Problématique:
L’objet de cette thèse de doctorat est d’étudier les bakkal. Le mot bakkal est le terme turc qui désigne les épiciers présents dans le tissu commercial de toutes les villes de Turquie. Leur identification peut se faire par des critères très précis, de nature juridique. Pour entrer dans la catégorie d’épicier, la taille de leur magasin ne doit pas dépasser 100 à 150 m² et leur chiffre d’affaires doit être inférieur à 250 000 lires turques par an (soit environ 120 000 euros). Du point de vue empirique, nous pouvons les définir comme des commerçants de proximité, vendant des biens, essentiellement alimentaires, de première nécessité et occupant des emprises commerciales réduites, implantées au cœur de tous les quartiers turcs. Ils sont au nombre de 25 000 à Istanbul et de 200 000 en Turquie.
L’hypothèse initiale de ce travail de recherche est de considérer que l'épicier, par son implantation fine dans les quartiers, par son existence ancienne et son rôle social, est le reflet, le réceptacle et l’acteur de nombreux phénomènes sociourbains.
Travaux :
Développement de nouveaux quartiers urbains issus de la décentralisation en périphérie d'Istanbul : le cas du marché de gros d'Istanbul Istoç : décentralisation, décentralisation, redéploiement. Mémoire de Master 2 (2011).
Mots clés:
Aziliz Pierre, Turquie contemporaine, sociologie urbaine, études urbaines
