CD halinde kullanımdadır (liste)
    • Aynı şekilde site üzerinden de indirilebilen staj raporları ve tezler (liste)
    • ÉlectrOUI dosyalarının tamamı, İstanbul'daki kentsel aktüalite üzerine olan ve kolokyum annonslarını da içeren elektronik haber bülteni (dosyalara buradan ulaşabilirsiniz)

    OUI'nin ayrıca araştırma karnelerinden oluşan Hypothèses.org (CLEO) üzerinde Haziran 2011'den beri bir blogu  vardır.

    OUI Ekibi tarafından yaratılan ve dışarıdan katkılara açık olan OUI Blogu 3 ana bölüm altında oluşmaktadır:

    Belgesel Kaynaklar: Kuruluşundan bu yana kent gözlem merkezi megapol üzerine belge topluyor ve üretiyor. Haritalar, gazete kupürleri, görsel kaynaklar, aynı zamanda raporlar ve 30 kadar tematik dosya mevcuttur. Gözlem Merkezi’nde kentsel çalışmaların farklı alanlarını kapsayan araştırmalar yapan öğrencilerin bitirme ödevleri ve tezleri de buradan incelenebilir.

    Kent haberleri ve linkler : Burada OUI ekibi tarafından sürekli takip edilen gündem haberlerine yer verilir. İstanbul ve Türkiye’deki faydalı adres ve linkler, OUI ile aynı konular üzerine çalışan araştırma merkezleri, bilimsel dergiler, gündem maddeleri ve önemli yayınlarla güncel haberlere ve bilgilere buradan ulaşılabilir.

    Seminerler ve Kent Gezileri : Har yıl, Ekim’den Mayıs’a, Gözlem Merkezi seminerler ve şehir gezileri önerir. Konferanslar IFEA’da gerçekleşir ve film olarak kaydedilir. Daha sonra konferansın videosu Online konferanslar bölümüne konur.

    http://oui.hypotheses.org/

  • J.-F. Pérouse : Başakşehir (Istanbul) la "ville-épi" : de la marge urbaine épiphénomène au modèle urbain hégémonique

    Jean-François Pérouse, "Başakşehir (Istanbul), la "ville-épi" : de la marge urbaine épiphénomène au modèle urbain hégémonique", in Nora Semmoud, Bénédicte Florin, Olivier Legros & Florence Troin (éd.), Marges urbaines et néolibéralisme en Méditerranée, 2014, Tours, Presses Universitaires François-Rabelais, Collection "Villes et Territoires",  pp. 83-104.

  • J.-F. Pérouse : Istanbul capitale du XXIe siècle

    Jean-François Pérouse "Istanbul, capitale du XXIe siècle", in J. Marcou et F. Türkmen (dir.), Vingt ans de changements en Turquie (1992-2012), Paris, L’Harmattan, déc. 2013. - ISBN : 978-2-343-01130-1

  • J.-F. Pérouse : İstanbul varoşlarındaki mezarlıkları bize ne anlatıyor?

    Jean-François Pérouse "İstanbul varoşlarındaki mezarlıkları bize ne anlatıyor?", Gevher Gökçe Acar (dir.), Ölüm Sanat Mekân, İstanbul: Dakam, Eylül 2012, s. 82-89.
  • J.-F. Pérouse "Introduction aux grands enjeux urbanistiques" 24/04/14

    Conférence
    Jeudi 24 avril 2014 à 14h à l'IFEA
    Jean-François Pérouse
    "Introduction aux grands enjeux urbanistiques"
    Accueil des étudiants de l'IATEUR (Institut d'Aménagement des Territoires, d'Environnement et d'Urbanisme de Reims) à l'occasion de leur Voyage d'études à Istanbul
    Une collaboration IATEUR-IFEA-YTÜ (Université technique de Yıldız) YTÜ?
    Sur invitation
    http://www.univ-reims.fr/formation/ufr-instituts-et-ecoles/iateur/actualites-de-l-iateur,12201.html

  • J.-F. Pérouse et S. Kaya, "249 contro 301. Ossessione sicuritaria e rassegnazione organizzata nell’affrontare i rischi ambientali, sanitari ed economici: il caso turco"

    PÉROUSE Jean-François et KAYA Sümbül, "249 contro 301. Ossessione sicuritaria e rassegnazione organizzata nell’affrontare i rischi ambientali, sanitari ed economici: il caso turco", in S. Palidda (dir.), Resistenze ai disastri sanitari, ambientali ed economici nel Mediterraneo, Doc(k)s, 2018. ISBN 978-88-6548-236-0

    Jean François Pérouse e Sümbül Kaya descrivono ilcaso della Turchia mostrando come il contro-colpo di Stato da parte del dittatore Erdoğan permetta di occultare tutti i disastri e l’aggravamentodelle condizioni di vita della popolazione nonché la violazione dei diritti edelle libertà in un paese devastato da un forte sviluppo neoliberista.

  • J.-F. Pérouse Istanbul planète. La ville-monde du XXIe siècle

    Jean-François Pérouse, Istanbul planète. La ville-monde du XXIe siècle, Paris, La découverte

    Istanbul est un continent urbain inconnu, trop souvent réduit à quelques prétendus hauts lieux – de plus en plus perdus dans l’immensité métropolitaine environnante – extraits d’un imaginaire réducteur, aux figures par trop rebattues. Il y a pourtant urgence à sortir des lieux communs pour prendre la mesure de l’organisme urbain monstrueux devenu ces deux dernières décennies la principale métropole du bassin méditerranéen, au pouvoir attractif croissant.
    Mégapole choyée par un pouvoir qui l’a promue en vitrine de sa puissance et de son identité refabriquée, mégapole qui fascine un « arrière-pays » de plus en plus vaste et diversifié, Istanbul a radicalement changé de dimensions et de fonctions. Outre l’étalement vertigineux qui la caractérise, aux conséquences catastrophiques pour son environnement, elle est le théâtre de profondes transformations physiques, économiques et culturelles.
    Laboratoire de la « Nouvelle Turquie », Istanbul est à la fois le lieu de la reconstruction de la référence ottomane – source de fierté –, le lieu où les paillettes du tourisme mondial côtoient la tension autoritaire installée par le régime, et le terrain d’expérimentation de nouvelles façons de vivre, entre économie de la consommation et tentations de repli autour d’identités collectives réinventées.

