Napoléon et l’Islam

Napoléon et l’Islam

Faruk Bilici [Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), Paris]

Romantique représentant des Lumières en faveur de l’islam, fin politique pour instrumentaliser les sentiments religieux, lecteur assidu des « Ruines » de Volney, de « Mahomet politique » de Savary et de la traduction du Coran de ce « littérateur déiste », Napoléon Bonaparte est tout cela à la fois. Souvent confondu avec ses ambitions politiques orientales et ses sentiments religieux, il aura des idées parfois naïves, souvent ambigües envers l’islam pendant son règne sur l’Empire français et encore plus lors de son exil à l’ile de Sainte-Hélène.

Historien, spécialiste de l'Empire ottoman, Faruk Bilici est professeur émérite des universités à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) à Paris. Ancien membre de l’IFEA et du Centre d’études alexandrines (CeAlex), il travaille essentiellement sur les relations franco-ottomanes (XVIe-XIXe siècles) et l’histoire de l’Égypte ottomane. Il a dirigé la collection Bibliothèque turque chez Actes-Sud/Sindbad et a co-dirigé La Turquie : d'une révolution à l'autre (Hachette, 2013). Ses deux derniers ouvrages portent sur L’expédition d’Egypte, Alexandrie et les Ottomans : l’autre histoire (Alexandrie, Centre d’études alexandrines, 2017) ; Le Canal de Suez et l’empire ottoman (Paris, CNRS Éditions, 2019).

Intervention en français

Illustration: le 23 aout 1789, Napoléon Bonaparte à la fête de Mevlut  devant la mosquée Al-Azhar.

Détails

Date de l'événement 15/06/2021 6:00 pm
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Installé dans les locaux du drogmanat du Palais de France (ancienne Ambassade de France auprès de la Sublime Porte), l'Institut français d'études anatoliennes "Georges Dumézil" a succédé en 1975 à l'institut français d'archéologie d'Istanbul fondé en 1930. À l'origine orienté vers l'histoire ancienne et l'archéologie, il a ensuite étendu ses activités à la turcologie (linguistique et histoire ottomane en particulier). Il a commencé à s'ouvrir au contemporain à la fin des années 1980, notamment avec la mise en place d'un Observatoire Urbain d'Istanbul (OUI). En 1994, l'IFEA a créé un Centre d'études caucasiennes. En 2003, ce centre s'est délocalisé à Bakou où l'IFEA possède désormais une antenne, installée au sein de l'Ambassade de France en Azerbaïdjan. En 2005 a été mis sur pied un Observatoire de la vie politique turque (OVIPOT). L'IFEA fait partie du réseau des vingt-sept instituts de recherche en sciences humaines et sociales dépendant de la Sous-Direction de la coopération scientifique, universitaire et de la recherche du Ministère des Affaires étrangères. Les études y concernent un vaste territoire, qui s'étend des confins orientaux de l'Europe aux abords de l'Asie centrale. Elles s'inscrivent dans une chronologie longue, allant de la préhistoire aux grands Empires, et de la naissance des États-nations aux redéfinitions identitaires d'aujourd'hui.C'est dire que l'IFEA offre un profil très diversifié, propice aux échanges entre disciplines : les sciences humaines et sociales (anthropologie, démographie, géographie, histoire, sociologie, science politique et économique, voire musicologie) y voisinent avec les techniques de l'archéologie et du classement et de l'analyse des textes écrits. Établissement à compétence régionale, l'Institut développe des programmes couvrant le Caucase et les Balkans.L'IFEA est présent sur le portail Persée pour ses publications archéologiques : http://www.persee.fr/collection/anatvet diffuse ses collections contemporaines sur Open Edition : http://books.openedition.org/ifeagd/ Institut Français d'Études Anatoliennes Georges Dumézil