  • J.F. Pérouse : Hyperistanbul. Les grands projets d'aménagement urbain en Turquie

    Jean-François Pérouse, « Hyperistanbul. Les grands projets d'aménagement urbain en Turquie », La Vie des idées, 24 septembre 2013. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Hyperistanbul.html
  • J.F. Pérouse Y. Morvan C. Martin - Évolutions de l'offre commerciale et transformations urbaines à Istanbul

    Jean-François Pérouse, Yoann Morvan, Cilia Martin, "Évolutions de l'offre commerciale et transformations urbaines à Istanbul" in Figures nouvelles, figures anciennes du commerce en ville Les annales de la recherche urbaine 108, sept. 2013, PUCA, p. 47-55
  • Jean-François PEROUSE

    Jean-François Pérouse

    Maître de conférences à l’Université Toulouse-II, Habilité à Diriger des Recherches (HDR) depuis le 30 juin 2009

    Directeur de l'IFEA 2012-2017

    Titres universitaires français : Ancien Elève de l’ENS, Agrégation de géographie, D.E.A. "Géographie et Aménagement" (Paris-IV), D.E.A. "Histoire et Civilisations" (E.H.E.S.S.), Diplôme des Langues-Orientales (Turc) et Doctorat de géographie et aménagement "D'Angora à Ankara (1919-1950) : la naissance d'une capitale", thèse soutenue en janvier 1994, à l'Université de Reims-Champagne-Ardenne, sous la direction de M. BAZIN.

  • Jean-François Pérouse - Les grands enjeux urbanistiques d'Istanbul à la veille des élections de mars 2014 : 17/12/13

    Conférence-débat Français du Monde-ADFE Istanbul
    Mardi 17 décembre à 18h30 à l'IFEA
    Jean-François Pérouse
    "Les grands enjeux urbanistiques d'Istanbul à la veille des élections de mars 2014"
    Pour participer, se pré-inscrire à l'adresse This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
  • Jean-François Pérouse, « Istanbul : étalement, diffraction de la rente et gouvernement passif »

    Jean-François Pérouse, « Istanbul : étalement, diffraction de la rente et gouvernement passif » in Lorrain D. (dir.) Métropoles en Méditerranée. Gouverner par les rentes, Paris, Presses de Sciences Po [Académique], p. 207-256. http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/livre/?GCOI=27246100472370

    Beyrouth, Le Caire, Alger, Istanbul évoquent une histoire de très longue durée. Mais depuis plusieurs décennies, les images associées à ces métropoles du pourtour méditerranéen s'estompent pour laisser place à celles d'un quotidien marqué par la violence, les flots de migrants et les dysfonctionnements urbains.

    Sont-elles devenues ingouvernables ? Sont-elles trop denses, trop polluées, trop inégalitaires ? En s’immergeant dans la fabrique de leurs réseaux et institutions, cet ouvrage montre que les difficultés majeures de ces villes reflètent non pas l’absence mais des modes spécifiques de gouvernement.

    Si tout n’est pas gouverné, les réseaux urbains, en contribuant à équiper, participent à une gouvernance de fait. Les défaillances sont compensées par une coordination à partir des problèmes. En l’absence d’un secteur industriel fort (à l’exception d’Istanbul), la production du logement joue un rôle économique majeur. Et c’est la répartition des rentes foncières, urbaines et pétrolières entre les fractions de l’élite qui décide du destin de ces villes, entre grandeur et déclin.

  • Jean-François Pérouse, « The tremendous making and unmaking of the peripheries in current Istanbul »

    Jean-François Pérouse, « The tremendous making and unmaking of the peripheries in current Istanbul » In André Chappatte, Ulrike Freitag & Nora Lafi (ed.), Understanding the City through its Margins. Pluridisciplinary Perspectives from Case Studies in Africa, Asia and the Middle East, New York, Routledge, p. 33-44.

    Cities the world over and in particular developing countries suffer from uneven development and inequality. This is often coupled with the view that these inequalities constitute unfortunate anomalies. In contrast, this edited volume draws out the ways in which the city has not been able to exist without its margins, both materially, ideationally, and socially. In this book the margins are, first, the mirrors of the city and, second, a fundamental route through which various centers can legitimate and sustain their power. Contemporary case studies are compared to a number of those from history with the accent on Asia, Africa and the Middle East, and engage with the underlying theoretical questions of what is the urban margin and what is marginality in urban society and spaces?

  • Julien PARIS

    blog Hypothèses : http://devam.hypotheses.org
    mail : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    tél : +90 0212.244.17.17 (poste : 116)
    Contrat doctoral CNRS

    Sujet de thèse :

    « Coopérations et partenariats du développement culturel et métropolitain. Ce que nous apprend Istanbul des interactions entre politiques culturelles privées et publiques et le territoire. »
    Thèse de doctorat effectuée à l'EHESS (Histoire et civilisations, CETOBAC) sous la direction de Nora Şeni. No FCT : P0060168

  • L'IFEA

    L'institut

    L’IFEA (Institut Français d’Études Anatoliennes /Fransız Anadolu Araştırmaları Enstitüsü) est un établissement français à Istanbul qui relève du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes  et du CNRS (USR 3131).
    Il a pour vocation d’impulser, de diriger des recherches en sciences humaines et sociales, en sciences de l’Antiquité, recherches qui ont pour objet les territoires de la Turquie et de l’Empire ottoman.ifea2

    Installé dans les locaux du drogmanat du Palais de France (ancienne Ambassade de France auprès de la Sublime Porte), l'Institut français d'études anatoliennes "Georges Dumézil" a succédé en 1975 à l'institut français d'archéologie d'Istanbul fondé en 1930. À l'origine orienté vers l'histoire ancienne et l'archéologie, il a ensuite étendu ses activités à la turcologie (linguistique et histoire ottomane en particulier). Il a commencé à s'ouvrir au contemporain à la fin des années 1980, notamment avec la mise en place d'un Observatoire Urbain d'Istanbul (OUI). En 1994, l'IFEA a créé un Centre d'études caucasiennes. En 2003, ce centre s'est délocalisé à Bakou où l'IFEA possède désormais une antenne, installée au sein de l'Ambassade de France en Azerbaïdjan. En 2005 a été mis sur pied un Observatoire de la vie politique turque (OVIPOT). L'IFEA fait partie du réseau des vingt-sept instituts de recherche en sciences humaines et sociales dépendant de la Sous-Direction de la coopération scientifique, universitaire et de la recherche du Ministère des Affaires étrangères. Les études y concernent un vaste territoire, qui s'étend des confins orientaux de l'Europe aux abords de l'Asie centrale. Elles s'inscrivent dans une chronologie longue, allant de la préhistoire aux grands Empires, et de la naissance des États-nations aux redéfinitions identitaires d'aujourd'hui.

    C'est dire que l'IFEA offre un profil très diversifié, propice aux échanges entre disciplines : les sciences humaines et sociales (anthropologie, démographie, géographie, histoire, sociologie, science politique et économique, voire musicologie) y voisinent avec les techniques de l'archéologie et du classement et de l'analyse des textes écrits. Établissement à compétence régionale, l'Institut développe des programmes couvrant le Caucase et les Balkans. En règle générale, ses activités sont conduites en coopération avec d'autres centres, français, européens ou locaux. Cette politique de coopération se traduit par l'intégration de membres de l'IFEA dans des équipes turques, et par l'accueil à l'IFEA de chercheurs turcs ; par la programmation de conférences, séminaires et colloques, la publication d'ouvrages largement ouverts à l'expertise locale, la mise en chantier de projets faisant intervenir des spécialistes de diverses nationalités. À côté de ses activités propres, l'IFEA contribue à la formation des jeunes chercheurs. Il leur propose des services variés : hébergement, soutien logistique aux missions, rôle d'interface avec leurs partenaires locaux, bibliothèque et documentation.

    Pôle Archéologie

    Centre de recherche et appareil de soutien aux acteurs français de l’archéologie en Turquie, l’IFEA a remis l’archéologie au cœur de ses activités de recherche en revenant au centre du dispositif de la recherche archéologique française en Turquie. Poursuivant le double objectif d’élargir nos collaborations avec des partenaires turcs et étrangers tout en offrant une visibilité accrue des recherches auprès de nos collègues et partenaires, le Pôle Archéologie s'attache tout particulièrement à mettre sur pied un réseau pérenne des IFREs de l’Est méditerranéen, sur la base de programmes communs de recherche.

    Pôle d'Études d'Histoire ottomane et turque

    Les études du Pôle Études d’histoire ottomane et turque sont vouées à l’amélioration des connaissances et des savoirs sur le fonctionnement et les particularités de la société ottomane et turque.

    Les travaux couvrent ainsi l’ensemble de la période ottomane, depuis ses origines jusqu’à la fin de l’Empire ainsi que les premières décennies de la République turque jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

    Pôle d'Études Contemporaines

    Avec son Observatoire Urbain d'Istanbul (OUI), l'IFEA étudie l’urbanisme, le patrimoine, les politiques de la ville et les mobilités.
    Son Observatoire de la Vie Politique Turque (OVIPOT) et son Observatoire du Caucase analysent les évolutions récentes en Turquie, au Caucase et dans la région de la mer Noire.
    Enfin, il développe des programmes de recherche sur les productions culturelles contemporaines (XIXè –XXIè siècles).
    Directeur: Jean-François Pérouse This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    Adresse :
    Institut Français d'Études Anatoliennes
    Palais de France
    Nur-i Ziya Sokak, 10 P.K.54
    TR-34433
    Beyoğlu - Istanbul
    TURQUIE
    Email :This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    Téléphone : +90 (0212).244.17.17

    Fax : +90 (0212).252.80.91
  • Le quartier : le retour ou la fin ? La fabrique du quartier à l'épreuve des transformations et des politiques urbaines 2-3/05/2013

    ATELIER REGIONAL SUR LES MUTATIONS URBAINES

    Panel 1 || Panel 2 || Panel 3 || Panel 4 || Panel 5 || Conclusion

    ifealogopetit ifri cetobac

    2, 3 mai 2013 / Istanbul

    Journées d'études organisées par l'Institut Français de recherche en Iran (IFRI), l'Institut Français d'Etudes Anatoliennes (IFEA) et le Centre d'Etudes Turques Ottomanes Balkaniques et Centrasiatiques (CETOBAC).

    "Quartiers : le retour ou la fin ?

    La fabrique du quartier à l’épreuve des transformations et des politiques urbaines"

    Les quartiers d’Istanbul et de Téhéran en miroir avec les capitales et villes de la région

    Alors qu’à Téhéran la référence au quartier et l’usage du terme se répand et devient une préoccupation visible et affirmée des politiques publiques, à Istanbul, il apparaît dans le vocabulaire et l’imaginaire urbain mais sans pour autant représenter un cadre d’action pertinent pour les édiles politiques qui menacent même de le supprimer. Cet atelier reviendra sur les usages et le sens du quartier comme cadre de pensée et d’action, comme référence symbolique et matérielle mais aussi comme lieu de mémoire dans un contexte général de transformations urbaines.

    La tendance à opposer le quartier, comme une réalité pleine et proche, à une ville, jugée trop vaste et mal connue est aujourd’hui remise en cause. Le quartier, lui-même, ne se donne jamais tout entier. Il comporte autant de trous, de zones indécises que la ville. Dans un contexte de métropolisation, le quartier peut aussi devenir synonyme de résistance, s’apparenter au village et devenir un « état d’esprit » véhiculé dans les séries télévisées (Louis Wirth).

    Les projets de rénovation urbaine en cours dans les deux villes conduisent à une disparition rapide du tissu social, du patrimoine et des identités locales qui se sont construites au fil du temps. Un phénomène qui semble bien contradictoire, à Téhéran, avec la volonté de la Municipalité de renforcer la gestion urbaine de proximité. À Istanbul, ce phénomène s’accompagne d’une muséification et d’un projet d’ingénierie sociale s’appuyant sur la création de quartiers ottomans.

    La notion de quartier se joue donc à la croisée de constructions socio-spatiales, politiques et temporelles mais aussi de représentations mentales et d’une diversité d’usages. Entre instabilité dimensionnelle et incertitude existentielle (Piolle), il s’agira d’essayer d’appréhender le quartier comme une « médiation socio-spatiale » entre l’inconnu et le connu, le dedans et le dehors, l’intérieur et l’extérieur, l’accord et le désaccord, entre soi et l’autre (Di Méo). Le quartier sera donc considéré comme l’échelle d’observation la plus efficace pour analyser la spatialisation des substances sociales (Michel Lussault).

    Ce colloque se veut transdisciplinaire mais aussi trans-période. Etant donné que « la ville se fait sur la ville », autrement dit que la longue durée est indispensable à la sédimentation des populations et des gouvernances sur le tissu urbain, il s’agira de prendre en considération les quartiers anciens et leur recomposition mais aussi la création de nouveaux quartiers en marge de la ville. Ces phénomènes sont une réalité connue de la totalité des villes qui seront abordées dans cet atelier, à savoir en premier lieu Istanbul et Téhéran mais aussi Alexandrie, le Caire, Athènes et Beyrouth.

    Nous donnerons « quartier libre » pour sortir le quartier de son isolement - spatial, temporel, politique et épistémologique.

    Les responsables scientifiques : Cilia Martin (CETOBAC/IFEA) et Mina Saïdi (IFRI)
    Comité scientifique : Jean-François Pérouse, Nathalie Clayer, Mina Saïdi et Cilia Martin

    Avec le soutien du laboratoire Mosaïques de l'Université Paris-Ouest, la Défense et de l'Institut Français

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  • Luisa Piart - Laleli et le secteur de la confection à Istanbul : premiers résultats de recherche : 11/11/2009

    Conférence de Luisa Piart (doctorante à l'Université de Provence, Université de Leipzig)
    Mercredi 11 novembre 2009 à 15h à l'IFEA
    "Laleli et le secteur de la confection à Istanbul : premiers
    résultats de recherche"

  • Modern Kenti doğaçlamak: Yapanlar, Mimarlar ve Kurgulayanlar Yuvarlak Masa Toplantısı - 07/12/2012

    Konu

    Kentin son elli yıldır yapımına damgasını vuran gecekondu olgusu çoğunlukla bir sorun olarak görülmüştür; şehrin görüntüsünü bozan, işgalci bir yıkım gücü. Halbuki, doğaçlama usülü kent yapımı diye adlandırabileceğimiz bu süreç kente göçle gelenlerin barınma ihtiyaçlarını çözmek üzere tüm kültürel sermayelerini ve insiyatiflerini ortaya döktükleri bir yaratıcılık konusu olarak da ele alınabilir. Gecekonduda basit bir barınma ihtiyacından yola çıkılarak insanların bizzat yarattıklarının bir bina olmanın çok ötesinde bir yaşam alanı, bir mahalle, bir kent parçası olduğunu görüyoruz. Doğaçlama kent yapımı sürecinde insanlar yarattıkları her bir dokunun bilgisine ve hafızasına sahipler, bu yüzden yarattıkları yaşam alanlarının kendileri için anlamı var. Her bir çivisinden, akrabanın ordaki evinin çatısına, hemşerinin bakkalına, ordan da çıkması zahmetli tepesine ve taşan deresinin getirdiği çamuru aşılarak yürünen sokaklarına kadar her yönü ile ve duygusal bir şekilde hatırlanan bir kent dokusu yaratılan. Gecekondunun ifade ettiği bu doğaçlama kent yapımında mimar ya da tasarımcıyı fazla göremiyoruz. Tasarımcının bu sürece girememesi söz konusu (ya da kendisini soyutlaması) şimdiye kadar; ya ideolojik ve kültürel nedenlerle ya da tamamen finansal nedenlerle, zira gecekonducuların mimari proje için paraları olmadı hiç bir zaman. Bugün, artık milyonlarca metrekareler, trilyonlarca liralar, kimbilir ne kadarlık beklentilerle ilerleyen kentsel dönüşüm, her bir hamlesiyle bu değersiz addedilen ve tiksinti ile bahsedilen gecekondu kültürünü derinlere gömüyor. Tüm yönleriyle önden tasarlanmış yaşam kurguları ile tepeden inen modern kent, doğaçlama kent yapmak kültürünün tam tersine insanın yaşadığı yere ilişkin ortaya koyabileceği yaratıcılığına ihtiyaç duymuyor. Kentsel dönüşüm, tamamen pazar mekanizmasının diktasında, alış-satış, rant, getiri-götürü hesapları üzerinden şekillenen modern kent parçalarını mevcut gecekondu mahallelerine monte ediyor. Pazar mekanizmasının bu kadar baskın ve tek söz sahibi olması modernden kastedilenin de olabileceğinden çok daha daralması anlamına geliyor: insanlara araba park yeri, yürüme yolu, havuzu, görmelik bahçeleri ve iki artı birleri ile hazır paketler şeklinde sunulan komfor, güvenlik ve düzen vaadinin ötesine geçemiyor modernlik. Kentsel dönüşümün işaret ettiği bu modern kent yapımında mimar ve tasarımcıya bu sefer önemli bir rol düşüyor: projeleri satılabilir kılmak, markalaştırmak, bir diğer deyişle meşrulaştırmak. Bu süreçte esamesi artık okunmayan kentlinin kendisi. Kentli yapan olarak artık gündemde değil, artık bir tüketici konumunun ötesinde rol düşmüyor kendisine. Bu panelde sormak istediğimiz sorular şunlar: mimarlık ve tasarım uzmanlığı kentsel dönüşüm süreci ile işlevsizleştirilen kentlinin kent yapmada ortak olma potansiyelini yeniden ortaya çıkarabilecek bir yaratıcı çabanın içine girebilir mi ve böylelikle kent yapmaya ilişkin katılımcı bir sürecin önünü açabilir mi; mimarlık ve tasarım uzmanlığı, kentlinin kent yapma bilgi ve becerisini de yanına alarak bugün çok çetrefilli bir konu olarak önümüze çıkan kenti müşterek kullanım alanı ve kültürü olarak geliştirmek meselesini ele alabilir mi? Mimarlık ve tasarım uzmanlığı bugün tamamen piyasa mekanizmasının çözümlerine hapsolmuş pratiğini (bu pratiğin yarattığı kaynakları kullanarak) bir nebze serbestleştirme stratejisi olarak kentsel dönüşüm mağduru olmaya aday kentlilerle birlikte kâr-amacı gütmeyen proje geliştirme ve uygulama çabalarına kalkışabilir mi? Pazar mekanizmasının taleplerini dengeleyecek kent hakkı, kentli hakkı, iyi yaşam hakkı taleplerinin muhatabını bulmak üzere seferber olabilir mi? Doğaçlama kent yapmak olarak adlandırdığımız gecekondu kültüründen iyi yaşamla ilgili, modernliği yaratıcı bir şekilde, aşağıdan inşa etmekle ilgili bir şeyler öğrenebilir miyiz? Mimar ve tasarımcının özgür yaratıcılık arayışı kenti doğaçlayanların birikimi ile buluşmadan beslenebilir mi? Bu buluşmadan kenti özgürleştirici kılacak, kentlilerini de güçlendirecek bir enerji çıkar mı? Mimarlar ve kent yapanlar birlikte, hazır reçeteler şeklinde modern yaşam alanları kurgulayanların gücünü yönetebilirler mi?
     
    1.İstanbul Tasarım Bienali paralelinde, Musibet Sergisi küratör ekibi ile birlikte düzenlenen bu yuvarlak masa toplantısında şehir plancısı, mimar, sosyolog, sosyal politika uzmanları, ve kenti bizzat yapanlar, inşa edenler biraraya gelecekler.

    Katılımcılar

    Açılış : Jean-François Perouse / Kentbilimci, 'IFEA’nın Müdürü
    Moderatör: Asu Aksoy / Doçent, İletişim fakültesi, Bilgi Üniversitesi, “Art and Cultural Managment” bölümü
    Erbatur Çavuşoğlu / Kentbilimci, Mimar Sinan Güzel Sanatlar Üniversitesi
    Şükrü Aslan / Kentbilimci, Mimar Sinan Güzel Sanatlar Ünivesitesi, Sosyoloji bölümü
    Gökhan Karakuş / bağımsız mimar, mimarlık eleştirmeni
    Yaşar Adanalı / Araştırmacı ve eylemci, Kentsel projelerde yurttaş katılımı uzmanı
    Hüseyin Çevik / Müteahhit (Inovacons.com)
    Adil Tekirdağ / Adil Kebap Dürüm’ün sahibi
    Nil Aynalı / Mimar, İstanbul Tasarım Bienali “Musibet” sergisinin asistan küratörü

    EK Bigiler

    7 aralık Cuma, saat 18.00’de
    Sunum dili Türkçe
    IFEA konferans salonu
    Bilgi için: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
  • Muriel Girard - İstanbul’da turizm ve kültürel miraslaştırma programı açısından zanaat dünyasının yeniden yapılanması ve kentsel dönüşüm :16/03/2011

    Seminer "Bellekler ve kentsel harekelilik"
    Çarşamba 16 Mart 2011 18:00'da IFEA'da
    Muriel Girard
    (EHESS ; CETOBAC)

    " İstanbul’da turizm ve kültürel miraslaştırma programı açısından zanaat dünyasının yeniden yapılanması ve kentsel dönüşüm. "
    Sunum dili Fransızcadır.

  • Muriel Girard - Les recompositions du monde artisanal et les mutations urbaines au regard des mises en patrimoine et en tourisme. Le cas d'Istanbul :16/03/2011

    Séminaire "Mémoires et mobilités urbaines"
    Mercredi 16 mars 2011 à 18h00 à l’IFEA
    Muriel Girard
    (EHESS ; CETOBAC)
    " Les recompositions du monde artisanal et les mutations urbaines au regard des mises en patrimoine et en tourisme. Le cas d'Istanbul. "
    Intervention en français.

  • Neighborhoods: the return or the end? The building of the neighborhood challenged by changes and urban policies 2-3/05/2013

    REGIONAL WORKSHOP ON URBAN MUTATIONS

    Panel 1 || Panel 2 || Panel 3 || Panel 4 || Panel 5 || Conclusion

    ifealogo-couleur ifri cetobac

    Neighborhoods: the return or the end

    The building of the neighborhood challenged by changes and urban policies


    Istanbul and Tehran neighborhoods compared to the capitals and cities of the region

    2013 May 2, 3 / Istanbul

    While in Tehran the reference to the neighborhood and the use of the term is spreading and becoming a visible and assertive concern of the public policies, it appears in Istanbul in the vocabulary and urban imaginary but without actually representing a relevant framework for the city councillors who even threat to eradicate it. This workshop will review the purpose and the meaning of the neighborhood as a framework of thinking and action, as a substantive and symbolic reference but also as a place of memory in the broader context of urban transformations.

    The tendency to oppose the neighborhood, as a full and close reality, to the town, considered too large and poorly understood, is today called into question. The neighborhood never gives itself as a whole. It has as many gaps and undefined areas as the city. In a framework of metropolisation, the neighborhood can also become synonymous of strength, relate to the village and become a "state of mind" conveyed in the television series (Louis Wirth).

    The urban renovation projects ongoing in both cities, lead to a fast disappearance of the social fabric, heritage and local identities that were built over the years, a phenomenon that seems contradictory in Tehran, with the will of the local community to strengthen the local urban management. In Istanbul, this phenomenon is accompanied by a museification and a social engineering agenda, through the creation of Ottomans neighborhoods.

    The notion of neighborhood is therefore unfolding at the crossroad of socio-spatial constructions, political and chronological, as well as mental representations and a range of diversified uses. Between dimensional instability and existential uncertainty (Piolle), there will be an attempt to understand the neighborhood as a "socio-spatial mediation" between the unknown and the known, the inside and the outside, the agreement and disagreement between self and other (Di Meo). The neighborhood will therefore be considered as the most effective scale of observation to analyze the spatial distribution of social substances (Michel Lussault).

    This symposium involves a transdisciplinary as well as transperiodical character. Since "the city builds itself on the city", that is to say that a long term duration is essential to the settlement of populations and the governances on urban fabric, we will have to consider the old neighborhoods and their reconstruction as well as the creation of new neighborhoods beyond the build-up area of the city. These phenomena are a known reality for all the cities that will be discussed in this workshop, first of all Istanbul and Tehran but also Alexandria, Cairo, Athens and Beirut. We’ll give "free time" to take out the neighborhood of its isolation –on a spatial, temporal, political and epistemological scale.

    With the support of laboratoire Mosaïques Paris-Ouest University and Institut Français

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  • OUI - présentation

    L'Observatoire Urbain d’Istanbul

    La mégapole stambouliote, formidable résumé de la Turquie, cœur actif de celle-ci et laboratoire des mutations économiques, sociales et politiques actuelles, fait de l'Observatoire Urbain l'un des pôles importants de la recherche sur la Turquie contemporaine au sein de l’IFEA. l'Observatoire s'intéresse prioritairement à l'étude des phénomènes qui accompagnent la métropolisation d'Istanbul (développement urbain, environnement, immobilier, vie politique et économique, politiques culturelles). Il fonctionne à la fois comme un centre d’information et de ressources documentaires, bibliographiques et cartographiques, un point d’interface Turquie/Europe, et un lieu de recherches et de valorisation de celles-ci.

    Un centre de documentation et de ressources

    Il s’agit à la fois de ressources cartographiques, decollections de photographies , dedossiers thématiques , de statistiques et d’ouvrages. Les cartes et plans, du 1/500e au 1/500 000e, concernent à la fois l’Istanbul ottomane, l’Istanbul républicaine et la Turquie d’aujourd’hui. Les dossiers de presses et la bibliothèque de l'OUI sont régulièrement remis à jour. Enfin, certains documents sont disponibles en ligne (données statistiques, résultats des programmes de recherche, études et rapports de stage, documents des conférences et colloques, etc.).

    Un point d’interface

    L’Observatoire peut renseigner et guider les chercheurs et acteurs économiques s’intéressant à Istanbul. Sur demande, il est à même d’identifier les différents interlocuteurs possibles (institutionnels, universitaires, acteurs économiques, chambres professionnelles, fondations et associations). Il fonctionne comme une sorte d’intermédiaire, au service des non-turcophones peu familiers du milieu stambouliote. Des formes de partenariat très diverses se sont développées avec différentes institutions européennes (UE, CoE, OCDE, etc.), dans le cadre de programmes d'étude et de conseil.

    Un lieu de recherches et de valorisation de celles-ci

    Enfin, l’Observatoire est un centre de recherches. Outre les travaux personnels de ses animateurs, il développe, en collaboration avec divers partenaires, en particulier dans le cadre dela coordination des observatoires urbains de la Méditerranée orientale et méridionale , des programmes qui visent à rendre compte des évolutions actuelles dans les villes de la région.


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    Pour toutes les informations concernant les activtés de l'OUI, voir le blog OUI sur hypothèses.

    Contact:

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  • Panel Improviser la ville contemporaine : Citoyens, Architectes et Inventeurs : 07/12/2012

    En écho à la Biennale du Design d'Istanbul, l'IFEA - en collaboration avec l'Université de Bilgi - organise le vendredi 7 décembre 2012 à 18h une table ronde sur le thème de la participation citoyenne dans les projets urbains contemporains.

    Intervenants

    Ouverture : Jean-François Perouse / urbaniste, directeur de l'IFEA
    Modératrice : Asu Aksoy / professeure associée, Faculté de Communication, Université Bilgi, département "Arts and Cultural Management"
     
    Şükrü Aslan / Urbaniste, Université Mimar Sinan, département de Sociologie
    Gökhan Karakuş / architecte indépendant, critique d'architecture
    Yaşar Adanalı / chercheur et activiste, spécialiste de la participation citoyenne dans les projets urbains
    Hüseyin Çevik / entrepreneur (Inovacons.com)
    Adil Tekirdağ / propriétaire de Adil Kebap Dürüm
    Nil Aynalı / architecte, curateur assistant de l'exposition 'Musibet', Biennale de Design d'Istanbul

    Informations complémentaires : blog de l'OUI

    Vendredi 7 décembre à 18h à l'IFEA
    Conférence en turc
    Demandes d'information :This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
     
  • Réinterroger le quartier, à partir d'Istanbul en proie aux transformations

    Réinterroger le quartier, à partir d'Istanbul en proie aux transformations

    Axe de recherche mené par Cilia Martin, Jean-François Pérouse et Mina Saïdi

     
    bandeau lequartier
     

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    On peut dire sans abus que L'IFEA a d'ores et déjà une tradition de recherche sur le quartier, son Observatoire Urbain d'Istanbul – fondé en 1989 – travaillant beaucoup à cette échelle. En somme, le parti pris adopté de facto pour l'approche de la métropole a été celui de l'entrée par le quartier, en rupture avec la vision orientaliste du quartier inhérente au prétendu modèle de la « ville orientale » (Raymond, 1995). Les muhtar comptent parmi les premiers interlocuteurs sollicités lors des excursions urbaines de l’OUI et  le président de l’association des maires de quartier d’Istanbul avait été l’un des premiers invités du séminaire-OUI de l’année 2000-2001. Comme si l'immensité métropolitaine difficilement abordable dans sa totalité ne pouvait être saisie qu'au travers de ces unités de vie, de perception, d'identification et de gestion que sont les quartiers.
    Le quartier a donc été et reste un prisme d'analyse, c'est aussi un catalyseur d'interdisciplinarité, dans la mesure où historiens, anthropologues, sociologues, géographes, architectes et urbanistes peuvent s'y retrouver, à l'instar du séminaire organisé en 2000 à l'IFEA par Işık Tamdoğan.

    Contexte

    Au début des années 2010, le contexte métropolitain – et l'ivresse de la référence à l'échelle globale qui s'est emparée des édiles -  semble défier le quartier comme unité de gestion administrative et politique. On assiste donc à une mise en cause du quartier, qui convoque à la fois les pratiques de mobilité des ménages (une étude récente a révélé que les Stambouliotes changeaient de logement en moyenne tous les deux ans et demi), la puissance des réseaux et des sociabilités réticulaires (plutôt que celles déployées dans la proximité physique) et surtout les politiques de transformation urbaine (kentsel dönüşüm) dont Istanbul est la proie. La perspective annoncée d'un renouvellement de la moitié du bâti de la métropole d'ici vingt ans donne la mesure des bouleversements engagés. Or cette politique prioritaire est conduite par le centre politique – Premier ministre, Conseil des ministres et ministère de l'Environnement et de l'Urbanisme – dans un mépris total des pouvoirs locaux au nombre desquels compte la mairie de quartier (muhtarlık) dont le responsable est élu au suffrage universel tous les cinq ans. Le régime dominant de transformation se déploie dans la négation du local. Cela semble même être une des conditions de son efficacité, la consultation étant jugée comme une perte de temps au regard des objectifs quantitatifs des promoteurs de cette politique. En 2008 une simplification radicale du maillage des quartiers administratifs avait déjà entraîné, surtout dans les arrondissements centraux, la suppression sans appel de nombreux quartiers administratifs, dont certains avaient pourtant une très longue histoire. Certains parlent même d'une suppression totale du quartier comme plus petit échelon d'administration locale, dans les grandes métropoles en tout cas.
    Dans ce contexte, le quartier comme unité de vie – voire comme communauté imaginée – connaît un réinvestissement que l'on peut qualifier de compensatoire. Ce qui se perd en pertinence politique et en cadre de vie quotidien, pour des populations qui travaillent loin de leurs lieux de résidence, paraît se reconvertir en communauté de sentiments rêvée. Le principal réinvestissement affectif à l'oeuvre à Istanbul est le fait des milieux conservateurs qui tendent à exalter le quartier comme unité sociale, humaine, base de la conservation des « vraies valeurs nationales » et de la résistance contre l'atomisation et la modernisation. Dans cette
    vision, le quartier est une unité équilibrée, protégée et stabilisée par  un ensemble de régulations « naturelles », avec ses jeunes et ses vieux, ses riches et ses pauvres, ses hommes et ses femmes, ses humains et ses animaux, ses savants et ses simples d'esprit, ses figures invariables de l'autorité et ses institutions repères (mosquée, école, épicerie... ). Le nombre de publications à caractère nostalgique, vantant les charmes perdus des quartiers ottomans d'antan (Bayramoğlu Alada, 2008), est d'ailleurs impressionnant, sans parler des séries télévisées ou des articles de presse (quotidiens ou magazines). Cette nostalgie du quartier est à la fois une reconstruction idéalisatrice du passé et l'expression d'un conservatisme politique et moral. Le projet conservateur du Parti de la Justice et du Développement (AKP) passe ainsi par un réinvestissement physique des quartiers par une action de proximité développée en direction des femmes, des enfants et des personnes âgées, et par de nouvelles institutions comme le médecin de famille, l'imam de famille et le konak de proximité (semt konağı). Cette dernière institution, qui interfère avec la mairie locale, ne tire pas sa légitimité du suffrage universel comme celle-ci, mais du parti qui en a fait un vecteur de son influence et du contrôle social local, au cœur des territoires de vie quotidiens.

    (Ré)investissements

    L'économie immobilière n’est pas en reste dans ce réveil. Elle s'est aussi emparée de cette nostalgie, en commercialisant la référence au « quartier traditionnel » et à ses supposées incomparables valeurs d'urbanité, dans une reformulation opportuniste du principe « small is beautifulnbsp;». Cela conduit parfois les promoteurs, tout comme les concepteurs de centres commerciaux d'ailleurs, à produire des pastiches de quartier ressemblant à de mauvais décors de
    série télévisée. L’ouverture fin 2012 dans un centre commercial très chic de tout un étage dénommé «nbsp;Quartier/Mahalle » semble confirmer cet usage croissant de la référence décontextualisée au quartier par l’économie urbaine de la consommation. Le petit commerçant de quartier, atrophié par le développement des centres commerciaux, est récupéré comme simple icône « hors sol », dans le cadre de ces mêmes centres.
    Parallèlement un réinvestissement politique peut s'opérer selon d'autres modalités, comme celui enregistré après le tremblement de terre d'août 1999 où certains habitants d'Istanbul ont réalisé que face aux risques sismiques seule une organisation à l'échelle locale était réellement
    efficace. Il en est résulté un regain du phénomène associatif à l'échelle des quartiers, par réactivation d'associations récentes ou créations ex-nihilo. Les luttes écologistes et les mobilisations contre la transformation urbaine ont aussi pour effet de réactiver le quartier en tant qu'échelle et cadre de contestation, comme on l'a vu dès 1994 à Arnavutköy – contre, déjà  !, un tracé de troisième pont routier sur le Bosphore -, et dans des dizaines de quartiers désormais dressés contre la perspective d'une destruction, d'une éviction et de déplacements forcés. En ce sens, la transformation urbaine peut participer, dans certaines conditions, à la recristallisation d'une conscience de quartier, comme on l’a vu à la suite de la révolte du parc de Gezi de juin 2013.
    Certaines organisations de
    gauche radicale, à l’instar des « Maisons du Peuple » (Halkevleri) participent aussi au réinvestissement politique du quartier, à la fois au niveau symbolique – en exaltant la mémoire des mouvements révolutionnaires dans les quartiers au cours des années 1970 (Aslan, 2004) - et au niveau pratique, en implantant des associations de quartier, en favorisant les mobilisations à cet échelon, voire en noyautant certaines mairies de quartier (Yıldız, 2013). Suivant l’invitation du sociologue Ali Şimşek (2008), la gauche turque semble redécouvrir cette unité sociale concrète.
    Le quartier à Istanbul, dans ce contexte contradictoire et stimulant, n'est donc pas un objet d'étude
    obsolèteque la recherche aurait épuisé. Sa polymorphie et les formes d'investissement qu'il polarise encore en font un analyseur inépuisable des dynamiques urbaines. Pour l’étude des populations captives – par l’âge, le sexe, la langue, un handicap physique ou la position socio-économique – l’entrée par le quartier paraît particulièrement adaptée et même indispensable. C’est comme si, à l’heure des mobilités et des mises en réseau démultipliées pour certains, le quartier ne restait une réalité que pour les plus démunis et les plus invisibles. Ne serait-ce qu’à ce titre, il mérite la plus haute attention.

    Réinterroger”, pour faire écho à notre : « ‘Interroger le quartier’  : quelques repères terminologiques et méthodologiques », Anatolia Moderna/Yeni Anadolu, n°X, Istanbul, IFEA, 2004, p. 127-130.


    Le tableau d'İbrahim Sâfi (1899-1983) intitulé “Eski İstanbul Mahallesi” (Vieux quartier d'Istanbul) a parfaitement fixé cet imaginaire archétypal du quartier.

    Citons ici juste quelques titres d'articles parus récemment : “Je veux qu'on me rende mon quartier”, Gezinti, automne 2003, p. 28-32, “Pourquoi avons-nous cessé de faire le salut du matin?”, Zaman-Cumartesi, 17 février 2007, p. 7, “Avant il y avait les mères de quartier; à chaque souci on accourrait à elles” (Star, 15 avril 2012, p. 1), “Êtes-vous un bon voisin?”, Zaman-Cuma, 27 avril 2012, p. 7, “Qui est donc mon voisin de palier?” (Yeni Bahar, 3 mai 2012, p. 34-35), “Les imams de quartier à l'époque ottomane” (Yeni Bahar, 3 mai 2012, p. 6-7)...

    Le complexe résidentiel fermé développé en 2012 par le groupe Neo Vista au nord-ouest de l’aire urbaine joue beaucoup sur cette référence au quartier; “La vie de quartier a été greffée, avec des prix qui commencent à 760 000 TL”, Dünya, 22 mars 2012, p. 16. On pourrait croire à une plaisanterie, eu égard aux prix proposés...

    Voir Mehmet Tez, “Nous sommes devenus américains, bravo” (en turc), Milliyet-Cumartesi, 26 janvier 2013, p. 2.

    Voir notre: “Catastrophes, risques sismiques et redécouverte de la dimension locale à Istanbul », In  : Coanus T. et Pérouse J.-F. (éd.), Villes et risques. Regards croisés sur quelques cités «  en danger,  » Economica, Anthropos, 2006, p. 56-78.

    Voir sur cet aspect  notre : “Katmerli mağdurların muhalif olma hakkı yok. Ayazma’da neden yerel bir muhalefet oluşamadı?” (Les victimes multiformes n’ont pas le droit à l’opposition. Pourquoi aucune résistance n’a pu émerger à Ayazma  ?), İstanbul Dergisi, Nisan 2008, n°63, pp. 26-29.

    Voir Can Uğur: “Regard sociologique sur les quartiers de gecekondu : qui dit quartier dit voisinage et solidarité” (en turc), Birgün, 30 décembre 2012.

    Le “Netherlands Institute inTurkey” travaille depuis 2012 aussi beaucoup à cette échelle, en focalisant sur un quartier-parangon, celui de Tophane à Beyoğlu ; consulter :http://www.nit-istanbul.org/NITTophaneHeritageProject.pdf

    Comme le prouve le compte-rendu récent : Virgilio Pinto Crespo, « Biographie d’un quartier de Madrid », La Vie des idées, 17 juillet 2013. ISSN  :  2105-3030. (URL  : http://www.laviedesidees.fr/Biographie-d-un-quartier-de-Madrid.html (dernière consultation  : 19 juillet 2013).

    {tab=Bibliographie}

    • Aslan Ş. (2004), Bir Mayıs Mahallesi. 1980 Öncesi Toplumsal Mücadeleler ve Kent[Le quartier du Premier Mai. Luttes sociales et ville avant 1980], İstanbul, İletişim.
    • Ayverdi H. (1965), Fatih Devri Sonralarında İstanbul Mahalleleri, Şehrin İskânı ve Nüfusu, Ankara: Doğuş Matbaası.
    • Bayramoğlu Alada A. (2008), Osmanlı Şehrinde Mahalle [le quartier dans la ville ottomane], İstanbul: Sümer.
    • “Dünya’nın merkezi Mahallemiz” II [Le centre du monde, notre quartier], Kebikeç, 20, 2005.
    • Kara İ. & A. Birinci (1997), Mahalle mektebi hatıraları [Souvenirs de l’école de quartier], İstanbul : Kitabevi.
    • Osmanlı Mahalleleri Atlası, Atlas Dergisi özel kolleksyion 2011, İstanbul: DB.
    • "Aux marges de la métropole stambouliote : les quartiers Nord de Gaziosmanpaşa, entre varoş et Batıkent", Cahiers d'Etudes sur la Méditerranée Orientale et le monde Turco-Iranien ("Métropoles et Métropolisation"), CERI/FNSP, Paris, 1997, n°24, p. 122-162.
    • « Lettre d’Istanbul. Le quartier d’Ayazma »,   Mediterraneans-Méditerranéennes, Paris, nº12, octobre 2001,   p. 320-323.
    • «  Göz ardı edilen bir mahalle  ?  Küçükçekmece Ayazma mahallesi» (Ayazma à Küçükçekmece, un quartier tenu à l‘écart?), İstanbul Dergisi, Ocak 2002,   n°40, p.  81-83
    • «  Les métamorphoses de ‘Gazi Mahallesi’  : formation et dilution d’un quartier périphérique d’Istanbul  », Anatolia Moderna/Yeni Anadolu, n°X, Istanbul, IFEA, 2004, p. 189-204.
    • « Ayazma (Istanbul)  : une zone sans nom, entre stigmatisations communes et divisions internes  », in  : J.-L. ARNAUD (dir.), L'Urbain dans le monde musulman de Méditerranée, Paris  : Maisonneuve & Larose, 2006, pp. 155-174.
    • Raymond A. (1995), "Ville musulmane, ville arabe : mythes orientalistes et recherches récentes", in J.-L. HERVE, J.-C. BIGET(coord.) Panoramas urbains, situation de l'histoire des villes,  Fontenay/St-Cloud, E.N.S. Editions, p. 309-336.
    • Şimşek A. (2008), «La gauche doit bien lire les quartiers » (en turc), Birgün, 20 avril 2008, p. 11.
    • Yıldız E. & Oda Projesi (2013), Kendi sesinden Gülensu-Gülsuyu [Gülensu-Gülsuyu, de l’intérieur], Ankara, Nota Bene.

    {/tabs}

  • Rencontres des UMIFRE "Les politiques urbaines et de l’habitat face au changement climatique : un état des réflexions et des actions conduites dans les pays du grand pourtour méditerranéen" 13/2/15

    Les politiques urbaines et de l’habitat face au changement climatique : un état des réflexions et des actions conduites dans les pays du grand pourtour méditerranéen

    IFEA-Istanbul, 13 février 2015

    Le dérèglement climatique est devenu un enjeu global puisqu’il pourrait être l’origine de catastrophes ayant un effet imprévisible et dévastateur sur l’environnement. Il est aussi un défi politique car il s’agit de mettre en œuvre des mesures et des moyens qui soient susceptibles d’assurer l’avenir de la planète. La COP21, Conférence mondiale sur le Climat, qui aura lieu en France en décembre 2015 a précisément pour but de trouver les termes d’un accord international contraignant, applicable à tous, qui permette de lutter contre le changement climatique.

    Une telle réflexion engage nécessairement des questions sociétales, et, plus précisément, les modalités d’occupation du territoire, et celles de la garantie du bien-être commun comme des biens communs. Il s’agit de repenser la ville, de réorienter les politiques d’urbanisme, et d’inventer un nouveau rapport de l’individu, non seulement à son habitat mais aussi à ses habitudes de consommation et de production.

    A ce titre, les sciences sociales et humaines ont plus que leur mot à dire dans ce débat vital qui ne peut être « abandonné » aux seuls experts en climatologie. Plusieurs des Unités mixtes des Instituts français de recherche à l’étranger (UMIFRE) mènent depuis quelques années des recherches sur les questions de développement durable, notamment sur les interactions entre croissance des villes et dérèglement climatique. Implantées en majorité dans des pays émergents et en voie de développement, les UMIFRE, dont certaines sont dotées d’Observatoires Urbains ou l’équivalent, sont des lieux privilégiés pour l’analyse de ces enjeux sociétaux d’avenir.

  • Ségolène DÉBARRE

    Maître de conférences en Géographie à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne
    Page personnelle
    Post-doctorante à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales en mission à l'IFEA en 2013-2014

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  • Séminaire Turquie contemporaine - Hamdi Gargin - Bilan des élections municipales en Turquie : 02/04/2009

    Séminaire sur la Turquie contemporaine
    Jeudi 2 avril 2009, de 19h à 21h, à l'IFEA
     
    "Bilan des élections municipales en Turquie" par Hamdi Gargin, responsable de l'Observatoire urbain d'Istanbul à l'IFEA.
    Les élections municipales se déroulent le 29 mars 2009. Cette séance tirera les principaux enseignements de ce scrutin en analysant les grandes tendances en Turquie (grandes villes, points chauds) et à Istanbul.
  • Séminaires Istanbul 2010

    Recherches autour d'« Istanbul 2010. Capitale européenne de la culture » 

    Organisé parYoann Morvan

    Le séminaire se tient un lundi (19h / IFEA) par mois sur cette thématique ouverte et transdisciplinaire.

    - Le Lundi 14 décembre, Korhan Gümüş est invité.

    Cliquer ici pour la Conférence en ligne.

    - Le 11 janvier, les invités sont Asu Aksoy et Orhan Esen.

    Cliquer ici pour la Conférence en ligne.

    - Le 22 février, Cengiz Aktar est invité.

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    - Le 15 mars, Nora Şeni est invitée.

    Cliquer ici pour la Conférence en ligne.

    - Le 26 avril, Bige Örer est invitée.

    Cliquer ici pour la Conférence en ligne.

    - Le 24 mai, Jean-François Pérouse est invité.

    Cliquer ici pour la Conférence en ligne.

    En 2010, Istanbul va jouir d’une importante visibilité médiatique en Europe. En effet, la mégalopole turque bénéficiera de son statut temporaire de « Capitale européenne de la culture », label attribué par la Commission européenne destiné à promouvoir un certain nombre de manifestations culturelles. C’est la première fois qu’une entité urbaine d’un tel poids, tant historique que démographique, s’est trouvée être sélectionnée depuis la montée en puissance de ce label au cours des années 1990. Certes, Istanbul s’inscrit dans la liste déjà longue des métropoles entendant utiliser cette occasion pour se doter par la culture, notamment par la requalification de friches industrielles et la reconquête de waterfronts, d’une image de marque sur le très concurrentiel marché globalisé des villes. Cependant, comme nous l’analyserons, le cas d’Istanbul comporte des particularités qui le singularisent nettement par rapport à ses prédécesseurs.

  • Yoann MORVAN

     Co-responsable de l'Observatoire Urbain d'Istanbul

    Post doc CNRS / IFEA
    Docteur en Urbanisme de l'Institut d'Urbanisme de Paris

    (Thèse menée sous la direction de Thierry PAQUOT) 
    Chercheur associé au Gerphau (LAVUE-UMR CNRS 72 18)
    Membre du Comité National Français de Géographie (CNFG, Commission commerce)
    Membre de l’Association Française de Sociologie (AFS, Réseau thématique Sociologie de l’urbain)